Accord provisoire sur le permis de conduire de l’UE

Accord provisoire sur le permis de conduire de l’UE

L’accord provisoire conclu entre les organes de négociation marque des progrès sur des questions clés, notamment les exigences en matière d’âge minimum des conducteurs, la conduite accompagnée pour les jeunes conducteurs, la facilitation des véhicules à carburant alternatif, un cadre européen pour la reconnaissance des permis de conduire des pays tiers et l’introduction d’un permis de conduire numérique harmonisé.

En matière de clarification de l’âge minimum des conducteurs professionnels, l’accord confirme, concernant le transport de passagers, l’âge minimum de 21 ans pour conduire des autobus et des autocars. L’IRU regrette toutefois l’occasion manquée de supprimer la limitation actuelle à 50 km pour les conducteurs de moins de 21 ans. Une situation qui, pour l’association, « demeure un obstacle à l’attraction des jeunes diplômés dans ce secteur ».

Par ailleurs, l’introduction d’un cadre européen de reconnaissance et d’échange de certains permis de conduire de pays tiers – lorsqu’il est conforme aux normes européennes – constitue une avancée bienvenue vers la réduction des charges administratives pour les opérateurs et les conducteurs.

Enfin, et toujours dans le cadre de cet accord provisoire, un permis de conduire numérique uniforme devrait être introduit d’ici la fin de 2030, intégré au portefeuille européen d’identité numérique et reconnu dans tous les États membres de l’UE.

L’accord provisoire devra maintenant être approuvé par les représentants des États membres au sein du Conseil, ainsi que par le Parlement européen.

 

Changements chez Daimler pour l’OMNIplus ServiceCard

Changements chez Daimler pour l’OMNIplus ServiceCard

Daimler Buses France vient d’annoncer quelques changements concernant sa OMNIplus ServiceCard Basic. Concrètement, celle-ci prendra un nouveau nom et continuera à l’avenir d’être proposée sous l’appellation d’OMNIplus ServiceCard.

L’OMNIplus ServiceCard Premium est arrêtée, et le partenaire de Daimler Buses UTA Edenred est actuellement en train de remplacer l’ancienne OMNIplus ServiceCard Premium par une carte essence UTA.

Rappelons que pour une assistance rapide en cas de panne, une commande simplifiée de réparations ou le montage de pièces de rechange urgentes, la ServiceCard OMNIplus offre aux conducteurs de bus un accès facile au réseau de services OMNIplus dans toute l’Europe.

Grâce à cette ServiceCard personnelle, les autocaristes bénéficient en permanence des prestations complètes d’OMNIplus dans le secteur des voyages, des excursions ou des transports long-courriers, et ce, dans tous les points de service du réseau après-vente européen.

Grâce au portail client en ligne personnalisé, les clients de Mercedes-Benz et Setra ont donc un accès direct à toutes les données essentielles, telles que les informations sur les cartes, les informations sur les propriétaires, la facturation etc.

 

Solaris fait ses débuts en Bosnie-Herzégovine

Solaris fait ses débuts en Bosnie-Herzégovine

Le ministère des Transports du canton de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, vient de commander à Solaris 10 trolleybus articulés.

La livraison de ces Trollino 18 est prévue pour mi-2026, et avec cette commande, la Bosnie-Herzégovine rejoint la liste des 36 pays désormais équipés de véhicules Solaris.

L’appel d’offres pour ces trolleybus a été mené et financé en collaboration avec la Banque européenne d’investissement (BEI).

En plus des motorisations traditionnelles des trolleybus, les Trollino 18 articulés destinés à Sarajevo seront équipés de batteries, leur permettant de parcourir des distances allant jusqu’à 20 km sans connexion au système caténaire.

À ce jour, Solaris a livré plus de 5 500 véhicules zéro émission, dont des bus électriques à batterie, des bus à hydrogène et des trolleybus, et il est le leader européen du marché des trolleybus.

 

En 2024, l’entreprise détenait plus de 60% de parts de marché sur ce marché et a livré près de 2 500 trolleybus à des clients dans 70 villes.

 

La plus grosse commande réalisée à ce jour a été la livraison de 100 trolleybus Trollino 12 à Bucarest en 2024.

Alliance des Énergies signe un partenariat avec l’OTRE

Alliance des Énergies signe un partenariat avec l’OTRE

Alliance des Énergies, cabinet de conseil expert en courtage et en efficacité énergétique auprès des professionnels, et l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE) viennent d’annoncer la signature pour un an d’un partenariat stratégique.

Ce dernier vise à accompagner les entreprises adhérentes de l’organisation professionnelle -TPE, PME et ETI- dans l’optimisation et la gestion de leurs dépenses énergétiques.

