par Pierre Cossard | Juin 12, 2026 | Autobus, Entreprise, Les Infos
Sans doute inquiets de l’expérience vécue par les constructeurs automobiles qui subissent de plus en plus difficilement les contrecoups de la transition à marche forcée voulue par la Commission européenne, quatre entreprises du secteur des transports collectifs (Solaris, VDL Bus & Coach, Hess et Beulas) viennent de faire parvenir un courrier à Ursula von der Leyen.
Ils demandent à la Commission européenne de garantir des conditions de concurrence équitables dans les appels d’offres, et exigent que l’UE assure une concurrence loyale pour les appels d’offres relatifs aux transports publics.
Les quatre constructeurs soulignent que les constructeurs non européens, notamment chinois, ont rapidement acquis une part de marché de plus de 30% en Europe, et que cette croissance se fait principalement au détriment de nombreux constructeurs d’autobus, et ce quelle que soit leurs tailles.
Ils soulignent « qu’un secteur de la construction d’autobus performant est indispensable à la réalisation des objectifs stratégiques européens et à la construction d’une Europe résiliente, compétitive et durable ».
Elles affirment que les pays de l’UE sont à la pointe des technologies zéro émission pour le transport de passagers, un progrès rendu possible par des objectifs européens ambitieux, des mesures réglementaires telles que la directive sur les véhicules propres et les instruments de soutien financier de l’UE.
Elles rappellent que ces entreprises non européennes bénéficient de subventions publiques à l’exportation dans leur pays d’origine, ce qui leur permet de pratiquer des prix inférieurs à ceux des fabricants européens et de créer ainsi une concurrence fortement faussée.
Ils constatent l’émergence de tendances similaires dans les secteurs des autobus interurbains, « des autocars longue distance et des autocars de tourisme ».
Les quatre entreprises mettent en garde contre la perte d’emplois qualifiés, d’expertise et d’indépendance économique dans le transport de passagers, menaçant la prospérité à long terme de l’Europe.
Dans ce courrier, elles affirment notamment qu’un label « Fabriqué en Europe » devrait être indispensable dans les procédures de marchés publics, et demandent à ce que les critères d’évaluation des marchés publics soient ajustés afin de privilégier la fabrication européenne d’autobus.
par Pierre Cossard | Juin 11, 2026 | Autobus, Les Infos, Réseau
Tous les regards du monde du football se sont tournés le 11 juin vers le Stade Aztèque de Mexico où se déroulait le premier match de la compétition : Mexique/Afrique du Sud.
Pendant ce temps, le réseau de transport de la capitale mexicaine a du relèver un défi, celui de transporter plus de 1,5 million de visiteurs de façon fluide et décarbonée.
Pour ce faire, l’agglomération a largement misé sur la fourniture par Zhongtong Bus d’une nouvelle flotte de trolleybus bimodes (électrique + batterie) en vue de créer « un couloir d’interconnexion » entre Polanco et l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), à seulement 5 km du stade.
Face à l’altitude de 2 240 mètres et aux reliefs complexes de Mexico, les nouveaux trolleybus bi-mode du constructeur allient les avantages écologiques du trolley classique à une autonomie hors ligne grâce à une source d’énergie auxiliaire, permettant de répondre aux besoins d’exploitation de 5h00 à 1h00 du matin.
Ils intègrent également différents systèmes de sécurité (alerte de collision, aide au maintien de voie) ainsi que des espaces adaptés pour fauteuils roulants et chiens guides.
Depuis 2022, Zhongtong Bus a livré des trolleybus bi-mode de 12m, puis 42 nouveaux véhicules, complétés par des bus électriques articulés de 18 et 27m.
Ces derniers sillonnent des zones comme Xochimilco (site classé à l’UNESCO) et renforcent la desserte de l’est de la ville.
par Pierre Cossard | Juin 11, 2026 | Autobus, Autocar, Les Infos, Réseau
Le 11 juin, après plusieurs mois de travail, la Région Occitanie, le Département de l’Hérault, Montpellier Méditerranée Métropole, Nîmes Métropole, Sète Agglopôle Méditerranée, Lunel Agglo et Pays de l’Or Agglomération ainsi que les Communautés de Communes du Grand Pic Saint-Loup, de la Vallée de l’Hérault, du Clermontais, du Lodévois et Larzac, le Pays Cœur d’Hérault et le syndicat mixte Hérault Transport ont finalisé le dossier de demande de statut du Service express régional métropolitain (SERM) Montpellier Méditerranée, avec le soutien de l’État.
Ce dossier va être remis au ministre chargé des Transports, en vue d’obtenir le statut de SERM. Le SERM Montpellier Méditerranée est considéré comme un levier essentiel de rééquilibrage et d’articulation entre politiques d’urbanisme et de mobilités.
L’ambition commune vise à proposer une réponse au besoin croissant de mobilités du territoire, en s’appuyant sur une armature d’infrastructures ferroviaires et routières pour déployer dès 2026 et progressivement d’ici à 2034 une nouvelle offre basée sur une étoile multimodale performante.
Outre une offre ferroviaire renforcée sur l’axe Sète-Montpellier-Nîmes à l’horizon 2034, sont aussi prévus des services routiers express complémentaires du ferroviaire, avec 5 lignes de cars express et 2 lignes de bus-tram, bénéficiant de voies dédiées, avec des fréquences de l’ordre de 10 à 15 mn en période de pointe et 20 à 30 mn en heures creuses, ainsi que la finalisation d’un BHNS destiné à renforcer l’offre de bus.
Par ailleurs, est envisagée la réalisation de 44 pôles d’échanges multimodaux et des correspondances entre modes (fer, route, réseaux urbains), ainsi que la mise en service de 300 km de réseau vélo structurant et 130 km d’itinéraires de rabattement autour des pôles.
Sont enfin répertoriés différents services destinés à l’usager et devant favoriser l’intermodalité : déployer la feuille de route partenariale MaaS (information voyageurs, interopérabilité tarifaire progressive et outils numériques facilitant l’accès à l’offre).
A l’horizon 2034, les investissements requis pour assurer le déploiement du SERM Montpellier Méditerranée s’élèvent à 1,2 Md€ (acquisition de matériels roulants et provisions comprises).
Ils sont associés, à terme, à 37,2 M€ de surcoûts d’exploitation bruts par an pour atteindre l’offre de service cible pour l’ensemble des modes concernés.
Les études et réalisations nécessaires à court terme pourront être financées en quasi-totalité dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) en vigueur (2021-2027).
par Pierre Cossard | Juin 11, 2026 | Autobus, Equipement, Les Infos, Réseau
La transition d’Eumo vers Mobco s’est-elle révélée fructueuse ? En termes de surface utilisée, il est clair que cette édition 2026 installée dans le hall 4 du parc des expositions de la Porte de Versailles du 9 au 11 juin derniers révélait une certaine diminution des investissements consentis par les exposants.
On remarquait une telle tendance chez tous les présents, même chez Transdev, Keolis, RATP ou SNCF, tandis que l’espace dédié aux start-up apparaissait très modeste par rapport à d’autres années.
Seul peut-être, l’espace consacré aux mobilités dites douces restait marqué par la présence de nombreux prestataires, dont, par exemple, Humbird avec son intéressante gamme Woodybus…

