par La rédaction | Fév 15, 2024 | Entreprise, Les Infos, Réseau
Le 13 février, le Sénat a adopté en première lecture une proposition de loi relative au renforcement de la sûreté dans les transports, déposée par Philippe Tabarot et plusieurs de ses collègues.
Déplorant une dégradation des conditions de sûreté dans les transports et soulignant un risque terroriste prégnant dans le contexte de l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques en 2024, les auteurs de la proposition de loi entendent :
- étendre les pouvoirs des agents des services internes de sécurité des opérateurs de transports;
- renforcer le continuum de sécurité afin d’améliorer la sécurisation des transports;
- sécuriser l’offre de transport grâce à la technologie;
- mieux réprimer les délits relatifs aux transports;
- sécuriser le recrutement et les affectations en lien avec les transports;
- simplifier la procédure de fiabilisation des données recueillies auprès des contrevenants.
Le texte adopté par le Sénat en première lecture et désormais transféré à la chambre des députés, contient un certain nombre de mesures particulières.
Il autorise les agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP à réaliser des palpations de sécurité, en l’absence d’arrêté préfectoral, lorsqu’il existe des éléments objectifs laissant penser qu’une personne pourrait détenir des objets susceptibles de présenter un risque pour la sécurité des voyageurs, et permet à ces agents de retirer des objets dangereux découverts à l’occasion de fouilles de bagages ou de palpations préventives.
Il institue un « droit de poursuite » au bénéfice des agents de sûreté de la SNCF et de la RATP lorsqu’un contrevenant se rend sur la voie publique après avoir commis une infraction à l’intérieur d’une emprise ou d’un véhicule.
Il crée une nouvelle interdiction d’entrée en gare, visant les personnes dont le comportement, aux seuils d’une emprise, trouble l’ordre public et pourrait compromettre la sécurité des personnes ou la régularité des circulations, ou celles qui refusent une inspection visuelle, la fouille de bagages ou des palpations de sécurité.
Il prévoit la possibilité, pour les exploitants des services de transports, de conclure des conventions avec les communes ou les EPCI pour déterminer les conditions permettant aux agents de la police municipale ou aux gardes champêtres d’accéder librement aux espaces de transport et aux trains sur leurs territoires.
Il autorise la présence d’agents d’Ile-de-France mobilités (IDFM) au sein du centre de coordination opérationnel de sécurité (CCOS), à l’issue de la procédure d’ouverture à la concurrence des services franciliens.
Il pérennise l’utilisation des caméras piétons pour l’ensemble des agents des services internes de sécurité et des contrôleurs, et permet l’utilisation de celles-ci sur la voie publique dans le cadre du nouveau « droit de poursuite » ;
Il permet, à titre expérimental, l’usage des caméras-piétons par les conducteurs de bus.
Il impose à l’ensemble des entreprises ferroviaires de mettre en place un numéro d’appel unique pour permettre aux voyageurs de signaler rapidement des situations qui présentent un risque pour leur sécurité ou celle des autres voyageurs.
Il rend expérimentale et sous monopole d’acquisition étatique, l’utilisation de traitements algorithmiques pour extraire et exporter des images et ainsi répondre plus efficacement aux réquisitions judiciaires.
Il autorise les services internes de sécurité de la RATP et de la SNCF à collecter et traiter, après avis de la CNIL, des données sensibles, dans le cadre du traitement d’infractions flagrantes, en lien avec les services de police et de gendarmerie.
Il autorise, à titre expérimental, les conducteurs d’autobus et autocars à déclencher, en cas de danger, un système de captation sonore auquel pourrait accéder en temps réel le poste de contrôle et de commandement.
Il crée un délit d’« incivilité d’habitude » pour sanctionner les infractions comportementales régulières à la police du transport ; une peine complémentaire d’ « interdiction de paraître » spécifique aux réseaux de transport public ; un délit pour réprimer les oublis, volontaires ou involontaire, de bagages ou d’objets dans les transports ; un délit de « bus et train surfing » applicable aux transports ferroviaires ou guidés ainsi qu’au transport routier de personnes.
Il met en place un dispositif facilitant la transmission des procès-verbaux établis par les agents de la Suge et du GSPR aux officiers de police judiciaire ;
Il rend automatique l’information de l’opérateur de transport lorsqu’un agent habilité au transport de voyageurs perd la totalité des points de son permis de conduire ; et ouvre la possibilité, pour les opérateurs de transport public de personnes, en particulier ceux assurant le transport de mineurs, de contrôler de consulter, par l’intermédiaire des préfets, le fichier automatisé des auteurs d’infractions sexuelles.
par Pierre Cossard | Fév 15, 2024 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
L’Institut Français du Pétrole Energies Nouvelles (IFPEN) vient de publier son tableau de bord 2023 concernant les tendances et perspectives du marché mondial des biocarburants pour l’année 2022.
De ce document, on peut retenir que pour les transports routiers, la consommation mondiale d’énergie est en hausse de 3,4% en 2022 par rapport à l’année précédente.
De son côté, la part des énergies alternatives à l’essence et au gazole pétroliers (biocarburants, GPL, GNV, électricité) augmente de 2,7%, les biocarburants représentant plus de 50% de ces carburants alternatifs.