Cet accompagnement porte sur :

–  La négociation des contrats d’électricité et de gaz : accès à des offres compétitives adaptées au profil de consommation de chaque entreprise ;

–  L’optimisation des taxes énergétiques : identification des leviers pour alléger les charges fiscales liées à l’énergie, qui peuvent représenter un tiers de la facture.

– L’amélioration de la performance énergétique de leurs infrastructures : réalisation d’audits complets pour identifier les opportunités de réduction de la consommation énergétique, définition de plans d’action alignés avec les objectifs de décarbonation et proposition de solutions de financement dédiées.

 

 

Services Express Régionaux Métropolitains :  que faut-il en attendre ?

Services Express Régionaux Métropolitains : que faut-il en attendre ?

La Fabrique de la Cité vient de publier une « note » concernant les SERM, considérés comme des leviers pour « décarboner les mobilités du quotidien des Français dans les grands espaces urbains ».

 

Rappelons qu’il s’agit d’un think tank qui a pour mission de détecter et d’analyser les grands enjeux environnementaux, sociaux et économiques des villes, avant d’identifier et de présenter des solutions aux acteurs publics et aux professionnels des territoires.

À travers cette note, Louise Fel, chargée d’études à La Fabrique de la Cité, s’intéresse aux promesses des SERM en s’appuyant notamment sur l’analyse de quatre projets lancés sur les aires urbaines de Marseille, Toulouse, Clermont-Ferrand et Tours. Ce travail de recherche sur un dispositif encore peu documenté, car reposant sur des approches particulièrement territorialisées, entend esquisser de premières réponses aux enjeux de déploiement des SERM en France.

Mentionnés pour la première fois sous le terme de « RER métropolitains » par le Conseil d’Orientation des Infrastructures en 2018, ces derniers ont pour objectif de favoriser, dans les principales métropoles du pays, le report modal vers les transports collectifs pour les déplacements du quotidien en s’inspirant de ce qui existe dans d’autres pays (Allemagne, Suisse, Espagne).

Le terme de Services Express Régionaux Métropolitains (SERM) est créé en décembre 2023 par la loi du même nom. Concrètement, le dispositif vise la création d’une offre de transports multimodale et performante qui intègre trains, cars express, mobilité douce et covoiturage.

La loi SERM repose ainsi sur un triple objectif : écologique en proposant une véritable alternative à la voiture individuelle, de santé publique en limitant la pollution de l’air et d’aménagement du territoire afin d’intégrer plus fortement les territoires d’une même région métropolitaine.
Alors que la première annonce du Président de la République évoquait « la création d’un réseau de RER dans les dix principales villes françaises », ce sont finalement 24 projets de SERM qui ont été labellisés à l’été 2024.

La déclinaison de cet objectif national à l’échelon local suppose que chacun de ces projets soit adapté aux caractéristiques de son propre territoire. Cette adaptation repose sur une étude la plus fine possible de la capacité des infrastructures existantes et des besoins et des flux de déplacement au niveau du bassin de mobilité.

Le SERM n’est donc pas un objet unique. La Fabrique de la Cité a ainsi choisi de se concentrer sur les initiatives en cours dans quatre SERM pour en tirer de premiers enseignements, à Marseille, Toulouse, Clermont-Ferrand et Tours.

« Le focus que nous proposons sur 4 des 24 SERM laisse à penser, malgré des niveaux d’avancement différents, que ces dispositifs s’ancrent dans des projets de longue date pour offrir aux habitants une meilleure offre de transports qui facilite leur quotidien et améliore leur qualité de vie, explique Louise Fel, Néanmoins, il conviendra d’installer un cadre stable et cohérent en matière de gouvernance pour assurer une continuité dans la coordination des différentes types de transports et de réseaux. L’effort sur le financement est également un défi à relever. Entre la conception et les offres effectives, ces projets de mobilité vont demander une continuité d’investissement humain et financier sur plusieurs années ».

Le financement constitue en effet la principale source d’incertitude pour la mise en œuvre de ces projets d’envergure qui doivent prouver leur pérennité. Cette incertitude perturbe logiquement l’avancement des projets qui requièrent un cadre stable national stable sur les critères, les calendriers, ainsi qu’une certaine visibilité pour engager des investissements particulièrement lourds.

À ce titre, une conférence sur le financement des SERM prévue initialement en juin 2024 est largement attendue par les acteurs territoriaux. Elle devrait finalement avoir lieu en mai 2025 et concernera les mobilités dans leur ensemble, avec les projets SERM comme fil rouge.

« Si ces défis qui pèsent sur les SERM sont relevés avec méthode et pragmatisme, nul doute qu’il s’agira là d’une avancée significative pour l’avenir des transports en France », estime Louise Fel.