par Pierre Cossard | Nov 17, 2023 | Autobus, Autocar, Equipement, Les Infos
Le Syndicat Départemental d’Énergie des Côtes d’Armor (SDE22), en partenariat avec les Syndicats Départementaux d’Énergie et les SEM Énergies de Bretagne et des Pays de Loire, a organisé le 15 novembre dernier une journée de mobilisation consacrée au soutien de la filière BioGNV.
Ces organisations constatent que l’évolution de la législation européenne sur la décarbonation des transports de marchandises et de voyageurs (le Règlement CO2véhicules lourds) menace aujourd’hui une filière qui s’est développée autour du Gaz Naturel Véhicules (GNV) et du BioGNV, puisque ces deux ressources sont exclues du mix énergétique.

Le BioGNV, modèle d’économie circulaire ?
La filière BioGNV a en effet bénéficié d’investissements publics conséquents (fonds FEDER). Elle est aujourd’hui opérationnelle « et doit continuer son développement afin d’atteindre les objectifs fixés par le Gouvernement et la Commission européenne pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre ».
Dans un premier temps, la filière avait proposé de prendre en compte l’Analyse du Cycle de vie complet des véhicules ce qui démontrait que le BioGNV avait toute sa place. Le Parlement européen a rejeté cette demande car l’Analyse du Cycle de vie est considérée complexe à appliquer.

Les stations du réseau Bretagne Mobilité Gaz Naturel Véhicules (BMGNV).
Les acteurs de la filière BioGNV proposent donc aujourd’hui un amendement qui prendrait en compte un Facteur de Correction Carbone et celui bilan carbone des biocarburants dans le calcul des émissions de CO2 au pot d’échappement.
C’était l’objet de la matinée de mobilisation dans l’Ouest.
par Pierre Cossard | Nov 17, 2023 | Autocar, Entreprise, Les Infos
La Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère (CAPI) a présenté le 16 novembre dernier trois autocars rétrofités qui seront mis en service sur son réseau de transport collectifs Ruban.
L’AOM a renouvelé Keolis en 2022 à travers une DSP qui a débuté le 1er septembre 2022 et prendra fin en 2028. Dans le cadre de ce contrat, Keolis Porte de l’Isère fait appel à deux sous-traitants, le Groupe Faure et Keolis Porte des Alpes.
Soucieuse de poursuivre sa démarche environnementale, la CAPI a étudié depuis 2019 la possibilité de faire circuler des véhicules plus propres et respectueux de l’environnement sur son réseau RUBAN. Elle s’est ainsi inscrite dans une politique globale de verdissement de son parc de véhicules.
Une volonté de verdissement qui s’applique également aux véhicules mis à disposition par les sous-traitants de Keolis Porte de l’Isère.
En 3 ans, la CAPI a acquis 5 véhicules plus propres pour son réseau RUBAN. Sur les 6 années du contrat de DSP, il est ainsi prévu de faire l’acquisition : de bus électriques ; d’un véhicule TPMR électrique ; de bus mild-hybride diesel.
Dans ce cadre, Keolis a proposé de transformer trois de ces autocars diesel en autocars électriques grâce au rétrofit.
Ces trois véhicules exploités par Keolis Porte de l’Isère vont être affectés à la ligne scolaire 1390 qui permet de relier les établissements de Bourgoin-Jallieu depuis les communes de Saint-Quentin-Fallavier, Villefontaine, la Verpillière et Vaulx-Milieu.
Ce projet a été réalisé par la société Retrofleet sur des autocars Iveco Crossway de 2015 (changement d’un moteur thermique par un moteur électrique de 250 KW), avec une autonomie de 150 à 200 km.
Selon Keolis, cet autocar rétrofité est le premier véhicule lourd (19 tonnes) à avoir réussi tous les tests d’homologation réglementaire à l’UTAC (l’Union technique de l’automobile et du cycle) et à réellement pouvoir être produit en série, avec un processus industriel basé en France.
par La rédaction | Nov 16, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos
Milla Group, petite société française spécialiste de la conduite autonome, est présente au Salon des Maires qui se déroule du 21 au 23 novembre 2023.
L’entreprise révélera à cette occasion sa dernière innovation, la navette Milla, un minibus ou minicar électrique et autonome, « conçu pour répondre aux exigences modernes des zones urbaines, périurbaines et rurales ».
Selon ses promoteurs, « ce véhicule n’est pas seulement un produit », mais fait partie d’une solution de transport complète qui pourrait marquer un tournant décisif dans une approche de la mobilité intelligente.
par Pierre Cossard | Nov 16, 2023 | Autocar, Entreprise
Les députés européens au sein de la commission des transports et du tourisme (TRAN) du Parlement européen, ont voté le 16 novembre en faveur des amendements de compromis déposés par le rapporteur principal de la Tran sur les règles relatives aux temps de conduite et de repos des conducteurs d’autocars, en faisant la distinction indispensable avec les règles fixées pour les chauffeurs de camion.
En mai 2023, plus de trois ans après l’adoption du paquet Mobilité 1 de l’UE, la Commission européenne a reconnu que les règles actuelles en matière de conducteurs d’autocar n’étaient pas adaptées au secteur du transport occasionnel de passagers, car elles ne reflétaient que les besoins de la profession de chauffeur de camion, et a soumis une proposition prometteuse.
La proposition de la Commission a depuis été améliorée par le rapporteur principal de la commission Tran sur les règles en matière de temps de conduite et de repos pour les conducteurs d’autocars.
