Le groupe RATP présente ses résultats financiers 2024

Le groupe RATP présente ses résultats financiers 2024

Le 7 Mars dernier, le groupe RATP a présenté ses résultats financiers pour 2024. Le Chiffre d’Affaires (CA) du groupe RATP est de 7,1 Mds€ en 2024, en hausse de 10% comparé à 2023 (+ 628 millions).

Selon le groupe RATP, cette progression s’explique par « l’augmentation de l’offre de transport en Île-de-France, le net redressement de la production, l’indexation sur l’inflation des rémunérations versées par l’autorité organisatrice », le tout représentant une hausse de 8,8% de CA (+ 418 millions).

Cependant, le groupe RATP déplore que « les résultats de l’EPIC [sont] toujours pénalisés par l’insuffisance de couverture de l’évolution des prix par les indices contractuels ».

Le développement des filiales en France et à l’international complète le tableau. Rappelons que RATP Dev a remporté plusieurs contrats en France et à l’international, dont le réseau Txix Txax du Pays-Basque, Saintes, Brive ou Winston-Salem (USA).

Du côté de RATP Cap Ile-de-France, deux des trois premiers lots de bus parisiens ont été remportés, et l’ambition de 2025 est de poursuivre dans cette voie. Au global, la croissance des filiales est de « 12,1% », et représente 2 Mds€, « soit 27,4% du chiffre d’affaires consolidé, contre 26,8% fin 2023 ».

Le groupe RATP se félicite que « tous les segments d’activité sont en croissance » : mobilités urbaines (5,7 Mds€, soit 80% du chiffre d’affaires consolidé, + 10%), Gestionnaire d’infrastructures (1,2 Md€, 17% du chiffre d’affaires consolidé, + 8%), autres activités (Sûreté, services urbains, immobilier, billettique et digital, etc.) (0,2 Md€, 4% du chiffre d’affaires consolidé, + 7%).

Le résultat opérationnel (EBIT) courant (hors éléments exceptionnels) consolidé est de 167 M€, en amélioration de 73 M€ par rapport à 2023.

Le résultat opérationnel courant des filiales « reste globalement stable, à – 32 M€ », est-il indiqué. « La nette amélioration des performances de RATP Dev à l’international, avec le démarrage commercial du métro de Riyadh, et la plus-value dégagée dans le cadre de l’ouverture du capital de Systra permettent de compenser les impacts de l’intensification de la concurrence sur le Sightseeing à Londres et des difficultés rencontrées sur certains contrats en Île-de-France ».

Le résultat net reste déficitaire de 80 M€. Outre les difficultés mentionnées sur les bus londoniens, de grande couronne francilienne et le Sightseeing, RATP déplore « l’absence de rémunération de l’activité de distribution de titres de transport réalisée pour le compte d’Île-de-France Mobilités sur l’application Bonjour RATP ». A noter que les activités de bus à Londres ont été cédés fin février 2025 à FirstGroup.

Enfin, 2,7 Mds€ ont été investis par le groupe, dont 2,5 milliards en Ile-de-France. Parmi les opérations ayant bénéficié des fonds, 361 M€ ont permis la transformation du réseau bus (adaptation des centres bus à la transition énergétique, achat de bus électriques et au biogaz, projets SI commandés par Île-de-France Mobilités pour assurer la continuité de service dans un environnement multi-opérateurs).

 

HID présente un rapport sur les transports de masse

HID présente un rapport sur les transports de masse

HID, filiale du groupe Assa Abloy, spécialiste mondial des solutions d’identité de confiance et d’authentification biométrique, vient de publier son rapport « State of Mass Transit Ticketing Hardware Report 2025 », basé sur une enquête menée auprès de 102 opérateurs de transports collectifs dans le monde.

 

Cette enquête a permis, selon HID, de dégager cinq priorités clés que les décideurs de ces opérateurs devraient prendre en compte :

 

. Réduire la dépendance aux paiements en espèces pour optimiser la gestion et la collecte des titres de transport. Environ 43% des entreprises ont l’intention de mettre en place des systèmes de billetterie sans contact, 88% d’entre elles prévoyant de les déployer dans les 12 à 24 prochains mois.

 

. Améliorer l’expérience des passagers en donnant la priorité à la simplicité et à la rapidité des opérations de billetterie. Près de deux tiers des agences considèrent les interfaces ergonomiques comme la caractéristique la plus importante du dispositif de billetterie.

