par Pierre Cossard | Déc 7, 2023 | Autobus, Entreprise, Les Infos
Alexander Dennis, filiale de NFI Group Inc., vient d’annoncer la société écossaise Shuttle Buses lui avait commandé un bus électrique de nouvelle génération Enviro100EV lancé le mois dernier.
Shuttle Buses, qui exploite une flotte de 55 bus et autocars depuis sa base d’Ayrshire à Kilwinning, est ainsi le premier opérateur indépendant à commander le nouveau « big small bus », comme le nomme le constructeur.
L’Enviro100EV zéro émission a été conçu dès le départ pour répondre aux exigences spécifiques de l’exploitation des bus au Royaume-Uni et en Irlande.
Mesurant 8,5 m de long et 2,35 m de large, il est équipé de batteries de 354 kWh fournies par Impact Clean Power Technology selon une conception Alexander Dennis et d’une alimentation fournie par le système d’entraînement électrique Voith.
par La rédaction | Déc 7, 2023 | Entreprise, Les Infos
Transdev et l’association The Shifters ont signé une convention afin de déployer les ateliers de la Fresque de la Mobilité à l’international.
Après avoir conclu un premier partenariat le 22 juin 2023 pour mettre en place, en France, des ateliers collaboratifs de sensibilisation aux enjeux carbone de la mobilité des personnes, Transdev et l’association The Shifters vont donc étendre le dispositif sur les trois continents où le Groupe est implanté.
Inspirée de la Fresque du Climat, la Fresque de la Mobilité entend faire comprendre les défis de la mobilité. Les objectifs sont multiples : cela concourt, tout d’abord, à favoriser la réduction des émissions de gaz à effet de serre en agissant sur tous les déplacements personnels et professionnels des collaborateurs, effectués par des moyens individuels ou collectifs.
Allemagne, Espagne, Irlande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Australie et Canada sont, après la France, les 9 premiers pays dans lesquels les équipes de Transdev, formées par les membres de The Shifters, vont organiser des ateliers permettant de développer des connaissances en faveur d’une mobilité décarbonée.
Les équipes qui participent à ces ateliers peuvent y trouver une source d’inspiration et de débats avec toutes les parties prenantes publiques et privées pour faire avancer les plans de mobilités et – le cas échéant – les Plans de Déplacement Entreprise (PDE).
par Pierre Cossard | Déc 6, 2023 | Entreprise, Les Infos, Réseau
Le 30 novembre dernier, le gouvernement a accordé par décret une aide exceptionnelle de 50 M€ « aux opérateurs de services réguliers de transport public de personnes routiers et guidés urbains ».
Une aide qui vise « à compenser les dommages subis et leurs baisses de chiffre d’affaires résultant de la crise sanitaire liée à la pandémie de SARS-CoV-2 » pour la période de référence allant du 17 mars 2020 au 30 juin 2020 par rapport à la même période en 2019.
Si le calcul du résultat de l’opérateur affiche une perte, celle-ci sera couverte à 100% par l’État, selon le principe du « premier arrivé premier servi », le décret indiquant que « l’aide est attribuée dans l’ordre du dépôt des demandes », et ce dans la limite du plafond total fixé.
Problème, ce décret précise aussi que ne sont éligibles à cette aide que les entreprises présentant un chiffre d’affaires pour l’année 2020… supérieur à 4,5 Mds€ ! Autrement dit, l’aide ne bénéficiera qu’aux géants du transport public que sont Transdev (6,8 milliards de CA en 2020), Keolis (6 milliards) ou RATP (5,5 milliards). Selon les observateurs les plus fins du secteur, il semble d’ailleurs que cette aide soit clairement pointée vers… la RATP.
Une spécificité qui n’a pas manqué de faire bondir le GART (Groupement des Autorités Responsables de Transport) et AGIR qui, le 5 décembre, se sont étonnées « qu’elle ne soit pas accessible à tous les opérateurs urbains et régionaux quel que soit leur taille, leur statut et leur localisation en Île-de-France ou en province ».