Raluca Marian, porte-paroles de l’IRU auprès de l’UE, a ainsi déclaré : « soumettre les chauffeurs d’autocars transportant 50 touristes ou plus à des règles destinées aux chauffeurs de camion transportant des marchandises, comme c’est le cas aujourd’hui, est à la fois irrationnel et dangereux : cela expose les chauffeurs d’autocar à un stress inutile et, à son tour, cela compromet la sécurité routière ».
Les conducteurs d’autocars de tourisme adaptent leurs trajets en fonction du rythme de leurs passagers. Cela signifie davantage de pauses et d’arrêts en cours de route, ainsi qu’une combinaison de trajets plus longs (au début et à la fin des circuits longue distance) et de trajets plus courts (pendant les circuits), avec un temps de conduite moyen d’environ 4,5 à 5 heures par jour.
La proposition de la rapporteuse Henna Virkkunen (PPE) prenait en compte et améliore les recommandations formulées précédemment par la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, tout en renforçant la proposition et en simplifiant l’application des futures règles en numérisant les documents et les pratiques de contrôle.
par Jérémie Anne | Nov 16, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos, Réseau
Cela fait maintenant deux ans que RATP Dev, via sa filiale Autolinee Toscane, a repris l’exploitation de la totalité des 965 lignes de bus de la Toscane.
Depuis le 1er novembre 2021, entrée en vigueur de ce contrat, celui-ci a permis de fusionner les 22 sociétés préexistantes. Les 965 lignes représentent un volume annuel de 110 millions de kilomètres, mobilisant une flotte de 2700 véhicules. Autolinee Toscane emploie 5000 collaborateurs dont 4000 conducteurs.
L’entreprise a investi depuis son arrivée 310 M€, dont 24 millions pour renouveler la flotte de véhicules. La vidéoprotection a été déployée et le système d’information voyageurs a été renouvelé. Des campagnes de recrutement ont eu lieu pour pallier aux pénuries de conducteurs de bus, lesquelles ont permis de recruter 786 nouveaux collaborateurs depuis 2021.
La filiale détenue par RATP Dev a érigé la relation client en priorité. Une nouvelle application pour smartphone a été déployée, téléchargé par 562 000 personnes. Un nouveau site internet permettant la vente des billets a été déployé. D’une manière générale, la refonte du système billettique a permis la commercialisation de 805 000 abonnements et 27 millions de billets. Des investissements qui portent leurs fruits, les clients ayant attribué la note de 7,3 sur 10 à la qualité du service.
D’une manière générale, l’objectif d’Autolinee Toscane est de proposer un transport local simplifié, plus confortable, moderne, innovant et technologiquement avancé pour les voyageurs de la Toscane, indique RATP Dev.
par Pierre Cossard | Nov 16, 2023 | Autocar, Entreprise, Les Infos
Le Conseil National Routier vient de publier sa dernière note sur le coût du transport routier de voyageurs. Selon cette publication, l’inflation importante des coûts du transport scolaire observée en 2022 se poursuit en 2023.
Après avoir progressé de + 7,3% en moyenne annuelle sur 2022, le coût de revient total d’un autocar scolaire enregistre une inflation de + 5,3% en 2023. Depuis deux ans, l’augmentation des coûts atteint donc + 13%.
Parmi les facteurs explicatifs de ces hausses, le CNR met en lumière le poste conducteur, composante prépondérante, qui enregistre une inflation de + 15,8% depuis deux ans (+12,4% sur la seule année 2023).
Note positive dans le contexte, la publication constate que le chiffre d’affaires des entreprises du transport routier de voyageurs (transport régulier et à la demande) se redresse progressivement au cours du premier semestre 2023 pour retrouver son niveau d’avant crise covid, et ce malgré la pénurie persistante de conducteurs.
Pour 2024, le CNR reconnait que « la conjoncture économique très incertaine complexifie l’exercice de prévisions ». Selon de nombreux experts, le contexte inflationniste de 2023 devrait se poursuivre en 2024.
Le CNR prend en compte dans ses perspectives pour 2024 les conséquences de l’accord social du 16 octobre 2023 qui revalorise les minima conventionnels de rémunération de +4,3% à compter du 1er janvier 2024. Ce surcoût sur les salaires est amplifié par la diminution mécanique des allègements « Fillon » qu’il engendre.
En matière de charges de structures, le CNR retient une augmentation pour 2024 de +3,1% des coûts indirects de structure, correspondant à la prévision calculée par l’Insee d’inflation sous-jacente des services.
Concernant la maintenance, l’indice retenu par le CNR retient trois composantes : l’entretien-réparations, l’AdBlue et les pneumatiques. En moyenne annuelle, les coûts d’entretien augmentent de +8,2% sous les effets de l’inflation des charges d’entretien-réparations (pièces, achats prestations externes, lubrifiants et autres coûts d’atelier) et des revalorisations salariales appliquées au personnel d’atelier.
Après avoir enregistré des niveaux records en 2022, les prix d’AdBlue pris en compte dans cette composante diminuent en 2023 (-12,9%).
De leur côté, les prix des pneumatiques progressent en 2023. L’indice Insee des prix de pneumatiques augmente ainsi de +7% sur les huit premiers mois de l’année. L’inflation du prix des gommes est diluée dans l’indice par le taux de renouvellement des pneus.
Par ailleurs, le CNR n’établit pas de prévision sur le carburant, poste toujours volatil. Pour le reste, l’inflation des coûts du TRV scolaire, hors carburant, attendue en 2024 s’élèverait à + 5,7 %.