Un point sur les bus franciliens en 2025

Un point sur les bus franciliens en 2025

Lors de l’audition des opérateurs bus qui s’est tenue le 27 mai 2026, Île-de-France Mobilités a dressé un bilan très positif de la qualité de service des réseaux de bus franciliens.

Avec près de 10 500 cars et bus en circulation sur 1900 lignes et 30 000 salariés concourant à son fonctionnement, le réseau bus géré par Ile-de-France-Mobilités (IdFM) est le plus important d’Europe, avec ses 1,3 milliard de voyages assurés quotidiennement.

L’autorité organisatrice francilienne a initié depuis 2017 une stratégie d’allotissement du réseau « par bassins de vie ». L’exploitation des lots est assurée en délégation de service public attribuée après appel d’offres. En 2025, quatre opérateurs se répartissaient le marché : Transdev, Keolis, RATP (EPIC RATP et RATP Cap IDF) et Lacroix-Savac.

La mise en concurrence, un succès

En 2025, la qualité de service a continué de s’améliorer, se félicite Valérie Pécresse, présidente de la région et d’IdFM. En moyenne, 98% de l’offre commandée a été réalisée, en progression continue depuis 2024. 600 000 courses sont assurées hebdomadairement. Parmi elles, 1600 sont supprimées, essentiellement suite à la panne des véhicules ou à l’absentéisme des conducteurs.

Au global, l’offre non réalisée a été divisée par trois grâce à la mise en concurrence, avance la présidente. La satisfaction des voyageurs atteint 83%, en hausse de 0,9 point comparé à 2024. La ponctualité a atteint 92% en moyenne sur les neuf premières DSP attribuées après appel d’offres.

Des tendances identiques émergent en petite couronne, avec une production de l’offre commandée supérieure à 97% sur les trois premières délégations, et supérieure à 94% sur les trois suivantes. En comparaison, l’offre réalisée par l’EPIC RATP était de 92,1% en 2025, note l’autorité organisatrice.

Quelques difficultés persistantes

Plusieurs difficultés persistent. Selon la présidente d’IdFM, la plus impactante réside dans les retards de livraison d’Iveco Bus. La pression est mise pour rapidement livrer les matériels commandés, énonce Valérie Pécresse. Dans l’attente de leur livraison, l’autorité organisatrice loue temporairement 130 bus. Plus globalement, Valérie Pécresse rappelle l’acquisition de 1000 bus par an, « en faisant le choix de recourir aux industriels français et européens ».

Quelques délégations font face à des problèmes conjoncturels, notamment la DSP 33 à Argenteuil. Son exploitant Keolis insiste sur sa mobilisation pour redresser la situation et arriver au niveau d’offre nominal commandé par IdFM.

La décarbonation avance à un bon rythme

La décarbonation est également menée à bon rythme. Sur les 10 500 véhicules, 5500 sont d’ores et déjà décarbonés, dont 3000 au biométhane, 1200 à l’électrique et 1300 hybrides.

Le remplacement des derniers bus thermiques va se poursuivre, afin qu’en 2030, la totalité du parc soit décarbonée. En ces temps d’essence chère, cette stratégie apparait gagnante pour la présidente, puisqu’un plein de bus biométhane apparait « deux fois moins cher » qu’un bus thermique. Pour l’électrique, le plein coûte « quatre fois moins cher ».

 

 

Le Prix de l’Innovation Drive to Zero

Le Prix de l’Innovation Drive to Zero

Les 2 et 3 juin prochains, Drive to Zero donne rendez-vous à Paris pour deux jours aux mobilités décarbonées.

Parmi les temps forts de ce salon, les Prix de l’Innovation Drive to Zero permettent de découvrir certains projets qui pourraient transformer les façons de se déplacer. Les 6 finalistes viennet donc d’être dévoilés.

Parmi les 6 finalistes, on retiendra, dans le domaine du transport de voyageurs, le Waylibus – Human-Mob, qui est présenté comme un « véhicule collectif électrique et actif » capable de transporter jusqu’à 9 personnes pour des usages scolaires, touristiques ou de mobilité de proximité.

Les lauréats des Prix de l’Innovation Drive to Zero bénéficient d’une visibilité renforcée avant, pendant et après le salon, afin de valoriser leurs solutions auprès de l’écosystème de la mobilité décarbonée.

Enfin, ils bénéficient d’opportunités de développement supplémentaires, notamment grâce à un tarif préférentiel pour l’édition suivante du salon et à une visibilité sur le réseau Graines de Boss ainsi que des invitations aux soirées de rencontres investisseurs.

 

 

Suède. 47 Volvo 8900 électriques pour Bergkvara

Suède. 47 Volvo 8900 électriques pour Bergkvara

Volvo Buses vient d’annoncer avoir reçu une commande de 47 autobus électriques à batterie de la part de l’opérateur suédois Bergkvara afin de renforcer son réseau de transport public dans la région de Scanie. Bergkvara a choisi le modèle Volvo 8900 Electric.