Visiblement courroucées, les deux organisations ont aussi tenu à rappeler que les pertes des opérateurs avaient été largement compensées par les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) dans le cadre des relations contractuelles qui les lient.
« Les AOM ont, elles-mêmes, été lourdement impactées par la crise du COVID et nous rappelons que le GART demande, avec insistance mais sans succès jusqu’à présent, que les avances remboursables accordées aux AOM urbaines de province, pour un montant total de 647 millions d’euros, soient transformées en subvention. De même, les régions n’ont pu bénéficier ni des avances remboursables durant la crise sanitaire ni de l’aide de l’État concernant la hausse des coûts énergétiques », ont-elles tenu à préciser.
Le GART a par ailleurs estimé, pour ce qui est des seuls transports urbains de province, 28 Mds€ d’investissements seraient nécessaires d’ici à 2030, notamment dans le cadre de la transition énergétique.
« Nous réitérons notre demande au gouvernement de travailler collectivement, État et parties prenantes de la mobilité urbaine et régionale, pour consolider le modèle économique des AOM », a conclu l’organisation.
par Pierre Cossard | Déc 6, 2023 | Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
FAIRTIQ, fournisseur suisse de solutions de billettique mobile post-paiement, vient d’annoncer qu’il allait fournir une solution numérique pour le système Rejsekort au Danemark.
Rejsekort & Rejseplan A/S, en charge de l’exploitation de Rejsekort pour le compte des autorités de transport public au Danemark, a donc choisi, à travers un appel d’offres, la société suisse comme partenaire privilégié pour développer une solution avancée de billettique mobile PAYG (Pay-as-you-go ou post-paiement) pour l’ensemble des transports publics nationaux au Danemark.
Cette solution nationale entièrement numérique permettra aux utilisateurs d’utiliser les bus, les trains, les métros et les tramways dans tout le Danemark de manière transparente.
La solution basée sur smartphone remplacera progressivement la solution de contrôle in/out basée sur carte, qui génère actuellement près de 500 000 trajets par jour. Le déploiement progressif débutera en 2024.
par Pierre Cossard | Déc 5, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos
La proposition CountEmissions EU a été présentée par la Commission européenne plus tôt cette année dans le cadre du Greening Freight Package, et le Conseil de l’Europe vient de rendre son avis et ses propositions sur ce texte.
Ce nouveau règlement viserait, rappelons-le, à mettre en œuvre un cadre commun européen pour le calcul et la divulgation des émissions de GES (gaz à effet de serre) provenant des services de transport de passagers et de marchandises.
Le Conseil a soutenu l’approche de la Commission et a aligné la proposition CountEmissions EU sur la norme ISO 14083 qui est déjà utilisée et fournit une méthodologie pour calculer et divulguer les émissions de GES en utilisant une approche du puits à la roue.
Le Conseil souhaiterait que les « grands opérateurs de transport » soient obligés de comptabiliser leurs émissions pour leurs opérations nationales sur la base de l’activité de leur flotte et de leurs opérations réelles.
Elles doivent déjà déclarer leurs émissions conformément à la directive européenne sur les rapports sur le développement durable (CSRD). Le problème, notamment soulevé par l’IRU, est que pour le CountEmissions EU, le Conseil n’utilise pas comme définition d’une « grande entreprise » celle utilisée dans le CSRD, d’où un manque de cohérence possible.
Le Conseil oblige également la Commission européenne à fournir un outil en ligne pour calculer les émissions de GES. Restera à définir la nature du traitement des sous-traitants, pas toujours à même de fournir ce type de données (un point fondamental pour le transport de marchandise, mais non négligeable pour le secteur des voyageurs).
Toujours selon l’IRU, la vérification des données de sortie est aussi un élément supplémentaire qui n’a pas été correctement pris en compte. Une fois que les opérateurs auront calculé leurs émissions de GES, celles-ci devront en effet être vérifiées par un organisme d’évaluation de la conformité pour garantir qu’elles répondent aux exigences.
