L’AFGNV devient France Mobilité Biogaz

L’AFGNV devient France Mobilité Biogaz

L’AFGNV (Association Française du Gaz Naturel Véhicules) vient d’annoncer officiellement qu’elle allait adopter un nouveau nom « qui reflète mieux ses orientations stratégiques actuelles ».

« L’horizon de la filière consiste désormais, tout en poursuivant son développement, à basculer rapidement, avant 10 ans, vers 100% de biométhane, et à offrir ainsi un carburant au pouvoir de décarbonation comparable à celui de l’électricité d’origine française », explique l’association. D’où le choix de France Mobilité Biogaz.

Selon ses promoteurs, le BioGNV doit en effet jouer tout le rôle auquel il peut légitimement prétendre dans la décarbonation des transports, et ce alors qu’il n’est pas assez reconnu comme une des composantes importantes du mix-énergétique nécessaire au bon fonctionnement du secteur.

Erwan Cotard, président de France Mobilite Biogaz (Copyright Carré).

 

« Nous avons à défendre une filière vertueuse mais aussi trop peu connue et menacée, conclue Erwan Cotard, le président de France Mobilité Biogaz. Notre nouvelle identité de marque clame que notre énergie sera une brique nécessaire du futur mix décarboné de la mobilité, avec l’électricité, les carburants liquides bas carbone et l’hydrogène. »

Hydrogène : Symbio et Pulsalys s’allient

Hydrogène : Symbio et Pulsalys s’allient

Symbio, spécialiste de la mobilité hydrogène zéro-émission, vient d’annoncer qu’il s’associait à Pulsalys, l’incubateur et accélérateur d’innovations DeepTech de Lyon et Saint-Etienne, pour accélérer la création de startups innovantes dans le domaine de l’hydrogène.

L’objectif annoncé est d’accompagner et accélérer la création de startups issues des équipes des sites universitaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le domaine de l’hydrogène, permettre aux startups de la filière d’être accompagnées dans leur phase d’incubation et de se rapprocher plus rapidement des laboratoires publics et privés pour accélérer leur développement, et soutenir l’émergence d’un écosystème hydrogène robuste en Auvergne-Rhône-Alpes.

La signature de cet accord permettra à Symbio de mettre son expertise dans les technologies liées à l’hydrogène au service de startups choisies, en cours de création ou incubées chez Pulsalys avec notamment un accès privilégié aux laboratoires et équipements de Symbio et/ou à du mentoring.

Pulsalys apportera quant à elle son expertise à Symbio d’une part dans la détection d’opportunité de création et mise en relation de startups issues de laboratoires publics de recherche dans le domaine, et d’autre part, dans la phase d’incubation de startups dont le marché relève de la filière hydrogène.

Le Parlement vote pour un Euro VII en mode « pause environnementale » ?

Le Parlement vote pour un Euro VII en mode « pause environnementale » ?

Le 9 novembre 2023, le Parlement européen a adopté sa position de négociation sur la refonte des règles de l’Union relatives à la réception par type et à la surveillance du marché des véhicules à moteur (Euro 7) par 329 voix pour, 230 contre et 41 abstentions.

Rappelons que le 10 novembre 2022, la Commission avait proposé des normes plus strictes en matière d’émissions de polluants atmosphériques pour les véhicules à moteur à combustion, quel que soit le carburant utilisé.

Les limites d’émission actuelles s’appliquent aux voitures et camionnettes (Euro 6), ainsi qu’aux bus, camions et autres véhicules utilitaires lourds (Euro VI).

Ce règlement modifiera donc les limites actuelles pour les émissions d’échappement (comme les oxydes d’azote, les particules, le monoxyde de carbone et l’ammoniac) et introduira de nouvelles mesures pour réduire les émissions des pneus et des freins, mais aussi pour augmenter la durabilité des batteries.

Selon l’annonce faite par le Parlement, les députés sont d’accord avec les niveaux proposés par la Commission pour les émissions polluantes des véhicules particuliers et proposent en plus une division des émissions en trois catégories pour les véhicules utilitaires légers, en fonction de leur poids.

Ils proposent également des limites plus strictes d’émissions d’échappement mesurées en laboratoire et dans des conditions de conduite réelles pour les bus et les véhicules utilitaires lourds.

Le Parlement souhaite également aligner les méthodes de calcul et les limites européennes pour les émissions de particules des freins et les taux d’abrasion des pneus sur les normes internationales en cours d’élaboration par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe.

Selon le rapporteur de ce texte, Alexandr Vondra : « Avec ce compromis, nous servons les intérêts de toutes les parties impliquées et nous évitons des positions extrêmes ». Le Parlement est maintenant prêt à entamer des négociations avec les gouvernements de l’UE sur la forme finale de la loi.