Le Woodybus de Humbird.
Le reste du salon était marqué par l’omniprésence de multiples prestataires liés, notamment, aux développements logiciels et informatiques, agrémentés de quelques navettes autonomes, des acteurs du domaine des téléphériques et de plusieurs industriels du ferroviaire comme Alstom ou CAF.
Sans doute la multiplication des événements européens à cette période de l’année est-elle pour quelque chose dans les choix réalisés par nombre d’exposants, au même titre sans doute que la double crise, économique et énergétique, qui touche actuellement toute l’Europe. Un constat flagrant concernant les industriels du secteur qui nous intéresse ici, celui des autobus.
Tous n’étaient donc pas présents, et ceux qui avaient fait le déplacement sont restés modestes au niveau de leurs stands. En dehors de Karsan, qui présentait par exemple un autobus E-ATA aux côtés de son minibus e-JEST, tous les autres se sont contentés d’un seul modèle mis en avant (Iveco Bus avec son GX 337, Daimler Bus avec un e-Citaro, Otokar avec un e-Kent, Solaris avec un Urbino 12, Ebusco, toujours présent avec son 3.0 de 18m, ou Renault avec son Master Shuttle e-Tech), voire aucun comme Volvo, Hess, Lohr ou Retrofleet dans le domaine du rétrofit.
Au fil des stands

Les Karsan eATA et eJEST.

Le e-Kent d’Otokar.

Le Mercedes-Benz e-Citaro.

Le Ebusco 3.0 de 18m.

Le Renault Master Shuttle e-Tech.

La navette autonome Béti.
La seule marque qui a finalement joué le jeu de l’événement restera Irizar, qui a officiellement dévoilé LA nouveauté industrielle du salon dans le secteur des autobus : son e-Tram Efficient de dernière génération.
Bonne nouvelle toutefois dans cette ambiance que d’aucun jugerait quelque peu morose, la fréquentation semble avoir été à la hauteur des attentes sur les trois journées de l’événement. Un point positif pour la prochaine édition Mobco de 2027, prévue cette fois à Saint-Etienne à la fin du mois de mars.
par Pierre Cossard | Juin 11, 2026 | Autobus, Entreprise, Les Infos, Réseau
Le concours du Bus d’Or, organisé par l’Union des Transports Publics et Ferroviaires (UTPF), a rendu son verdict le 11 juin, couronnant les meilleurs conducteurs de bus de France à l’issue de trois jours de compétition intense.
C’est Lionel Combacau, conducteur du réseau Transdev à Valence, qui s’impose et décroche le titre de Bus d’Or 2026 !
Sur les 60 conducteurs venus de toute la France, dix finalistes ont livré une dernière bataille en conditions réelles sur la ligne 28, en plein cœur de Paris.
Tout au long du parcours, des clients mystères membres du jury montaient aléatoirement aux arrêts, observant et évaluant chaque geste, chaque interaction, chaque décision au volant.
La remise des prix s’est tenue au salon Mobco, en présence de Thierry Mallet, président de l’UTPF et de Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités, qui a remis les trois premiers prix devant l’ensemble des opérateurs et partenaires de l’événement.
Le top 5 des finalistes (classés du 1er au 5e) du Bus d’Or 2026 est donc le suivant :
. Lionel Combacau – Valence (Transdev)
. Giovanni Viaene – Aurillac (Stabus)
. Guillaume Levasseur – Rouen (Transdev)
. Florian Renaldos – Paris (RATP)
. Julien Girard – Grenoble (M Tag)
Ozkan Yildrim – Nice (RLA)
Guillaume Levasseur – Rouen (Transdev)
- Prix de la meilleure conductrice
Lucile Lepionnier – Cotentin (Transdev)
- Prix du conducteur le plus jeune (parmi les finalistes)
Alexandre Porez – Saint Quentin (Transdev)
- Prix du conducteur le plus expérimenté (parmi les finalistes)
Philippe Mesnard – Bordeaux (Keolis)