par Pierre Cossard | Oct 16, 2025 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
Depuis sa création en 2016, Hyvolution est devenu le rendez-vous international de référence pour les acteurs de la filière hydrogène. L’événement de 2026 se déroulera du 27 au 29 janvier prochains à Paris Expo Porte de Versailles.
Selon ses organisateurs, il réunira entreprises, experts et institutions venus de plus de 60 pays, avec un nombre d’exposants internationaux qui a triplé depuis 2023.
L’édition 2026 accueillera une International Stage, dédiée aux prises de parole des pays et organisations internationales, ainsi que le pavillon des associations nationales hydrogène, reconduit après le succès de 2025 (plus de 15 associations présentes l’an dernier).
Pour célébrer son 10e anniversaire, Hyvolution Paris 2026 réaffirmera donc les trois piliers qui ont fait son succès : une plateforme mondiale où convergent les décideurs publics, les industriels et les territoires de plus de 60 pays.
Un salon qui réunit l’ensemble des solutions technologiques et des projets concrets, permettant de transformer les innovations en déploiements industriels.
Une programmation stratégique, nourrie par des débats de haut niveau et des formats inspirants, pour inspirer le dialogue entre les acteurs économiques, politiques et institutionnels.
par Pierre Cossard | Oct 16, 2025 | Les Infos, Réseau
Les 2 et 3 décembre prochains à Fort de France, se déroulera la Conférence Technique Territoriale sur l’intermodalité Terre-Mer (fleuve), portée par le CEREMA Outre-Mer.
Les navettes maritimes et fluviales sont, selon les organisateurs, au croisement d’enjeux « forts » comme la mobilité, la décarbonation des transports, la gestion des flux touristiques et l’adaptation au changement climatique.
Ces deux journées ont pour objectif de faire en sorte que les différents acteurs qui ont déjà expérimenté de telles liaisons partagent leur retour d’expérience, et de déterminer le potentiel futur de ce type de liaisons.
Cette rencontre sera une belle opportunité pour approfondir les réflexions sur le financement des services de transport maritime, les coûts d’exploitation, et les enjeux environnementaux.
La STAC (Karulis), opérateur qui a conduit l’expérimentation des bus de mer en Guadeloupe, sera également présent à cet événement, avec pour objectif la reprise des expérimentations dans l’île.
par Pierre Cossard | Oct 16, 2025 | Autobus, Autocar, Equipement, Les Infos, Réseau
Les fédérations professionnelles Union TLF, FNTR, OTRE et FNTV viennent d’exprimer leur vive inquiétude face aux orientations budgétaires envisagées dans le projet de loi de finances 2026 (PLF 2026) concernant la suppression des dispositifs de soutien aux énergies alternatives (suramortissement et fiscalité).
Depuis plusieurs années, les transporteurs routiers ont investi massivement pour verdir leurs flottes : véhicules électriques, bioGNV/GNV, B100, HVO, infrastructures de recharge ou d’avitaillement, et formation des personnels.
Ces investissements, encouragés par les politiques publiques et les objectifs européens, reposaient sur un cadre fiscal stable et lisible, garant de la viabilité économique des choix opérés. Cette stabilité et cette lisibilité promises ne semblent désormais que des incantations et leur absence plonge tout un secteur dans le trouble.
Les effets dévastateurs du PLF dans sa rédaction actuelle
La remise en cause brutale de ces soutiens dans la rédaction actuelle du PLF 2026 provoquerait, selon ces fédérations, une onde de choc économique et environnemental irréversible.
Elles prédisent des défaillances en chaîne puisque les actifs récents deviendraient « échoués » faute de modèle économique soutenable, menaçant la survie de nombreuses PME déjà fragilisées.
Elles estiment que, faute d’alternatives compétitives et adaptées à leurs besoins opérationnels, les transporteurs seraient contraints de revenir vers des motorisations fossiles, en contradiction avec les trajectoires climatiques fixées par l’État.
Enfin, la rupture de prévisibilité des politiques publiques remettrait en cause la crédibilité même de la transition énergétique du secteur.
Les fédérations appellent donc le gouvernement à supprimer totalement ces mesures et maintenir le cadre fiscal actuel pour les biocarburants, indispensable pour sécuriser les investissements réalisés.
Elles souhaitent poursuivre les travaux communs sur l’électrification des flottes, notamment via l’intégration de l’installation des IRVE au dépôt dans le dispositif IRRIC, prévue dans le projet de loi DADUE.
par Pierre Cossard | Oct 16, 2025 | Les Infos, Réseau
Portée par la Région Occitanie, la future Halle des mobilités de Toulouse vient d’obtenir son permis de construire. Ce bâtiment de 12 400m2 sera dimensionné pour répondre au triplement de la fréquentation de la Gare Matabiau à l’horizon 2032, soit 150 000 voyageurs quotidiens.
Il est conçu comme un trait d’union entre la ligne à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux, le Service Express Régional Métropolitain (SERM) ainsi que la ligne C du métro.
Ce bâtiment comprendra des services aux voyageurs, la Maison de l’Orientation régionale, une vélostation de 1 000 places, un ensemble de bureaux, et des surfaces commerciales.
Les travaux débuteront en 2026 et devraient s’achever en 2028 pour coïncider avec la livraison de la ligne C du métro et anticiper l’arrivée de la LGV Toulouse-Bordeaux.