Même si la Commission envisage d’adopter ultérieurement des règles spécifiques pour la procédure de vérification, la portée devrait d’ores et déjà être clarifiée dans la proposition. La position du Parlement sur le CountEmissions EU, attendue en avril, sera ensuite soumise au Conseil lors des négociations en trilogue.
par Pierre Cossard | Déc 5, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos
En vue des prochaines négociations avec le Parlement, les ministres des transports de l’UE ont approuvé le 5 décembre dernier l’orientation générale du Conseil de l’Union européenne sur deux dossiers clés : les règles relatives aux temps de conduite et de repos pour les conducteurs de tourisme par autocar et les règles relatives au permis de conduire.
La proposition de la Commission européenne visant à réviser les règles relatives au permis de conduire offre la possibilité de supprimer certains des principaux obstacles à l’attraction de davantage de talents dans le bassin de conducteurs de l’UE.
Selon l’IRU, le Conseil, premier législateur européen à définir sa position sur ce dossier, a reconnu le potentiel à certains égards, « mais a raté plusieurs opportunités ». Parmi les avancées notables, le Conseil soutient la proposition de la Commission européenne visant à autoriser la conduite accompagnée et la formation des conducteurs de camions (catégories C et C1) à partir de 17 ans.
Cela permettra aux jeunes diplômés des écoles professionnelles d’acquérir une expérience de conduite en toute sécurité sous la supervision d’un conducteur expérimenté. L’inconvénient est que les États membres seront autorisés à définir des pratiques nationales différentes.
Le Conseil a aussi adopté la proposition de la Commission relative à un mécanisme européen permettant de reconnaître les permis de conduire des pays tiers. Actuellement, chaque État membre suit ses propres pratiques.
Malheureusement, le Conseil a, toujours selon l’IRU, également raté l’occasion de répondre aux besoins du transport collectif, en supprimant par exemple la limite arbitraire de 50 kilomètres pour les conducteurs professionnels d’autobus et d’autocars de moins de 21 ans.« Même si des progrès ont été réalisés, des solutions importantes manquent dans l’approche générale du Conseil. Nous espérons que le Parlement européen apportera une meilleure version des règles sur le permis de conduire aux négociations du trilogue », a conclu Raluca Marian, porte-parole de l’IRU auprès de l’UE.
Par ailleurs, les négociations sur le paquet Mobilité 1 ont abouti à un accord de dernière minute entre les législateurs qui se sont concentrés principalement sur le transport de marchandises, laissant les chauffeurs de tourisme par autocar avec des règles de conduite et de repos non adaptées à leur travail.
Dès le début, l’IRU a accueilli favorablement la proposition de la Commission européenne visant à établir des règles spécifiques pour le tourisme par autocar, ce qui constitue un pas dans la bonne direction qui bénéficiera aux conducteurs, aux passagers et aux opérateurs du tourisme par autocar.
L’approche générale du Conseil a largement adopté la proposition de la Commission. Surtout, il permet aux conducteurs de tourisme en autocar de :
. Diviser leur pause de 45 mn en pauses plus courtes d’au moins 15 mn, en fonction de la durée du temps de conduite quotidien ;
. Prolonger leur temps de service d’une heure une à deux fois, selon la durée du voyage, avec compensation intégrale ;
. Conduire pendant 12 jours consécutifs lors de voyages nationaux et récupérer le repos hebdomadaire sauté après le voyage, ce qui est déjà possible pour les voyages internationaux.
« Reconnaître le mode de travail spécifique des chauffeurs de tourisme par autocar et leur permettre d’adapter leur temps de conduite et leurs pauses aux spécificités de leur secteur améliorera la sécurité et les conditions de travail, renforçant ainsi l’attractivité de la profession pour ce mode de transport respectueux de l’environnement », a déclaré Raluca Marian.