TPMR. MyMobility annonce +10% de circuits supplémentaires dans le transport scolaire adapté

TPMR. MyMobility annonce +10% de circuits supplémentaires dans le transport scolaire adapté

À l’occasion de la rentrée scolaire 2026, MyMobility, spécialiste du transport pour personnes en situation de handicap, annonce avoir dépassé le cap des 3000 circuits de transport scolaire adapté opérés en France.

Dans le cadre de la campagne de renouvellement 2026, 1 000 circuits ont été concernés, parmi lesquels près de 300 nouveaux circuits remportés cette année, représentant une progression de près de 10% de son activité en circuits.

Cette croissance s’est traduite par le développement de MyMobility dans de nouveaux territoires, comme la Haute-Garonne, la Saône-et-Loire ou la Métropole de Lyon.

Depuis le 1er septembre, Citémobil IDF, filiale de MyMobility, exploite par ailleurs le PAM Francilien sur l’Ouest de l’Île-de-France, dans le cadre du marché lancé par Île-de-France Mobilités.

Sur ce nouveau périmètre, qui intègre désormais l’Essonne, les Yvelines, les Hauts-de-Seine et le Val-d’Oise, Citémobil IDF a renforcé ses moyens pour adapter l’exploitation aux besoins des territoires : 250 véhicules mobilisés et presque autant de chauffeurs vont assurer cette exploitation.

Si le transport scolaire adapté constitue historiquement le cœur de métier de MyMobility, le Groupe développe également son expertise dans différentes formes de mobilité adaptée, notamment à travers le transport à la demande (TàD) et le transport à la demande de personnes à mobilité réduite (TPMR).

Dans l’Oise, MyMobility prépare également le lancement du nouveau marché TIVA, service de transport à la demande départemental dont Citémobil60 a été attributaire. La nouvelle période d’exécution doit entrer en vigueur d’ici la fin de l’année 2026.

Cette activité constitue aujourd’hui un axe de développement à part entière pour le Groupe, qui exploite plusieurs services dans les territoires, dont Trëma dans le Grand Reims, TIVA dans l’Oise et le PAM Francilien en Île-de-France, sur le lot Ouest.

Au total, les activités de transport à la demande du groupe représentent aujourd’hui près d’un million de courses annuelles, pour près de cent mille usagers transportés.

 

 

Ezymob lance une application pour les personnes en situation de handicap

Ezymob lance une application pour les personnes en situation de handicap

Ezymob, créée en 2020, vient de dévoiler une nouvelle version de son application mobile, entièrement repensée pour accompagner chaque utilisateur tout au long de ses déplacements.

Conçue pour s’adapter aux besoins des personnes en situation de handicap visuel, cognitif ou moteur, des seniors comme du grand public, elle réunit en une seule expérience les outils nécessaires pour préparer et effectuer un déplacement jusqu’à destination, dans les transports urbains et ferroviaires, les établissements recevant du public, les événements et les sites touristiques.

Après six années d’innovation et de déploiements aux côtés de collectivités, d’opérateurs de transport et de gestionnaires de lieux publics, l’entreprise a donc repensé son application pour proposer un accompagnement continu, de la préparation du trajet jusqu’à l’arrivée à destination.

Selon les besoins, chacun peut sélectionner ou se voir proposer un profil adapté : déficience visuelle, troubles cognitifs, mobilité réduite, senior ou utilisation sans besoin spécifique. L’interface, les fonctionnalités et les modalités d’accompagnement évoluent alors automatiquement, sans changer d’application ni fragmenter l’expérience.

L’application couvre l’ensemble de la chaîne de mobilité, depuis la préparation du trajet jusqu’à l’arrivée à destination et l’orientation dans les espaces visités.

Avant le départ, l’application permet de consulter les horaires et informations voyageurs, de suivre l’information trafic en temps réel, de préparer un itinéraire adapté et d’identifier les arrêts et équipements accessibles.

Pendant le trajet, elle accompagne l’utilisateur grâce à des alertes contextuelles, au comptage d’arrêts et au guidage lors des correspondances.

À destination, l’accompagnement se poursuit avec des fonctionnalités d’orientation et de guidage, ainsi qu’avec l’accès aux informations sur les équipements et les conditions d’accessibilité.

L’objectif est de permettre à l’utilisateur de disposer, au même endroit, des informations et des outils dont il a besoin à chaque étape de son déplacement.

Cette nouvelle version intègre plusieurs technologies développées pour répondre à des situations concrètes rencontrées au cours d’un déplacement.

