par Pierre Cossard | Mar 27, 2026 | Autobus
Le groupe germanique vient d’annoncer un chiffre d’affaires consolidé de 38,8 Mds€ pour 2025, contre 41,4 Mds€ en 2024. Le chiffre de 2024 affichait quant à lui un recul de 11% par rapport à 2023, « soit environ 3% à périmètre constant hors déconsolidation de la ligne de production d’essieux ».
Pour 2026, ZF prévoit un chiffre d’affaires de groupe supérieur à 38 milliards d’euros à taux de change stables, sans toutefois anticiper une hausse significative par rapport à 2025.
L’entreprise a indiqué un objectif de marge d’EBIT ajustée compris entre 4,0 et 5,0%, et un flux de trésorerie disponible ajusté supérieur à 1 milliard d’euros, hors effets de fusions-acquisitions.
ZF a également précisé s’attendre à ce que l’environnement économique mondial reste incertain en 2026, avec une demande toujours faible, notamment dans le secteur des véhicules utilitaires.
La société a aussi annoncé une baisse de sa dette nette à 10,2 Mds€ en 2025, grâce à une réduction de ses engagements financiers d’environ 250 M€ sur l’année.
ZF a cependant enregistré une perte nette de 2,1 Mds€ pour l’exercice 2025. Ce résultat s’explique principalement par une charge exceptionnelle d’environ 1,6 Md€ liée à la restructuration de la division Technologies de groupes motopropulseurs électrifiés et à la résiliation anticipée, « d’un commun accord », de plusieurs projets clients.
« En raison de la montée en puissance plus lente que prévu du marché de la mobilité électrique, ces programmes n’auraient pas atteint la rentabilité escomptée », explique ZF.

Mathias Miedreich, PDG de ZF.
ZF a par ailleurs indiqué être en bonne voie d’atteindre son objectif, annoncé en juillet 2024, de réduire ses effectifs allemands de 11 000 à 14 000 postes, grâce à des mesures basées sur les départs naturels, les indemnités de départ, les dispositifs de retraite partielle et la réduction du temps de travail.
Enfin, en matière de recentrage stratégique, ZF rappelle que la vente de son activité Systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) à Harman (pour une valeur d’entreprise de 1,5 Md€) devrait être finalisée au second semestre 2026.
Le groupe a également scindé ses activités éoliennes pour en faire une entité indépendante. Au sein de sa division Technologies de propulsion électrifiée, ZF a aussi conclu un accord avec les représentants du personnel à l’automne 2025 sur une restructuration indépendante, tout en maintenant la division au sein du groupe.
par Pierre Cossard | Mar 27, 2026 | Entreprise, Equipement, Les Infos
Würth Elektronik ICS vient d’annoncer avoir signé un accord portant sur l’acquisition de 100% de MRS Holding, intégrant ainsi MRS Electronic à sa structure.
MRS Electronic, dont le siège social est situé à Rottweil, en Allemagne, emploie environ 250 personnes et possède des sites supplémentaires en Croatie, en Pologne et en Turquie.
L’entreprise développe des solutions électroniques et logicielles, notamment des contrôleurs compacts, des relais, des passerelles et des interfaces homme-machine (IHM) utilisés dans les architectures électriques des véhicules.
Grâce à cette acquisition, Würth Elektronik ICS élargit son offre afin de répondre à la demande croissante de fonctions logicielles pour véhicules, notamment en matière de cybersécurité, de sécurité fonctionnelle, d’applications ISOBUS et de plateformes de processeurs avancées.
par Pierre Cossard | Mar 27, 2026 | Autobus
Le groupe Keolis vient de publier ses résultats pour 2025, et i annonce avoir amélioré significativement sa rentabilité, avec un résultat opérationnel récurrent (EBIT récurrent) à 201 M€, soit 19% de plus par rapport à 2024, une amélioration de la marge d’EBIT à 2,8%, contre 2,2% l’année précédente.
Le chiffre d’affaires 2025 s’établit à 7,1 Mds€, en retrait de 7,1% par rapport à 2024. Une diminution liée, selon le groupe, à la fin des contrats du tramway de Melbourne et des modes lourds de Lyon.
Une situation qui devrait toutefois être compensée par des succès comme les contrats des DSP 9 et 47 ou les contrats de Stretto (Tram-Train T11/T4 et tramway T14) en Île-de-France, qui ne prendront pleinement effet que sur l’exercice 2026.
Le résultat net courant part du groupe est positif pour la cinquième année consécutive, à 33 M€, multiplié par 2,5 par rapport à 2024 « grâce à une discipline financière maintenue ».
Le cash-flow libre est en hausse et s’élève à 170 M€ en 2025, positif pour la cinquième année consécutive. La dette financière nette s’établit à 893 M€ à fin 2025, en baisse de 56 M€. « Le Groupe dispose ainsi d’une structure de bilan renforcée, avec un levier d’endettement de 2,8x », explique Keolis.
Commercialement, Keolis a reconquis Rennes, Tours et Stockholm city. En France, a été renouvelé à 100% dans les réseaux urbains, et à 89% « dans les territoires ».
En Île-de-France, après les gains des contrats bus petite couronne, Keolis affiche une part de marché de 24% à fin 2025.
À l’International, Keolis a gagné le métro Pune en Inde et a signé différents partenariats, notamment au Canada (Alto, le projet de lignes à grande vitesse entre Toronto et Québec) ou aux Emirats-Arabes-Unis (co-entreprise avec Etihad Rail).
Au Canada, Keolis a été retenu pour le projet du futur train à grande vitesse Alto entre Toronto et Québec dans le cadre d’un consortium aux côtés de CDPQ Infra, AtkinsRéalis, SYSTRA, SNCF Voyageurs et Air Canada.