 

Karima Delli

Ce compromis n’est toutefois pas du goût de tout le monde, notamment de l’euro-députée Karima Delli, présidente de la Commission Transport, qui a refusé de voter un texte qu’elle considère comme déterminant une norme plutôt Euro 6b UE 7…

Elle n’a d’ailleurs pas hésité – sans doute dans un accès de colère – à ressortir dans un communiqué, non seulement l’histoire du Dieselgate, mais aussi à lancer sur la place publique quelques chiffres propres à marquer les esprits : « 300 000 morts prématurées par an en Europe des conséquences de la pollution de l’air… » ; « 100 millions de véhicules poubelles qui seront vendus sous une norme datant de 2009… » (d’ici 2035, NDLR) ; « 100 milliards d’euros de dégâts sanitaires pour l’Europe d’ici 2050 »…

Des chiffres que certains jugeront peut-être un peu excessifs pour être vraiment pris au sérieux…

Salon : ENVIROpro Sud-Ouest 2023 à Toulouse

Salon : ENVIROpro Sud-Ouest 2023 à Toulouse

ENVIROpro Sud-Ouest 2023, le salon des solutions environnementales, se déroulera les 22 et 23 novembre prochains au MEETT de Toulouse.

Les organisateurs d’ENVIROpro annoncent quelque 200 exposants et attendent 5000 visiteurs. L’événement est entièrement gratuit, de l’entrée à l’accès aux conférences en passant par le parking ou le vestiaire.

L’édition toulousaine est le nouvel épisode d’un concept qui a déjà apporté des solutions aux entreprises et collectivités à Bordeaux, Angers, Nancy et Douai.

ENGIE Solutions et Gironde Energies inaugurent une nouvelle station de carburants alternatifs

ENGIE Solutions et Gironde Energies inaugurent une nouvelle station de carburants alternatifs

Gironde Energies et GNVERT, l’offre de mobilité au gaz naturel d’ENGIE Solutions, ont inauguré le 8 novembre une station d’avitaillement BioGNC à Beychac-et-Caillau (33).

Située aux portes de la métropole bordelaise et proche des principaux axes routiers et autoroutiers, la station vient consolider le maillage territorial de la région Nouvelle Aquitaine et accélérer la décarbonation de la mobilité des acteurs économiques et publics du territoire.

Elle permettra aux poids lourds, mais aussi aux véhicules de transport collectif de bénéficier d’un avitaillement permanent, et d’accéder aux zones à faibles émissions, en plein essor dans de nombreuses métropoles et agglomérations, grâce à leur classification environnementale Crit’Air 1.

Par ailleurs, cette station offre aussi la possibilité de recharger des véhicules électriques grâce à la présence d’un superchargeur de 120 kW du réseau public MOBIVE porté par le SDEEG.

Siemens : les infrastructures de recharge ne peuvent pas absorber la croissance du parc

Siemens : les infrastructures de recharge ne peuvent pas absorber la croissance du parc

Siemens Financial Services (SFS) a publié une nouvelle étude à propos du maillage du réseau de bornes de recharges pour les véhicules électriques dans un certain nombre de pays et de régions.

La densité est calculée à la fois en proportion du « parc » de véhicules électriques (nombre de bornes de recharge publiques divisé par le nombre de véhicules électriques) et en tant que bornes de recharge par kilomètre de route principale.

Presque toutes les régions étudiées affichent un rapport préoccupant entre les installations de recharge publiques et le nombre de véhicules électriques sur les routes, ou par rapport à l’infrastructure routière elle-même. Seule la Chine semble avoir investi sérieusement dans les réseaux publics de recharge des véhicules électriques. Pendant ce temps, les pays européens comme le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Espagne n’atteignent même pas la moitié du taux de mise en œuvre de la Chine.

 

 

Ces résultats font suite à de précédentes études de SFS qui estimaient qu’il existe un « écart » de 104 Mds€ pour le développement mondial de l’infrastructure de recharge des véhicules électriques, uniquement sur la période 2023-2025. Cet « écart » représente l’infrastructure de recharge des véhicules électriques qui n’a pas encore été acquise par un financement intelligent tiers – c’est-à-dire qui est encore financée par des CAPEX (dépenses en capital).

Pour remédier à la disparité grandissante entre un marché croissant des véhicules électriques et le manque actuel d’infrastructures accessibles au public pour le soutenir, l’étude souligne l’intérêt croissant pour les nouveaux modèles de financement du secteur privé basés sur les usages, les performances et les résultats.

Ces modèles de financement – proposés par des financiers spécialisés tels que SFS – vont des accords de crédit-bail, qui permettent de gérer les flux de trésorerie, à des accords plus complexes basés sur les usages, qui permettent des méthodes d’accès à la technologie de chargement électrique « X-as-a-Service ».

Quelle que soit la structure, de tels modèles sont conçus pour rendre l’investissement abordable avec des paiements réguliers gérables, généralement organisés pour correspondre aux flux de trésorerie attendus générés par les bornes de recharge, neutralisant dans certains cas le budget d’investissement.

 

« Il est encourageant de constater l’adoption généralisée des véhicules électriques et il est très important que les pays agissent de toute urgence pour soutenir ce changement avec les bonnes infrastructures, déclare Thierry Fautré, Président de Siemens France, Siemens Financial Services, France. Au rythme actuel d’adoption, la recharge des véhicules électriques ne peut pas encore répondre à la demande. Mais un financement déployé intelligemment peut contribuer à accélérer les investissements et à rendre les réseaux routiers plus durables dans le monde entier ».