par Pierre Cossard | Sep 11, 2026 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
La Commission européenne, en la personne de Stéphane Séjourné, vice-président exécutif pour la prospérité et la stratégie industrielle de la Commission européenne, vient d’annoncer son intention de réduire le corpus de règles de l’UE en matière de marchés publics.
Le projet consisterait à le faire passer d’environ 900 à 200 pages, dans le cadre d’une réforme d’envergure visant à simplifier les appels d’offres tout en offrant aux gouvernements une plus grande marge de manœuvre pour privilégier les intérêts économiques et de sécurité de l’Europe.
Le projet de loi sur les marchés publics remplacerait ainsi trois directives européennes par un règlement unique, afin de simplifier les dispositions dispersées dans 26 textes législatifs sectoriels et de réduire le nombre de procédures de cinq à trois.
La Commission estime que ces changements pourraient permettre aux entreprises et aux pouvoirs publics d’économiser 650 M€ par an en frais administratifs.
La Commission rappelle dans sa communication que les marchés publics de l’UE représentent plus de 2 500 Mds€ par an, soit environ 15% du PIB de l’Union, couvrant des domaines allant des trains et des hôpitaux aux infrastructures énergétiques, en passant par les écoles et les systèmes informatiques.
La proposition ne se limite pas à une réduction de la bureaucratie. Bruxelles souhaite que les gouvernements utilisent leur pouvoir d’achat de manière plus stratégique.
Le meilleur rapport qualité-prix deviendrait la méthode standard d’attribution des contrats, la qualité devant normalement compter pour au moins 30% de l’évaluation (et 50% pour les contrats à forte intensité de main-d’œuvre). « Les autorités pourraient prendre en compte les performances environnementales et sociales, l’innovation, la sécurité et la résilience, parallèlement au prix », est-il expliqué.
L’engagement en faveur d’une « préférence européenne » est tempéré par les obligations internationales de l’UE, mais l’accès aux marchés peut être restreint lorsqu’un pays tiers n’offre pas de réciprocité.
Des restrictions pourraient également être imposées lorsque la dépendance à l’égard de fournisseurs étrangers compromet la sécurité de l’approvisionnement ou menace la sécurité économique de l’UE.
« L’argent public européen devrait, dans la mesure du possible, créer des emplois, des investissements et des opportunités en Europe plutôt que de remplir les carnets de commandes de nos concurrents », a affirmé Stéphane Séjourné.
Les cinq procédures de passation de marchés seraient ramenées à trois : les procédures ouverte, dynamique et d’innovation. Chacune permettrait des négociations entre acheteurs et soumissionnaires.
La Commission prévoit également la création d’une place de marché numérique intégrée pour les marchés publics de l’UE, reliant les plateformes nationales de passation de marchés électroniques. Une entreprise enregistrée via un système interconnecté devrait pouvoir soumissionner ailleurs en Europe sans avoir à fournir à maintes reprises les mêmes documents.
L’objectif est de réduire la bureaucratie et de remédier à l’une des faiblesses du système actuel : une concurrence insuffisante, notamment de la part des PME et des entreprises répondant à des appels d’offres transfrontaliers.
par Pierre Cossard | Sep 10, 2026 | Autocar, Les Infos
Le constructeur chinois Yutong continue de compléter sa gamme de véhicules en sortant cette fois un nouveau modèle d’autocar électrique, l’IC13E.
La version présentée dispose d’une batterie de 465 kWh, ce qui lui donne, selon le constructeur, une autonomie allant jusqu’à 600 km (SORT3), avec une capacité pouvant monter jusqu’à 63 passagers.
Ce nouvel autocar est plus spécifiquement destiné aux services interurbains.
par Pierre Cossard | Sep 10, 2026 | Autobus, Equipement, Les Infos, Réseau
Faisant le constat que la technologie des véhicules autonomes individuels et des robotaxis devient « de plus en plus robuste », Île-de-France Mobilités souhaite « organiser et structurer une filière pour développer des transports en commun autonomes, permettre leur production et leur déploiement en série, et favoriser l’usage collectif de ce mode de transport à fort potentiel, en collaboration avec les collectivités volontaires ».