Aux Emirats-Arabes-Unis, Keolis et Etihad Rail ont créé une co-entreprise en vue du lancement du premier service ferroviaire de passagers dans la région, reliant Dubaï et Abou Dhabi. Le lancement commercial est prévu en 2026.
Sur le marché du bus hors France, Keolis a renforcé ses positions. En Suède, il a reconquis le contrat de bus de Stockholm et Lidingö, et au Danemark, il a remporté deux contrats de bus électriques (Seeland et Jutland du Sud), confirmant son rôle d’opérateur majeur dans la région.
En Belgique, à l’issue de l’appel d’offres de TEC pour l’exploitation de bus en Wallonie, le groupe a assuré la reconquête de plusieurs lots, notamment Nord-Luxembourg, Hesbaye et Liège Nord-Ouest, représentant plus de la moitié du marché concerné. Enfin, en 2025, Keolis a démarré le réseau de bus d’Utrecht en fin d’année.
En Île-de-France, après le gain des lignes 16, 17 et 18 du métro francilien, la gestion de Saint-Denis Pleyel et de 42 lignes de bus de Marne et Brie, le groupe a remporté en 2025 la DSP 47.
Elle contient notamment le renouvellement du tram T9, l’exploitation de 28 lignes de bus en petite couronne et dans le cœur de Paris (lignes 62 et 91), ainsi que la gestion de la gare routière de Châtelet-les-Halles.
Dans le reste de l’Hexagone, et dans l’urbain, Keolis a « reconquis » Rennes, Tours, Arras, Agen, Nevers, Agde, Menton, Montargis, Moulins, Morlaix, Metz où une SEMOP a été créé avec l’Eurométropole.
Dans l’interurbain, le groupe met en avant le gain du contrat de Vitré et diverses reconquêtes en Auvergne, en Hérault, en Loire Atlantique et dans le Morbihan.
par Pierre Cossard | Mar 27, 2026 | Autocar, Les Infos
Iveco Bus vient de livrer un nouveau lot d’autocars scolaires au gouvernement fédéral brésilien lors d’un événement officiel organisé sur son site industriel de Sete Lagoas, dans l’État du Minas Gerais.
Plus de 150 modèles 15-210 ORE 3 ont ainsi été remis à cette occasion, sur un volume total de 2 000 véhicules prévus dans le cadre du programme fédéral brésilien Caminho da Escola en 2026.
Depuis le début de sa participation, Iveco Bus a déjà livré plus de 12 000 cars scolaires et prévoit de dépasser le seuil des 14 000 unités d’ici fin 2026.
Les véhicules livrés sont entièrement développés et produits au Brésil sur le site de Sete Lagoas du constructeur, « contribuant au renforcement de l’industrie nationale et de l’écosystème industriel local ».
Les modèles 10-190 ORE 2 et 15-210 ORE 3, proposés dans le cadre du programme sont conçus pour répondre aux exigences spécifiques du transport scolaire en matière de sécurité, de confort et d’accessibilité, notamment grâce à un dispositif de siège mobile destiné aux passagers à mobilité réduite.
Le modèle 15-210 ORE 3 peut transporter jusqu’à 59 élèves plus le conducteur.
par Pierre Cossard | Mar 24, 2026 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos, Réseau
Face à l’aggravation de la crise des carburants dans toute l’UE, l’IRU exhorte les ministres des Transports à prendre des mesures immédiates et coordonnées au niveau européen afin de maintenir les chaînes d’approvisionnement et de préserver la mobilité des personnes.
Dans une lettre adressée aux ministres des Transports de l’UE, l’IRU appelle à une action immédiate et coordonnée pour faire face aux perturbations croissantes du marché des carburants qui affectent le secteur du transport routier.
L’IRU alerte sur le fait que la volatilité croissante du marché et les tensions sur l’approvisionnement se traduisent déjà par des prix des carburants extrêmement élevés et des distorsions opérationnelles concrètes sur le terrain. Cela signifie des risques accrus pour la continuité des opérations de transport routier dans toute l’UE si la crise persiste.
« Sans une action rapide et coordonnée, le risque de graves perturbations des chaînes d’approvisionnement et de la mobilité des personnes dans toute l’Union est réel », a ainsi déclaré Raluca Marian, directrice de l’IRU pour l’UE.
Les prix des carburants pour le transport routier ont augmenté de 30 à 35% dans toute l’UE depuis le début de la crise, provoquant un choc brutal pour un secteur qui compte plus d’un million d’opérateurs, majoritairement des PME. Les poids lourds consomment à eux seuls environ 6,8 milliards de litres de diesel par mois dans l’UE.
L’impact est particulièrement fort compte tenu de la structure du secteur. Le carburant représente environ un tiers des coûts d’exploitation, tandis que de nombreuses entreprises fonctionnent avec des marges comprises entre 1 et 3%, ne leur laissant pratiquement aucune marge de manœuvre pour absorber des hausses soudaines.
Parallèlement, des distorsions d’approvisionnement apparaissent sur les principaux axes de transport, notamment des retards de livraison, un accès restreint au carburant et des déséquilibres transfrontaliers. Des phénomènes tels que le « tourisme des camions-citernes » aggravent les pénuries locales et compromettent les mesures de soutien nationales.
L’IRU avertit que, compte tenu de la nature transfrontalière des opérations de transport, des réponses nationales non coordonnées risquent de fragmenter davantage le marché intérieur et de perturber les chaînes d’approvisionnement européennes.
La lettre appelle à une réunion urgente du Conseil des transports afin d’examiner l’évolution de la situation et de permettre une action coordonnée au niveau de l’UE.