La Réunion. La CINOR lance la ligne Baobab Express

La Réunion. La CINOR lance la ligne Baobab Express

Le 8 juin dernier, la CINOR (Communauté Intercommunale du Nord de la réunion), en partenariat avec la Sodiparc et le réseau Citalis, a présenté à la presse le déploiement de la toute nouvelle ligne Baobab Express.

Cette nouvelle offre de transport structurante a pour vocation de relier plus rapidement l’Est du territoire au chef-lieu. Concrètement, cette liaison connecte directement Sainte-Suzanne, Sainte-Marie et Saint-Denis (Station Chaudron).

Avec des départs dès 5h25 et des retours assurés jusqu’à 18h00, la ligne dessert notamment l’École Quartier Français, l’Hôtel de Ville de Sainte-Suzanne, l’Hôtel de Ville de Sainte-Marie, un nouvel arrêt à l’Église de Sainte-Marie, ainsi que le Stade de l’Est.

Le tarif est de 1,30€ le ticket en Espace Mobilités, ou 10 € le carnet de 10 voyages.

 

 

Kiel. KVG signe avec Mercedes-Benz

Kiel. KVG signe avec Mercedes-Benz

Kieler Verkhersgesellschaft (KVG), qui exploite le réseau de transport de la ville de Kiel, vient d’annoncer la signature d’un contrat portant sur la fourniture par Mercedes-Benz de 28 autobus articulés Mercedes-Benz eCitaro G à batteries, avec une option pour cinq véhicules supplémentaires.

Jusqu’à présent, l’électrification du réseau de Kiel avait été effectuée à travers l’acquisition de 122 VDL Citea.

Les nouveaux eCitaro G à quatre portes seront équipées de la dernière génération de batteries NMC4 de Daimler Buses, d’une capacité de 555 kWh.

Les véhicules, dont les premiers exemplaires devraient entrer en service au second semestre 2027, seront pour l’essentiel rechargés via pantographe.

 

 

Sud-Est Essonne. IDFM désigne Keolis comme nouvel exploitant

Sud-Est Essonne. IDFM désigne Keolis comme nouvel exploitant

Lors du Conseil d’administration du 12 juin, Île-de-France Mobilités a attribué l’exploitation de la DSP 31 au nouvel opérateur Keolis Val d’Essonne Deux Vallées. L’opérateur aura la charge d’exploiter, dès le 1er août 2026 et pour une durée de six ans, le réseau de bus du Sud Essonne, de la Communauté de Communes du Val d’Essonne (CCVE) et de la Communauté de Communes des 2 Vallées (CC2V).

Actuellement en marché public, ce réseau de bus concerne le territoire de deux communautés d’agglomération autour de la branche sud du RER D (direction Malesherbes).

Avec ce nouveau contrat, qui reprend l’ancien marché public 24 Est, Île-de-France Mobilités suivra de plus près l’exécution de l’offre, et procédera à des enquêtes de perception terrain auprès des usagers.

Selon l’AOM, ces mesures auront un impact direct sur la rémunération de l’opérateur avec les mises en place de bonus et de malus, comme l’ensemble des délégations de service public misent en place en Île-de-France.

Avec ce futur contrat, l’objectif sera d’augmenter et d’améliorer l’offre de bus le weekend, tout comme la desserte des projets urbains. Ainsi, les lignes du réseau de Mennecy (4307 et 4309) seront exploitées également les dimanches, ainsi que les services de Transport à la Demande des deux collectivités.

De plus, sont également prévus le déploiement, à moyen terme, de futures lignes Express du territoire : Milly- Evry et Ballancourt-Evry.

 

 

Coupe du monde de football. Mexico mise sur Zhongtong Bus

Coupe du monde de football. Mexico mise sur Zhongtong Bus

Tous les regards du monde du football se sont tournés le 11 juin vers le Stade Aztèque de Mexico où se déroulait le premier match de la compétition : Mexique/Afrique du Sud.

Pendant ce temps, le réseau de transport de la capitale mexicaine a du relèver un défi, celui de transporter plus de 1,5 million de visiteurs de façon fluide et décarbonée.

Pour ce faire, l’agglomération a largement misé sur la fourniture par Zhongtong Bus d’une nouvelle flotte de trolleybus bimodes (électrique + batterie) en vue de créer « un couloir d’interconnexion » entre Polanco et l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), à seulement 5 km du stade.

Face à l’altitude de 2 240 mètres et aux reliefs complexes de Mexico, les nouveaux trolleybus bi-mode du constructeur allient les avantages écologiques du trolley classique à une autonomie hors ligne grâce à une source d’énergie auxiliaire, permettant de répondre aux besoins d’exploitation de 5h00 à 1h00 du matin.

Ils intègrent également différents systèmes de sécurité (alerte de collision, aide au maintien de voie) ainsi que des espaces adaptés pour fauteuils roulants et chiens guides.

Depuis 2022, Zhongtong Bus a livré des trolleybus bi-mode de 12m, puis 42 nouveaux véhicules, complétés par des bus électriques articulés de 18 et 27m.

Ces derniers sillonnent des zones comme Xochimilco (site classé à l’UNESCO) et renforcent la desserte de l’est de la ville.