Afin de passer un cap de déploiement à horizon 2030, IDFM vise un déploiement en plusieurs étapes, en ciblant d’abord une solution de logiciel de conduite autonome appliqué à une plateforme européenne de véhicule et le déploiement d’un centre de supervision.
Au second semestre 2026, sera définie la stratégie de choix de(s) l’opérateur(s) et des véhicules (IDFM évoque une centaine de midi et minibus à l’horizon 2030), la phase de mise en concurrence sera lancée en 2027.
Roulage du premier véhicule est prévu pour 2028-2029.
Dans sa présentation du projet le 10 septembre, IDFM précise que le véhicule autonome viendra en complément des services existants, sur des lignes moins fréquentées ou dans des zones peu denses et moins desservies, en heures creuses ou en soirée.
L’objectif est de renforcer l’offre existante et mieux mailler le territoire, sans modifier l’offre actuelle, et optimiser la desserte des services publics de proximité.
C’est Paris-Saclay, Versailles Grand Parc et Saint-Quentin-en-Yvelines qui ont été d’ores et déjà choisis pour lancer ce projet, qui disposera d’un budget de quelque 20M€ par an.
par Pierre Cossard | Sep 10, 2026 | Autocar, Les Infos
Financé et accompagné par le Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, à la demande du Centre de crises sanitaires de la Direction Générale de la Santé, l’EVACARe a été développé par l’aménageur EspritBus sur un châssis d’un MAN Lion’s Coach.
Son équipement permet la prise en charge de huit patients de réanimation. Chaque poste de soins comprend une civière, une alimentation en oxygène, des supports à poches de perfusion, une alimentation électrique pour l’ensemble du matériel biomédical et un éclairage indépendant.
L’équipe soignante est constituée d’un minimum de deux médecins urgentistes et quatre soignants (dont au moins deux infirmiers diplômés d’État et un ambulancier logisticien. L’autocar est conduit par des personnels de la société Transdev.
Le périmètre d’intervention de l’EVACARe, mobilisable jour et nuit, peut aller jusqu’à 1 000 km et 12 h de prise en charge en autonomie complète.
par Pierre Cossard | Sep 10, 2026 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos
La Chambre Syndicale Internationale de l’Automobile et du Motocycle, qui compte à ce jour 11 membres* a publié le 10 septembre son analyse du marché français sur le premier semestre 2026, et présenté quelques recommandations.
Concernant le marché des autobus de plus 7,5 t de PTAC, la CSIAM enregistre 1223 véhicules sur le premier semestre 2026 (789 sur la même période en 2025), soit une augmentation de 55%.

Immatriculations premier semestre 2026 – Autobus – CSIAM
Au niveau des énergies, la CSIAM constate une progression paradoxale de toutes les énergies en termes de part de marché, sauf, étonnement peut-être au niveau des véhicules électriques à batteries qui, avec 381 immatriculations, soit une augmentation de 9,5%, passe cependant de 49,3 à 32,2% du marché. A date, la CSIAM estime que 3467 bus électriques circulent actuellement en France.

Avec 2959 immatriculations enregistrées sur cette période pour les autocars, la CSIAM constate une légère baisse de 1% comparés aux 2988 immatriculations de la même période 2025.

Immatriculations premier semestre 2026 – Autocars – CSIAM
En matière d’énergies, le gazole règne toujours en maître et augmente même sa part de marché, au détriment peut-être du gaz et du B1/B100 exclusif qui accusent tous les deux une diminution.

Quant à l’autocar électrique, avec 70 immatriculations référencées, il reste encore anecdotique, malgré une « ronflante » progression de 600%. Des résultats qui devraient toutefois peser de plus en plus dans les chiffres, l’offre des industriels étant aujourd’hui beaucoup plus importante que ces deux dernières années. Quelque 302 autocars électriques à batteries circulent actuellement dans l’Hexagone.