Bergkvara exploite plus de 1 350 bus et est sous contrat avec l’autorité des transports publics Skånetrafiken pour l’exploitation de ses services de bus locaux et régionaux. Les nouveaux bus Volvo desserviront les trajets interurbains de la région de Scanie ainsi que la ville de Trelleborg, où Bergkvara exploite déjà des bus électriques pour un environnement urbain plus propre et plus silencieux.

Le contrat de Volvo Buses avec Bergkvara porte sur 47 autobus Volvo 8900 Electric, disponibles en configurations 4×2 et 6×2. La motorisation électrique comprendra 5 ou 6 batteries, selon le modèle.

 

 

Lecture. Le tour du monde en 2072

Lecture. Le tour du monde en 2072

Pour tous ceux qui se sont déjà mis en quête d’un livre pour l’été qui vient, les éditions Celse viennent de publier un ouvrage d’Antoine Coupé, Le tour du monde en 2072, primé par l’AETL (Prix Bernard Castex et Prix de la Mobilité).

A la croisée du roman d’anticipation et de la thèse académique, ce livre se veut aussi être un outil stratégique, puisque, au-delà de la seule histoire de Nestor, un étudiant à l’École Supérieure des Transports en 2072, l’auteur « troque sa casquette d’écrivain amateur pour celle d’universitaire » afin de décoder les messages cachés du roman via une lecture herméneutique. Il analyse la résilience du secteur face aux crises, l’avenir du fret face à la fin de l’aviation thermique et l’émergence de l’Internet physique.

Concrètement, le monde décrit par Antoine Coupé est dominé par l’IA (le « Doudou »), la logistique y est devenue invisible, mais omniprésente, et le lecteur voyage à travers des paysages transformés : corridors de convois autonomes et puces intracérébrales.

 

 

Le tour du monde en 2072 – Antoine Coupé – Editions Celse – 17,90€.

 

 

Une nouvelle ligne de car express en Ile-de-France

Une nouvelle ligne de car express en Ile-de-France

Île-de-France Mobilités a lancé le 26 mai une nouvelle ligne de car express, baptisée 7711, entre Évry-Courcouronnes et Fontainebleau-Avon. Cette liaison directe, qui a fait l’objet d’un investissement de 2,6 M€, entièrement financé par Île-de-France Mobilités, offre aux habitants de l’Essonne et de Seine-et-Marne une nouvelle solution de mobilité.

L’ouverture de cette nouvelle ligne s’inscrit dans le cadre de l’application du rapport sur le développement des Bus express en Île-de-France que Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités, avait demandé à François Durovray, président du Conseil départemental de l’Essonne et administrateur d’Île-de-France Mobilités, pour sa réalisation.

Ce rapport prévoit le doublement des lignes, pour atteindre 97 lignes d’ici 2030, dont 38 nouvelles, 6 modifiées et 11 renforcées.

La ligne, opérée par Transdev Pays de Fontainebleau, sera en service du lundi au samedi, de 05h00 à 22h30, avec une fréquence de 30 minutes en heures de pointe et 60 minutes en heures creuses.

Elle relie les deux terminus en 55 minutes et offre une connexion avec le RER D à la gare du Bras de Fer, avec le T12 et le RER D à la gare d’Evry-Courcouronnes et avec la ligne R à la gare de Fontainebleau-Avon. 200000 voyageurs sont attendus chaque année.

Les trajets se feront dans des cars neufs, fonctionnant au bioGNV, financés à 100% par Île-de-France Mobilités.

 

 

Toulouse. Tisséo Collectivités maintient sa transition énergétique

Toulouse. Tisséo Collectivités maintient sa transition énergétique

Dans le cadre de sa stratégie de transition énergétique, Tisséo Collectivités a approuvé le 20 mai dernier un programme de conversion de son parc bus et de ses infrastructures pour la période 2027-2030.

Le site de Langlade sera le premier dépôt bus sur 3 converti à l’électrique, pour un investissement estimé à 39,5 M€ HT. Les travaux comprennent l’installation de 182 bornes de recharge, la refonte complète de la voirie et des réseaux, la mise à niveau des ateliers de maintenance, le renforcement de la sécurité ainsi que l’implantation potentielle d’ombrières photovoltaïques.

En parallèle, Tisséo Collectivités engage le renouvellement de sa flotte avec l’acquisition de 65 bus standards électriques (39 M€ HT) et de 55 bus articulés GNV mild-hybrides (31,5 M€ HT), conformément à une stratégie mixte validée en janvier 2025 : 50 % électrique, 50 % GNV pour cette période transitoire.

Pour cette acquisition, Tisséo Collectivités fera appel à la Centrale d’Achat du Transport Public (CATP) pour l’acquisition de 65 bus standards électriques afin de sécuriser la procédure d’achat et de mieux négocier avec les constructeurs.

Cette feuille de route s’inscrit dans une trajectoire plus large visant un parc 100% électrique après 2030, en cohérence avec les réglementations européennes et nationales, et prévoit une réduction des émissions de CO2 de près de 20 000 tonnes équivalent CO2 d’ici 2040.

Au total, ce sont près de 110 M€ d’investissements qui sont engagés pour cette première phase de transition.