Ezyscan s’appuie sur l’intelligence artificielle pour aider l’utilisateur à identifier certains éléments de son environnement, comme des portes de véhicules ou des places disponibles.

Ezyway offre un guidage de précision avec une localisation au mètre près et un accompagnement audio immersif pas à pas dans les espaces complexes.

Ezysafe permet de partager son trajet avec une personne de confiance. Grâce à une interface web dédiée, un proche ou un aidant peut suivre les principales étapes du déplacement en temps réel et recevoir des informations sur son avancement.

Ezy.AI apporte une assistance conversationnelle pour faciliter la recherche d’informations, la préparation d’un itinéraire et la navigation dans l’application.

 

 

Le trolleybus et le bus électrique ont désormais leur conférence dédiée

Le trolleybus et le bus électrique ont désormais leur conférence dédiée

Comment les villes devraient-elles électrifier leurs réseaux de bus, non seulement pour la prochaine génération de véhicules, mais aussi pour les 30 à 50 prochaines années ?

Les 12 et 13 novembre 2026, des villes, des opérateurs de transport, des chercheurs, des urbanistes, des industriels et des experts financiers d’Europe et d’ailleurs se réuniront à Lyon pour débattre précisément de cette question. La conférence est organisée par trolley:motion, le réseau européen indépendant d’expertise et d’innovation dédié aux stratégies globales d’électrification des bus.

De Lyon, Prague, Nancy et Arnhem à Vancouver, Shanghai et Medellín, la conférence rassemblera des approches très diverses de l’électrification des bus et les enseignements tirés de leur mise en œuvre.

A l’ère du bus électrique, la question la plus complexe se pose désormais : de quelles infrastructures une ville aura-t-elle besoin pour les 30 à 50 prochaines années ?

Recharge au dépôt, recharge en ligne ou recharge en roulant (In-Motion Charging) ?

Quelle doit être la capacité réelle des batteries, et quel est l’impact de leur durée de vie, de leur remplacement et de la demande énergétique sur les coûts globaux ? Comment planifier l’alimentation électrique, l’exploitation et les infrastructures comme un système intégré ? Enfin, quels investissements resteront viables à mesure que les réseaux se développent et que les besoins évoluent ?

Telles sont les questions qui seront abordées lors de la conférence internationale « Lyon 2026 – Stratégies performantes d’électrification des bus et trolleybus IMC ».

Le programme international illustre la grande diversité de ces décisions puisque Lyon développe ses couloirs de bus électriques, notamment son réseau de trolleybus IMC ; Nancy met en œuvre un système IMC de nouvelle conception ; et Prague associe la création de couloirs de bus électriques aux enseignements du projet eBRT2030.

Gdynia montre enfin comment la simulation peut favoriser une meilleure prise de décision, tandis qu’Arnhem privilégie l’intégration de la technologie IMC et des réseaux intelligents.

Lors de la deuxième journée de la conférence, la perspective s’élargira encore davantage avec Pescara, Vérone, Shanghai, Winterthur et Medellín qui présenteront les enseignements tirés de nouveaux systèmes, d’extensions de réseaux et de diverses stratégies d’électrification.

Enfin, Kevin Pimbley, de TransLink (Vancouver), apportera un éclairage nord-américain sur la transformation des infrastructures de trolleybus existantes.

Lyon 2026 associe par ailleurs ces expériences de terrain aux questions qui façonneront la prochaine génération de décisions d’investissement.

Ainsi, le professeur Dirk Uwe Sauer, de l’Université RWTH d’Aix-la-Chapelle, fera le point sur les évolutions technologiques des batteries.

Le professeur Thoralf Knote, de l’institut Fraunhofer IVI, analysera les coûts réels des dépôts et des infrastructures.

D’autres interventions porteront sur la recharge intelligente, les erreurs de planification fréquentes ainsi que l’intégration de l’approvisionnement énergétique, des infrastructures et de l’exploitation.

Tali Trigg, de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), présentera les enjeux de financement liés aux systèmes de transport public électriques. Les questions d’approvisionnement, les modèles d’appel d’offres et la viabilité financière à long terme seront abordés, tout comme la manière d’évaluer les décisions relatives aux infrastructures et aux systèmes sur des horizons de 30 à 50 ans.

En compagnie du professeur émérite Kay Axhausen (ETH Zurich), la conférence élargira la perspective au-delà des projets actuels : quels éléments la planification de la mobilité doit-elle prendre en compte dès aujourd’hui pour concevoir les systèmes de demain et de l’après-demain ?