En matière de recommandations, la CSIAM, très impliquée dans l’électrification de cette industrie, demande une stabilité des dispositifs européens de soutien à l’électrique au moins jusqu’à 2030 et appelle à conserver (voire amplifier) le critère de fabrication européenne.
Enfin, en dehors des différentes attentes concernant le marché des poids-lourds, la CSIAM appelle à l’accélération du déploiement des infrastructures de recharge électrique afin « de sécuriser la transition du transport routier ». Elle souhaite par exemple la mise en œuvre d’une station de recharge dédiée au PL tous les 60 km sur le RTE-T central, et tous les 100 km sur le RTE-T global.
« Le renforcement et la pérennisation des aides CEE constituent une avancée majeure pour l’électrification du secteur. Certains freins restent encore à lever : déployer les infrastructures de recharge, préserver la charge utile des poids lourds électriques et instaurer un cadre économique stable, afin que les transporteurs puissent investir avec confiance », a conclu Benoit Tanguy, président de la branche VI de la CSIAM.
*DAF, Daimler Truck, Daimler Buses, Ford Trucks, Isuzu, MAN, Otokar, Scania, VDL Bus & Coach et Volvo, soit 63% des immatriculations de poids-lourds en France.
par Pierre Cossard | Sep 10, 2026 | Entreprise, Les Infos
Keolis vient d’annoncer la nomination de Viktoria Otero del Val, Directrice en charge de la Transformation, de l’Innovation et de la Performance et de Marc Demougeot, Directeur Informatique & Digital. Ils rejoignent le Comité Exécutif du Groupe.
Ces nominations s’inscrivent dans le plan stratégique en cours de préparation. Il s’agit de renforcer l’agilité opérationnelle et « placer l’Innovation, la Performance et le Digital/IA au cœur du modèle stratégique de Keolis, en soutien d’une croissance rentable et durable ».
Diplômée de Harvard Business School (MBA) et de Harvard University (Bachelor en science politique), Viktoria Otero del Val a débuté sa carrière en conseil (McKinsey & Company en Hongrie, Boston Consulting Group au Canada).
Elle a ensuite exercé des fonctions de leadership stratégique et commercial au sein de grands groupes internationaux. Chez EDF, de 2006 à 2012, elle a contribué à bâtir les fondations de la stratégie commerciale dans un contexte de dérégulation des marchés.
Chez Sodexo, de 2012 à 2017, elle a élargi son périmètre de la stratégie Groupe à la gestion opérationnelle avec un fort engagement pour l’innovation terrain. En 2019, elle rejoint Pluxee (anciennement Sodexo Benefits & Rewards Services), où elle est membre du Comité exécutif jusqu’en août 2026 en tant que Chief Strategy, Sales & Marketing Officer et Chief Revenue Growth Officer pour les États-Unis et le Royaume-Uni. Elle a défini et mis en œuvre la transformation du modèle commercial du Groupe, repensé autour des parcours digitaux et de l’expérience client. Elle a également accompagné l’entreprise dans son autonomisation de sa préparation à sa mise en œuvre.
Diplômé d’un DESS Management & Technologies de l’Information de l’I.A.E. Aix-en-Provence, Marc Demougeot débute sa carrière au début des années 2000 et construit son expertise en gouvernance informatique et transformation digitale, au SEDIF et à Veolia Eau France, où il participe à la conception de SERVO, un centre de pilotage intelligent devenu référence mondiale pour la supervision des réseaux urbains.
À partir de 2021, en qualité de Vice-Président exécutif SI&T et Directeur informatique de Veolia Amérique du Nord, il pilote l’alignement technologique des stratégies de fusions-acquisitions du groupe.
Il noue également un partenariat stratégique avec le MIT pour intégrer l’IA et la Data Analytics aux opérations industrielles. Son expertise couvre les transformations numériques complexes, l’intégration technologique des opérations critiques, la cybersécurité et le déploiement stratégique de l’IA.