 

. Développer les options de paiement sans contact et mobile pour répondre à la demande croissante. Alors que l’Europe est en tête de l’adoption de la billetterie mobile, avec 86% de ses opérateurs utilisant des solutions basées sur des applications, contre 58% au niveau mondial, 87% des opérateurs américains s’appuient encore sur les caisses traditionnelles, les paiements en espèces et les systèmes de cartes en circuit fermé.

 

. Collecter des données détaillées sur les usagers pour informer les décideurs stratégiques. Plus de la moitié des personnes interrogées déclarent qu’elles donneront la priorité aux interfaces de billetterie unique qui peuvent lire plusieurs types de billets, qui sont ergonomiques et qui fournissent des données exploitables.

 

. Réduire la dépendance aux systèmes de billetterie propriétaires en adoptant des solutions flexibles à architecture ouverte. Les solutions basées sur une architecture ouverte sont une priorité pour 40 % des personnes interrogées, ce qui indique que les solutions doivent pouvoir évoluer en fonction des besoins du secteur. Les technologies propriétaires restent un obstacle important, en particulier en Amérique latine et dans la région Asie-Pacifique.

 

Toujours selon HID, les processus de collecte des titres de transport et de billetterie sont en train de subir une révolution centrée sur le passager, sous l’impulsion de la technologie. Il est donc essentiel pour les entreprises de sélectionner le bon partenaire et des solutions matérielles capables d’évoluer en fonction des demandes du secteur.

 

La Métropole de Rouen choisit Lumiplan

La Métropole de Rouen choisit Lumiplan

La Métropole de Rouen vient d’annoncer avoir choisi Lumiplan pour le déploiement de près de 1 000 nouveaux médias d’information et de 2 plateformes SaaS : l’une pour agréger les données de mobilité du territoire, la seconde pour piloter les médias.

 

Concrètement, plus de 700 écrans d’information (écrans TFT de 29’’) seront progressivement installés à bord des véhicules, tandis que l’interopérabilité des systèmes à bord (écrans + CPU) sera garantie grâce à une architecture ITxPT.

 

Le projet sera donc déployé en plusieurs phases, avec un premier déploiement sur les 27 trams et la flotte de 140 bus à énergie propre en 2025-2026, suivi par le renouvellement progressif de la flotte restante à partir de 2027, soit à terme, environ 350 bus.

 

Parallèlement, plus de 270 Bornes d’information Voyageurs (BIV) seront installées aux arrêts et pôles d’échanges. Parmi elles, Lumiplan a annoncé la mise en œuvre de 20 BIV avec la technologie d’affichage LED, et de 4 BIV grand format avec la technologie d’affichage TFT aux pôles d’échanges.

 

Enfin, LumiData, plateforme conçue et développée par Okina, filiale de Lumiplan, garantira la cohérence des données issues des différents acteurs et les mettra en forme pour les publier vers LumiPlay, la plateforme conçue et développée par Lumiplan qui pilotera l’ensemble des écrans à bord des véhicules et des bornes aux arrêts et pôles d’échanges.

 

Premier contrat canadien pour les trolleybus Solaris

Premier contrat canadien pour les trolleybus Solaris

Il y a un an et demi, Solaris annonçait que son plan stratégique 2023-2026 incluait l’entrée de l’entreprise sur le marché nord-américain. Solaris vient de signer le premier contrat de livraison de trolleybus au Canada, à TransLink à Vancouver.

Ce contrat porte sur la livraison de 107 unités de trolleybus de 12 m, et comprend également des options pour jusqu’à 201 unités de trolleybus de 12 m et jusqu’à 204 unités de trolleybus articulés de 18 m.

Les premières livraisons de trolleybus à Vancouver, conformément à l’accord, sont prévues pour 2026, avec des livraisons continues en 2027.

 

Le centre opérationnel de Pavillons-sous-Bois converti au bio-méthane

Le centre opérationnel de Pavillons-sous-Bois converti au bio-méthane

Le centre opérationnel bus des Pavillons-sous-Bois, le 65e CoB est donc converti aux énergies propres depuis le 6 mars.