Dans ce contexte, la croissance de la demande en biocarburants de substitution au gazole (autour de 3,5%) est tirée par la hausse de la demande en HVO (Hydrotreated Vegetable Oil) issus d’huiles de cuissons usagées et de graisses animales.
L’Europe a connu en 2022 un rebond de la consommation de biocarburants de 13%, avec une hausse des importations d’éthanol et de biodiesels.
A noter qu’en 2022, la France a incorporé un total de 5,2 millions de m3 de biocarburants liquides dans les carburants distribués sur le territoire national, soit une hausse de 18% par rapport à 2021 et le plus haut niveau historiquement enregistré.
Selon l’IFPEN, les différents scénarios de décarbonation du secteur transport envisagent une croissance du marché mondial des biocarburants, avec des biocarburants avancés qui prendront progressivement le relais dès 2030.
par Pierre Cossard | Fév 15, 2024 | Autobus, Les Infos, Réseau
Les autorités de la ville roumaine de Galați viennent de commander à Solaris 40 bus à batteries, 20 Urbino 9 LE électrique et 20 Urbino 12 électrique, qui seront livrés au début de l’année prochaine.
Les bus seront équipés à la fois de prises de recharge enfichables et de rails pour pantographes inversés. Ils seront équipés de batteries Solaris High Energy.
Le rechargement des batteries sera réalisé via un connecteur enfichable (dans les dépôts), ainsi qu’un pantographe inversé, monté sur un mât de chargement et utilisable aux arrêts.
Le bus de 9 m sera conçu pour transporter 59 passagers, tandis que le bus de 12 m en transportera 74.
par Pierre Cossard | Fév 15, 2024 | Autobus, Equipement, Les Infos, Réseau
Iveco France vient de remporter l’appel d’offres lancé par la RTM à Marseille et portant sur la fourniture de 200 autobus électriques afin d’électrifier un tiers de sa flotte à l’horizon 2027.
Les livraisons des GX 337 ELEC Heuliez se dérouleront sur trois ans jusqu’en 2027. Un premier jeu de 35 unités est attendu fin d’année 2024. Ces nouveaux autobus viendront s’ajouter aux 3 GX 337 ELEC Heuliez exploités depuis trois ans sur le réseau Marseillais.
Ces véhiucles de nouvelle génération seront équipés des batteries conçues par FPT Industrial, offrant une capacité totale de 416 kWh et des progrès notables en termes d’autonomie.
Les véhicules seront également dotés de rails au pavillon, pouvant être ainsi rechargés alternativement au dépôt ou rapidement par pantographe descendant.

Les GX337 Linium de Roanne.
A Roanne, Iveco France assure la livraison d’un total de 27 véhicules électriques à haut niveau de service avec son modèle GX337 Linium.
Mobility déploie l’infrastructure électrique du poste jusqu’à la prise de charge ainsi que sa solution Cway pour superviser et piloter le processus de recharge.
Avec 418 kWh d’énergie embarquée, les véhicules de Roanne assurent en toute sécurité l’intégralité des services voyageurs jusque dans les conditions les plus extrêmes. Le chauffage est électrique.
Les véhicules sont équipés d’une prise de charge de type Combo. La charge des véhicules est assurée au dépôt par des chargeurs doubles de deux fois 60 kW, permettant la charge lente simultanée de deux bus ou bien la charge semi-rapide pour un bus à 120 kWh. Des potences supportant le câble et la prise rendent la manipulation de mise en charge des véhicules aisée pour l’opérateur.
par Pierre Cossard | Fév 15, 2024 | Autobus, Les Infos, Réseau
La Communauté urbaine Caen la mer, qui vise à remplacer l’intégralité des bus diesel du réseau Twisto, poursuit sa stratégie de verdissement en réceptionnant 15 nouveaux bus Scania fonctionnant au bioGNV.
Ils viennent compléter les 50 véhicules BioGNV circulant actuellement sur le réseau, et sont déployés progressivement sur les différentes lignes du réseau de transport.
Trois de ces véhicules sont des articulés, et seront exclusivement affectés à la ligne 6 du réseau Twisto. Les 12 bus standards – plus les 8 véhicules qui arriveront ce mois-ci – circuleront quant à eux sur différentes lignes du réseau.
par Pierre Cossard | Fév 15, 2024 | Equipement, Les Infos, Réseau
Depuis le 12 février, les usagers du réseau de transport Tisséo de Toulouse peuvent utiliser l’open payment dans le métro, tram, bus, téléphérique, parcs-relais et navette aéroport.
Initialement, et depuis juillet 2022, les voyageurs de la navette aéroport pouvaient déjà utiliser ce service. Le résultat s’est montré très positif : la validation du support par carte bancaire représente 35% des validations (jusqu’à 40% en décembre 2023), d’où l’extension du système à l’ensemble du réseau.
Pour l’installation de l’open payment à l’échelle de l’ensemble du réseau, plus de 1 650 valideurs ont donc été installés pour permettre la validation de la carte bancaire sur l’ensemble du réseau. La mise en œuvre de ce service a été réalisé par le groupement Flowbird / Banque CIC et approuvé lors du Comité Syndical du 2 juin 2021.