Ainsi, Lyon 2026 se donne pour vocation de crée un lien entre l’urbanisme et la planification des transports d’une part, et l’expérience opérationnelle d’autre part ; entre la recherche et les décisions d’investissement ; enfin, entre le développement technologique et la réalité du fonctionnement des réseaux sur le terrain.

Les conclusions de la conférence seront consignées dans un livre blanc ainsi que dans un agenda décisionnel commun.

Enfin, une visite technique du système de trolleybus IMC de Lyon permettra ensuite de prolonger les échanges sur le terrain, au cœur même de l’exploitation réelle.

 

 

Franck Dhersin élu président du GART

Franck Dhersin élu président du GART

À l’issue de son Assemblée générale, réunie le mardi 29 septembre à Paris, le Groupement des autorités Responsables de Transport (GART) a élu Franck Dhersin, sénateur du Nord et représentant du Syndicat mixte des mobilités des Hauts-de-France, à sa présidence. Il succède à Louis Nègre, qui présidait le GART depuis 2014. Catherine Trautmann, maire de Strasbourg et présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, devient première vice-présidente du GART.

Cette nouvelle gouvernance s’appuie sur un Conseil d’administration composé de 48 élus représentant l’ensemble des autorités organisatrices de la mobilité.

Élus pour trois, les administrateurs incarnent un renouvellement important de l’instance puisque 28 font leur entrée au Conseil d’administration et 14 nouvelles AOM y sont désormais représentées.
Cette Assemblée générale a également marqué le lancement de la nouvelle feuille de route du GART pour les six années à venir (2027-2032), qui veut « redonner aux collectivités les capacités d’agir, refonder le partenariat avec l’État et conforter les AOM dans leur rôle de chefs d’orchestre d’une offre de mobilité toujours plus accessible, plus décarbonée et mieux financée ».

 

Certificats d’Economie d’Energie, la donne change

Certificats d’Economie d’Energie, la donne change

L’évolution de la fiche CEE TRA-EQ-128, qui définit les critères d’attribution et d’emploi des CEE, est désormais confirmée par la publication au Journal officiel du 24 septembre d’un nouvel arrêté venant modifier les modalités de bonification applicables aux autobus et autocars électriques à batteries.

Cette évolution revalorise certains coefficients de bonification et surtout, introduit de nouveaux critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’Espace Économique Européen (EEE).

Ainsi, pour les autocars, la bonification CEE sera-t-elle multipliée par 4 jusqu’au 31 décembre 2026.

Du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029, la bonification CEE sera multipliée par 6, tandis que seront appliqués des critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’EEE pour les véhicules neufs. Pour les véhicules rétrofités, des critères portant sur la fabrication et le montage du kit de rétrofit au sein de l’EEE seront eux aussi miss en application.

Pour les autobus, la bonification CEE est multipliée par 4 jusqu’au 30 septembre prochain. À compter du 1er octobre 2026 et jusqu’au 31 décembre 2029, les agglomérations de 250 000 habitants ou moins bénéficieront d’une bonification x5, tandis que les agglomérations de plus de 250 000 habitants auront droit à une bonification x4.

Dans les deux cas s’appliqueront en revanche les nouveaux critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’EEE pour les véhicules neufs.

Pour les autobus rétrofités, les nouveaux critères liés à la fabrication et au montage du kit au sein de l’EEE s’appliqueront à compter du 1er novembre 2026.

Les nouveaux critères de fabrication et d’assemblage au sein de l’EEE qui changent véritablement la donne portent sur la fabrication de la carrosserie, du châssis ou de la structure autoportante ; la mise en peinture ; l’assemblage final ; et, pour les véhicules rétrofités, la conception, la production et l’installation du kit de rétrofit.

Un reporting mensuel des opérations engagées et achevées est également prévu.

Selon Manuel Million, spécialiste des CEE au sein d’hellio, le calendrier devient désormais stratégique pour les achats de véhicules, puisque « cette évolution peut avoir un impact direct sur le niveau de financement CEE d’un projet ».

Ainsi, pour un autocar répondant aux nouveaux critères EEE, une opération engagée à compter du 1er janvier 2027 pourra par exemple bénéficier d’une bonification x6, contre x4 jusqu’au 31 décembre 2026.

À l’inverse, selon l’origine et les modalités de fabrication du véhicule, il pourra être pertinent de « sécuriser certaines opérations avant l’entrée en vigueur des nouveaux critères ».

Les opérateurs doivent donc désormais analyser en détail le modèle du véhicule, son origine industrielle et le calendrier d’engagement du projet avant toute signature.

Car & Bus News reviendra prochainement sur les implications industrielles et commerciales de cette nouvelle réglementation pour l’univers industriel du transport collectif.