 

 

SERM Montpellier Méditerranée : le dossier est finalisé

SERM Montpellier Méditerranée : le dossier est finalisé

Le 11 juin, après plusieurs mois de travail, la Région Occitanie, le Département de l’Hérault, Montpellier Méditerranée Métropole, Nîmes Métropole, Sète Agglopôle Méditerranée, Lunel Agglo et Pays de l’Or Agglomération ainsi que les Communautés de Communes du Grand Pic Saint-Loup, de la Vallée de l’Hérault, du Clermontais, du Lodévois et Larzac, le Pays Cœur d’Hérault et le syndicat mixte Hérault Transport ont finalisé le dossier de demande de statut du Service express régional métropolitain (SERM) Montpellier Méditerranée, avec le soutien de l’État.

Ce dossier va être remis au ministre chargé des Transports, en vue d’obtenir le statut de SERM. Le SERM Montpellier Méditerranée est considéré comme un levier essentiel de rééquilibrage et d’articulation entre politiques d’urbanisme et de mobilités.

L’ambition commune vise à proposer une réponse au besoin croissant de mobilités du territoire, en s’appuyant sur une armature d’infrastructures ferroviaires et routières pour déployer dès 2026 et progressivement d’ici à 2034 une nouvelle offre basée sur une étoile multimodale performante.

Outre une offre ferroviaire renforcée sur l’axe Sète-Montpellier-Nîmes à l’horizon 2034, sont aussi prévus des services routiers express complémentaires du ferroviaire, avec 5 lignes de cars express et 2 lignes de bus-tram, bénéficiant de voies dédiées, avec des fréquences de l’ordre de 10 à 15 mn en période de pointe et 20 à 30 mn en heures creuses, ainsi que la finalisation d’un BHNS destiné à renforcer l’offre de bus.

Par ailleurs, est envisagée la réalisation de 44 pôles d’échanges multimodaux et des correspondances entre modes (fer, route, réseaux urbains), ainsi que la mise en service de 300 km de réseau vélo structurant et 130 km d’itinéraires de rabattement autour des pôles.

Sont enfin répertoriés différents services destinés à l’usager et devant favoriser l’intermodalité : déployer la feuille de route partenariale MaaS (information voyageurs, interopérabilité tarifaire progressive et outils numériques facilitant l’accès à l’offre).

A l’horizon 2034, les investissements requis pour assurer le déploiement du SERM Montpellier Méditerranée s’élèvent à 1,2 Md€ (acquisition de matériels roulants et provisions comprises).

Ils sont associés, à terme, à 37,2 M€ de surcoûts d’exploitation bruts par an pour atteindre l’offre de service cible pour l’ensemble des modes concernés.

Les études et réalisations nécessaires à court terme pourront être financées en quasi-totalité dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) en vigueur (2021-2027).

 

 

 

Mobco. Quel bilan pour l’édition 2026 ?

Mobco. Quel bilan pour l’édition 2026 ?

La transition d’Eumo vers Mobco s’est-elle révélée fructueuse ? En termes de surface utilisée, il est clair que cette édition 2026 installée dans le hall 4 du parc des expositions de la Porte de Versailles du 9 au 11 juin derniers révélait une certaine diminution des investissements consentis par les exposants.

On remarquait une telle tendance chez tous les présents, même chez Transdev, Keolis, RATP ou SNCF, tandis que l’espace dédié aux start-up apparaissait très modeste par rapport à d’autres années.

Seul peut-être, l’espace consacré aux mobilités dites douces restait marqué par la présence de nombreux prestataires, dont, par exemple, Humbird avec son intéressante gamme Woodybus…

 

Le Woodybus de Humbird.

 

Le reste du salon était marqué par l’omniprésence de multiples prestataires liés, notamment, aux développements logiciels et informatiques, agrémentés de quelques navettes autonomes, des acteurs du domaine des téléphériques et de plusieurs industriels du ferroviaire comme Alstom ou CAF.

Sans doute la multiplication des événements européens à cette période de l’année est-elle pour quelque chose dans les choix réalisés par nombre d’exposants, au même titre sans doute que la double crise, économique et énergétique, qui touche actuellement toute l’Europe. Un constat flagrant concernant les industriels du secteur qui nous intéresse ici, celui des autobus.

Tous n’étaient donc pas présents, et ceux qui avaient fait le déplacement sont restés modestes au niveau de leurs stands. En dehors de Karsan, qui présentait par exemple un autobus E-ATA aux côtés de son minibus e-JEST, tous les autres se sont contentés d’un seul modèle mis en avant (Iveco Bus avec son GX 337, Daimler Bus avec un e-Citaro, Otokar avec un e-Kent, Solaris avec un Urbino 12, Ebusco, toujours présent avec son 3.0 de 18m, ou Renault avec son Master Shuttle e-Tech), voire aucun comme Volvo, Hess, Lohr ou Retrofleet dans le domaine du rétrofit.

Au fil des stands

 

Les Karsan eATA et eJEST.

 

Le e-Kent d’Otokar.

 

Le Mercedes-Benz e-Citaro.

 

Le Ebusco 3.0 de 18m.

 

Le Renault Master Shuttle e-Tech.

 

La navette autonome Béti.

 

La seule marque qui a finalement joué le jeu de l’événement restera Irizar, qui a officiellement dévoilé LA nouveauté industrielle du salon dans le secteur des autobus : son e-Tram Efficient de dernière génération.

Bonne nouvelle toutefois dans cette ambiance que d’aucun jugerait quelque peu morose, la fréquentation semble avoir été à la hauteur des attentes sur les trois journées de l’événement. Un point positif pour la prochaine édition Mobco de 2027, prévue cette fois à Saint-Etienne à la fin du mois de mars.