La conversion du Centre opérationnel Bus des Pavillons-sous-Bois, exploité par la RATP pour Île-de-France Mobilités, ainsi que la mise en service des infrastructures et des bus, marque une nouvelle étape dans le programme de conversion des centres bus, financé par Île-de-France Mobilités à hauteur de 1,5 Mds€ (y compris pour la construction des centres opérationnels bus).

Avec la conversion du CoB des Pavillons-sous-Bois, 65 centres opérationnels bus ont été convertis sur les 120 exploités en Île-de-France, et 17 sont d’ores-et-déjà en travaux ou en cours de conversion.

Ce nouveau centre, dont les travaux ont été entamés en janvier 2022 par la RATP, accueillera à terme une flotte de 227 bus (11 lignes exploitées pour le compte d’Île-de-France Mobilités) et répond spécifiquement aux exigences liées à l’exploitation des bus roulant au biométhane.

Au total, 5,7 Mds€ seront investis par Île-de-France Mobilités pour la conversion des infrastructures ainsi que le renouvellement des bus en Île-de-France, dont 1,5 Md€ pour les 3 800 premiers véhicules au biométhane ou électriques et déjà exploités. Les 2,7 milliards restants permettront d’investir pour le renouvellement des 7 000 véhicules restants.

L’objectif d’Île-de-France Mobilités est d’atteindre une flotte de bus 100% propre dans les zones denses d’ici 2025 et dans l’ensemble de la région d’ici 2029.

 

35 députés français proposent une suspension pour 5 ans des ZFE

35 députés français proposent une suspension pour 5 ans des ZFE

35 députés* ont déposé le 18 février dernier un projet de loi proposant de suspendre pendant 5 ans la mise en œuvre des ZFE (zones à faibles émissions) dans l’Hexagone.

Pour mémoire, rappelons que depuis le 1er janvier dernier, 42 métropoles françaises de plus de 150 000 habitants doivent mettre en place une ZFE.

Inquiètes de l’impact sociale de cette mesure, un certain nombre de collectivités ont entamé une marche arrière. Dijon, Toulon ont déjà fait marche arrière, tandis qu’Amiens, Perpignan, Le Mans, Orléans, Béthune, Valenciennes, Bayonne ou Metz s’interrogent. Même Paris et Strasbourg, très en pointe pourtant sur le sujet de la lutte contre l’automobile, temporisent désormais…

Mieux, les députés mettent en avant l’amélioration constatée de la qualité de l’air, allant même jusqu’à citer la métropole du Grand Paris qui, sur son site Internet, explique qu’entre 2005 et 2021 les NOx ont baissé de 62% et les particules fines PM, de 42% sur la même, rendant de fait inutile la mise en place de ces fameuses ZFE.

Les 35 parlementaires proposent donc deux articles dans leur projet :

. Article 1er

L’application des articles L. 2213-4-1 et L. 2213-4-2 du code général des collectivités territoriales est suspendue pour une durée de cinq années à compter de la promulgation de la présente loi.

. Article 2

L’application des articles 107, 123 et 124 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets est suspendue pour une durée de cinq années à compter de la promulgation de la présente loi.

 

De cette proposition, on retiendra aussi la conclusion : « la précipitation ne saurait remplacer le temps de la transition. Et le bon sens de conduire à se donner le temps nécessaire à cette transition ».

 

* Mme Sylvie Bonnet, M. Alexandre Portier, M. Thibault Bazin, M. Thierry Benoit, M. Jean-Didier Berger, M. Jean-Yves Bony, M. Ian Boucard, M. Jean-Luc Bourgeaux, M. Xavier Breton, M. Hubert Brigand, Mme Blandine Brocard, M. Joël Bruneau, M. Fabrice Brun, Mme Françoise Buffet, M. Pierre CordierR, Mme Josiane Corneloup, M. Laurent Croizier, M. Fabien Di Filippo, M. Yannick Favennec-Bécot, M. Philippe Gosselin, M. Patrick Hetzel, M. Vincent Jeanbrun, M. Philippe Juvin, M. Corentin Le Fur, M. Eric Liégeon, M. Emmanuel Mandon, M. Laurent Mazaury, M. Jérôme Nury, Mme Christelle Petex, Mme Maud Petit, M. Nicolas Ray, M. Jean-Pierre Taite, M. Jean-Pierre Vigier, M. Philippe Vigier, M. Olivier Marleix, M. Vincent Descœur.