« Faire plus avec moins », la FNTV Auvergne-Rhône-Alpes fait des propositions

« Faire plus avec moins », la FNTV Auvergne-Rhône-Alpes fait des propositions

Dans le contexte économique du moment, l’Etat et les colllectivités étant clairement en quête d’économies tous azimuts, les 180 opérateurs du transport de voyageurs d’Auvergne-Rhône-Alpes, réunis en Assemblée Générale à Le Crest (63) le 16 avril dernier, se sont avant tout positionnés comme force de proposition.

 

En présence de Julien Vuillemard, conseiller régional en charge des transports scolaires et interurbains, Gilles Sabatier, vice- président transports de l’agglomération du Pays d’Issoire, Nicolas David, chargée de mission infrastructure et mobilités au SGAR, et Paul Vidal, sénateur du Rhône, de nombreuses propositions ont été faites.

 

Jean-Sébastien Barrault, président de la FNTV et désormais membre titulaire de la Conférence de financement des mobilités présidée par Dominique Bussereau, a plaidé pour « une conception des appels d’offres qui valorise l’expertise des entreprises, petites ou grandes, et leur capacité à répondre aux besoins des territoires ».

 

Il a appelé les autorités organisatrices de la mobilité à intégrer des critères qualitatifs renforcés tels que respect des normes environnementales, formation continue des conducteurs, modernisation des flottes, et engagement social des entreprises. « Ces éléments sont essentiels pour pérenniser un modèle économique viable et attractif pour nos métiers. Les appels d’offres doivent garantir une concurrence saine et loyale ! Nous demandons une vigilance accrue sur les pratiques de dumping social et sur l’inclusion de clauses protégeant les droits de nos salariés ! » a-t-il ajouté.

 

L’Assemblée Générale de la FNTV Auvergne-Rhône-Alpes, le 16 avril dernier (Copyright R.Savereux).

 

En matière d’offre économiquement la plus avantageuse (le fameux mieux-disant), la jurisprudence administrative reste cruellement lacunaire, ont aussi constaté les opérateurs. « Trop rares sont les cas où les tribunaux administratifs, sans parler du Conseil d’État, ont sanctionné une collectivité pour avoir privilégié l’offre la moins chère, dite moins-disante », a ainsi souligné Abdel Mammad, co-président de la FNTV Auvergne-Rhône-Alpes. Cette situation est vécue comme une injustice par les professionnels du secteur, qui estiment qu’un prix bas ne peut pas rimer avec un service de qualité ».

« La qualité a un coût. Et cette règle s’applique pleinement au transport routier de voyageurs », a précisé Michel Seyt, co-président de la FNTV Auvergne-Rhône- Alpes en ajoutant que « chaque ligne routière a ses spécificités, liées aux territoires et à leurs contraintes, ce qui rend illusoire une analyse centralisée déconnectée du terrain ! Il n’est pas possible d’avoir une approche uniforme en la matière ».

 

Les deux co-présidents ont ensuite listé une série de propositions susceptibles d’améliorer la situation, bien entendu à moindre coût. Au menu des pistes dignes, selon la FNTV, d’être suivies :

. Un allongement de la durée des marchés, qui permettrait notamment d’absorber le surcoût évident de la transition énergétique ;

. La possibilité de renouer plus facilement avec le concept de marchés négociés ;

. Une meilleure définition des critères de choix, comme celui de l’implantation de dépôts à proximité des lignes, en exigeant par exemple des preuves concrètes de leur capacité à assurer un service de qualité et mettre en place des contrôles ciblés ;

. Une évolution équilibrée de la taille des lots ;

. Un vrai travail commun sur les bordereaux des prix unitaires.

Un ensemble de propositions dont Julien Vuillemard a relevé l’intérêt, rappelant notamment qu’elles seraient prises en considération dans le cadre du « dialogue constructif » qui caractérise les relations entre la profession du TRV et la région depuis de nombreuses années.

 

La matinée s’est poursuivie avec Gilles Sabatier, qui a expliqué clairement la stratégie et des contraintes, notamment économiques, d’une AOM comme celle de l’agglomération du Pays d’Issoire, puis par la présentation de la charte de partenariat signée entre la FNTV et la région portant sur la problématique des stupéfiants. La collectivité souhaitant aboutir à termes à une détection plus systématique, tout en ayant bien conscience des difficultés de mise en place de ce type de mesures.

 

Enfin, l’assemblée générale s’est terminée par une analyse de l’évolution du marché du travail français. Une étude portée par Antoine Foucher, président de Quintet Conseil. Un constat, parfois alarmant, souvent décapant, qui a tout de même fourni aux chefs d’entreprises présents, tous plus ou moins confrontés à des problèmes de recrutement, quelques pistes pour améliorer cette situation et fidéliser leurs personnels.