Au total, 114 M€ seront mobilisés par la Région Occitanie pour la construction de ce bâtiment. Le projet fera l’objet de co-financements de la part de l’Etat et de Toulouse Métropole. La maîtrise d’ouvrage est déléguée à l’Agence Régionale de l’Aménagement et de la Construction (ARAC) Occitanie et à Europolia.
par Pierre Cossard | Oct 16, 2025 | Autocar, Entreprise, Les Infos
Le congrès annuel de la FNTV, qui s’est déroulé à la Maison de la Chimie le 15 octobre, fut l’occasion, pour le syndicat, de réitérer son attachement au mix-énergétique qui semble la seule voie de cette profession pour participer, de façon viable, à la décarbonation des transports.
Dans le contexte politique du moment, la venue du ministre des Transports (de plein exercice, une nouveauté), Philippe Tabarot, était en soi un événement. Avec un humour remarqué, ce dernier a rappelé sa volonté de présenter une loi cadre pour les transports, inspirées des résultats de la conférence Ambition France Transport présidée par Dominique Bussereau.
Il a aussi mis en avant son action pour la sécurité au travers du Plan Joana, et tenté de rassurer les opérateurs présents à propos du PLF 2026 qui prévoit une surtaxation des biocarburants. Phlippe Tabarot veut en effet sortir les professionnels de cette taxation.
Il répondait en cela aux questions posées en préambule de l’événement par Jean-Sébastien Barrault, président de la FNTV.
Par ailleurs, puisque la période est aux festivités concernant le dixième anniversaire de la mise en œuvre des fameux « Cars Macron », le ministre a milité pour la réalisation d’un travail sérieux autour des infrastructures, notamment des gares routières, notoirement mal équipées en France.
Un phénomène que rappelleront d’ailleurs en fin de journée les représentants de FlixBus et BlaBlaBus, qui eux, réclament aussi la mise en place d’un arbitrage indépendant concernant leurs rapports avec les agglomérations en matière de gares routières mais aussi de tarifs d’accostage.
L’idéologie face au réel
Le tableau suivant portait sur le sujet récurrent de la transition écologique des transports, cette fois sous la forme inusitée d’un duel entre Karima Delli, ex-présidente écologiste de la commission européenne des Transports, et Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités. Sans grande surprise, la première s’est murée dans la litanie (quelque peu brouillonne) des éléments de langage qui ont concouru ces dernières années à l’imposition de l’électrique comme seule alternative à la motorisation thermique. Autant dire que la salle fut loin d’être convaincue.

Valérie Pécresse vs Karima Delli.
Pour sa part, Valérie Pécresse a dressé son bilan de la « dédieselisation » du réseau de bus d’IDFM entamé en 2015. L’élue a tenu à rappeler que 30% des bus d’IDFM étaient aujourd’hui électriques à batteries, et que les 70% restant roulaient au biogaz. Elle a mis en lumière le fait que l’électrique, pertinent en centre-ville, ne fonctionnait guère en grande couronne par manque d’infrastructures et d’autonomie.
Elle a aussi tenu à rappeler que l’argent manquait, et que l’entêtement « électrique » contribuait à la destruction du tissu industriel automobile, mais aussi à celle des agriculteurs. « Le tout électrique finira par le tout chinois », a-t-elle conclu.
Une analyse largement reprise dans le débat suivant, intitulé « Europe et éco-transition », pendant lequel Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne Rhône-Alpes, a fait l’éloge du pragmatisme et de l’agilité, allant même jusqu’à considérer que les décisions de l’UE n’avaient pas été intelligentes.
Quant à Athina Argyriou, présidente déléguée générale de la Chambre syndicale des importateurs d’automobiles et de motocycles (CSIAM), elle conclut sur le fait que, en France, « la sur-transposition des normes conduit à la suradministration, à la complexification, donc à la catastrophe… ».
Faire plus avec moins…
Des diverses interventions qui ont clôturé la matinée, on retiendra celle d’Amir Reza-Tofighi, président de la CPME, qui n’a pas hésité à conclure son alarmante présentation par cet appel : « il faut demander à nos politiques de ne rien faire dans les 18 mois à venir, sauf de la simplification ».
Celle de Dominique Bussereau, ancien ministre et récent président d’Ambition France Transports aura permis de dresser un rapide bilan de la conférence, et d’identifier les pistes qui devraient être suivies dans la future loi-cadre promise par Philippe Tabarot.

Dominique Bussereau.
Dominique Bussereau milite ainsi pour une meilleure participation des clients au coût des transports (il se positionne logiquement comme un farouche opposant à la gratuité), il préconise un retour d’une certaine forme d’écotaxe à caractère locale et réclame le flèchage des taxes issues des transports, vers le transport.
Louis Nègre, président du GART, lors de la table ronde suivante, usera de son franc parlé habituel pour aller un peu plus loin. « Où va l’argent ? s’interroge-t-il, l’Etat prélève 60 milliards d’euros au nom de la mobilité, mais combien investit-il ? Je n’ai pas la réponse ».
Plus policée, l’intervention suivante sur la sécurité aura permis de rappeler le chemin parcouru par la profession en la matière, et de militer pour la tolérance zéro en matière d’alcool et de drogue, et de travailler encore plus à la sensibilisation des usagers de l’autocar au port de la ceinture.