 

Cette assemblée générale a donc permis de rappeler la nécessité « d’instaurer le mieux disant dans les appels d’offre qui nous semble la seule ambition compatible avec les valeurs du service public. Cette prise de conscience doit s’imposer en tous temps, même en période de contraintes budgétaires », ont souligné Michel Seyt et Abdel Mammad co-président de la FNTV Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Gen-Hy obtient 100M€ de l’Etat

Gen-Hy obtient 100M€ de l’Etat

Gen-Hy, start-up française spécialiste des solutions de production d’hydrogène vert, vient d’annoncer la signature avec Bpifrance d’un contrat d’aide publique par l’Etat français à hauteur de 99,84M€.

 

Ce contrat est destiné à la construction en Bourgogne-Franche-Comté de la première industrie française de production de membranes et d’électrolyseurs AEM (Anion Exchange Membrane).

 

Ce projet d’usine Gen-Hy a été validé par la Commission européenne en mai 2024 dans le cadre de la quatrième vague du PIIEC Hydrogène (Projet Important d’Intérêt Européen Commun), Hy2Move.

 

La mise en service de la future usine, déjà sortie de terre sur le site d’Allenjoie dans le Pays de Montbéliard, est prévue au 1er trimestre 2026 avec une capacité de production annuelle de 350 électrolyseurs AEM (de 100 kW à 2 MW) dans sa montée en puissance. Le site doit créer 150 emplois sur 4 ans et 250 à terme.

 

Les électrolyseurs AEM mis au point par Gen-Hy intègrent notamment sa technologie de membranes AEM avec dépôts catalytiques sans matériaux rares, « faisant de Gen-Hy la seule société au monde à produire l’intégralité des composants sous le même toit ».

 

 

Scania élargit sa gamme avec un trois essieux low entry

Scania élargit sa gamme avec un trois essieux low entry

Scania vient d’annoncer l’élargissement de son offre de mobilité électrique en lançant une variante 6×2*4 sur la plateforme de bus électrique à batterie introduite en 2023.

La nouvelle variante Low Entry est donnée avec une capacité de passagers accrue par rapport au 4×2 LE BEV existant, et elle conviendrait aux trajets urbains, suburbains et interurbains plus courts.

Ce châssis est doté d’un nouvel essieu arrière ainsi que du moteur électrique et de l’interface de charge récemment lancées.

Par ailleurs, selon Scania, le positionnement des composants simplifie la maintenance, réduisant les coûts et augmentant la disponibilité opérationnelle du bus.

 

Transarc acquiert Place Mobilité

Transarc acquiert Place Mobilité

Le groupe régional Place Mobilité, implanté dans les Hauts-de-France, dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, vient d’annoncer sa reprise par le groupe Transarc.

 

Le siège de Place Mobilité est situé à Valenciennes (Nord), et a été fondée en 1957 par les parents d’Alain Place. Le dirigeant, âgé de 69 ans, a donc officellement cédé son entreprise le 16 avril.

 

Place Mobilité est constitué de six filiales de transport interurbain (Place Autocars, Place Mobilité Caudrésis-Catésis, Place Mobilité Pays Solesmois, Place Mobilité Cambrésis, Place Mobilité Pays d’Artois et Autocars Lolli) et d’une filiale urbaine, Place Mobilité Agglomération de Cambrai.

 

L’entreprise exploite une flotte de 340 véhicules et emploie plus de 450 collaborateurs. Elle générée un chiffre d’affaires de 40 M€ en 2024.

 

Go South Coast ajoute 28 bus Alexander Dennis à sa flotte

Go South Coast ajoute 28 bus Alexander Dennis à sa flotte

Alexander Dennis, filiale de NFI Group Inc., vient d’annoncer la livraison de 18 bus Enviro400 à deux étages et de 10 bus Enviro200 à un seul étage à faibles émissions à Go South Coast, filiale du groupe Go-Ahead.

Dix de ces bus Enviro400 à deux étages viendront moderniser la ligne Bluestar 1 entre Winchester et Southampton.

Quatre autres Enviro400, également construits sur une longueur de 10,9 m et pouvant accueillir jusqu’à 65 passagers, circuleront sur divers services aux côtés d’un cinquième exploité par Salisbury Reds dans et autour de la ville, tandis que les trois autres bus à deux étages ont renforcé la flotte de Morebus à Bournemouth et Poole.

Huit Enviro200 sont des bus à un étage de 11,8 m de long et 41 places. Ils ont été déployés sur la ligne Bluestar 9, le long de la rive ouest de l’estuaire de Southampton Water, ainsi que sur d’autres lignes.

 

Les deux autres sont des midibus de 8,9 m de long pour la compagnie de bus de Swindon, offrant jusqu’à 29 places.

 

Tous les nouveaux bus sont équipés de la technologie SmartPack d’Alexander Dennis. Celle-ci combine l’arrêt/démarrage du moteur, le refroidissement électronique et la gestion de la charge auxiliaire.