BioGNV : l’Ouest se mobilise

BioGNV : l’Ouest se mobilise

Le Syndicat Départemental d’Énergie des Côtes d’Armor (SDE22), en partenariat avec les Syndicats Départementaux d’Énergie et les SEM Énergies de Bretagne et des Pays de Loire, a organisé le 15 novembre dernier une journée de mobilisation consacrée au soutien de la filière BioGNV.

Ces organisations constatent que l’évolution de la législation européenne sur la décarbonation des transports de marchandises et de voyageurs (le Règlement CO2véhicules lourds) menace aujourd’hui une filière qui s’est développée autour du Gaz Naturel Véhicules (GNV) et du BioGNV, puisque ces deux ressources sont exclues du mix énergétique.

 

Le BioGNV, modèle d’économie circulaire ?

 

La filière BioGNV a en effet bénéficié d’investissements publics conséquents (fonds FEDER). Elle est aujourd’hui opérationnelle « et doit continuer son développement afin d’atteindre les objectifs fixés par le Gouvernement et la Commission européenne pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre ».

Dans un premier temps, la filière avait proposé de prendre en compte l’Analyse du Cycle de vie complet des véhicules ce qui démontrait que le BioGNV avait toute sa place. Le Parlement européen a rejeté cette demande car l’Analyse du Cycle de vie est considérée complexe à appliquer.

 

Les stations du réseau Bretagne Mobilité Gaz Naturel Véhicules (BMGNV).

 

Les acteurs de la filière BioGNV proposent donc aujourd’hui un amendement qui prendrait en compte un Facteur de Correction Carbone et celui bilan carbone des biocarburants dans le calcul des émissions de CO2 au pot d’échappement.

C’était l’objet de la matinée de mobilisation dans l’Ouest.

La CAPI et Keolis présentent trois autocars rétrofités

La CAPI et Keolis présentent trois autocars rétrofités

La Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère (CAPI) a présenté le 16 novembre dernier trois autocars rétrofités qui seront mis en service sur son réseau de transport collectifs Ruban.

 

L’AOM a renouvelé Keolis en 2022 à travers une DSP qui a débuté le 1er septembre 2022 et prendra fin en 2028. Dans le cadre de ce contrat, Keolis Porte de l’Isère fait appel à deux sous-traitants, le Groupe Faure et Keolis Porte des Alpes.

 

Soucieuse de poursuivre sa démarche environnementale, la CAPI a étudié depuis 2019 la possibilité de faire circuler des véhicules plus propres et respectueux de l’environnement sur son réseau RUBAN. Elle s’est ainsi inscrite dans une politique globale de verdissement de son parc de véhicules.

 

Une volonté de verdissement qui s’applique également aux véhicules mis à disposition par les sous-traitants de Keolis Porte de l’Isère.

 

En 3 ans, la CAPI a acquis 5 véhicules plus propres pour son réseau RUBAN. Sur les 6 années du contrat de DSP, il est ainsi prévu de faire l’acquisition : de bus électriques ; d’un véhicule TPMR électrique ; de bus mild-hybride diesel.

 

Dans ce cadre, Keolis a proposé de transformer trois de ces autocars diesel en autocars électriques grâce au rétrofit.

Ces trois véhicules exploités par Keolis Porte de l’Isère vont être affectés à la ligne scolaire 1390 qui permet de relier les établissements de Bourgoin-Jallieu depuis les communes de Saint-Quentin-Fallavier, Villefontaine, la Verpillière et Vaulx-Milieu.

 

Ce projet a été réalisé par la société Retrofleet sur des autocars Iveco Crossway de 2015 (changement d’un moteur thermique par un moteur électrique de 250 KW), avec une autonomie de 150 à 200 km.

 

Selon Keolis, cet autocar rétrofité est le premier véhicule lourd (19 tonnes) à avoir réussi tous les tests d’homologation réglementaire à l’UTAC (l’Union technique de l’automobile et du cycle) et à réellement pouvoir être produit en série, avec un processus industriel basé en France.

Sponsorisé. Sécuriser son parc avec Bolloré Protection

Sponsorisé. Sécuriser son parc avec Bolloré Protection

Intrusions, vols, dégradations peuvent vite devenir une plaie pour le bon fonctionnement de toutes les entreprises du transport routier de voyageurs ou les réseaux de transport public. Protéger son parc de tout acte malveillant devient donc une préoccupation majeure pour de nombreux dirigeants. Entretien avec Vincent Surantyn, directeur commercial de Bolloré Protection*, qui propose une gamme de solutions.

 

Vincent Surantyn, directeur commercial de Bolloré Protection.

 

Car et Bus News : Présentez-nous en quelques mots l’entreprise Bolloré Protection ?

Vincent Surantyn : Bolloré Protection est une PME française, basée à Nantes, qui travaille depuis bientôt 50 ans à l’élaboration de solutions physiques de protection des sites dits sensibles. Nous sommes présents dans toute la France avec notamment des agences à Port-Marly en Ile-de-France, Lille et Lyon. Notre clientèle se compose de plusieurs grandes institutions régaliennes, d’industriels et d’entreprises qui travaillent notamment dans la logistique. Nos solutions rencontrent également un franc succès chez les concessions automobiles et dépôts de véhicules poids lourds. Toute société qui a une problématique de stockage de matériel en extérieur peut faire appel à nous. A titre d’exemple, nous avons par exemple remporté l’appel d’offres qui porte sur la sécurisation des trois aéroports parisiens (Roissy, Orly et Le Bourget, NDLR) en préparation des JO 2024.

 

L’entreprise Bolloré Protection, à Nantes.

 

Car & Bus News : Pourquoi orientez-vous votre stratégie commerciale vers les transports collectifs ?

VS : Concernant l’univers des transports collectifs, nous nous sommes rendus compte par exemple que les intrusions et les dégâts dans les dépôts impactent très négativement, non seulement le fonctionnement des entreprises, c’est une évidence, mais aussi l’opinion en général et le moral des employés en particulier. Un certain nombre de faits divers récents ont démontré que les parcs de véhicules devaient être mieux protégés, notamment face à ces risques d’intrusion, donc de dégradation, voire d’incendie, ce qui correspond au cœur de notre métier. C’est là que nous pouvons intervenir.

 

Le système de câblettes de Bolloré protection.

 

Car & Bus News : Comment se présente le système Bolloré Protection ?

VS : Notre système vise à dissuader et à empêcher une personne de rentrer sur un site protégé. Il se présente sous la forme d’une solution de détection périmétrique, installée sur les clôtures, même déjà existantes, sous la forme de câblettes INOX détectrices et répulsives. Dès le touché se déclenchent des alarmes, qui permettent dès lors une intervention rapide. Avant l’installation, Bolloré Protection se déplace d’abord sur site ou analyse les plans fournis par ses clients afin d’établir un devis qui tourne généralement autour de 150 € du mètre linéaire installé. Il faut ensuite compter entre deux ou trois mois de délais avant cette installation. Nous sommes convaincus de la pertinence de notre système car il a démontré son efficacité, ne nécessite aucun personnel dédié et requiert seulement un nettoyage basique et régulier des installations. Enfin, d’après nos retours d’expérience, cette protection collective est aujourd’hui particulièrement appréciée, non seulement des employés et des chefs d’entreprise qui l’ont choisie, mais aussi des assureurs, ce qui n’est pas neutre.

 

*Bolloré Protection n’entretient aucuns liens, ni familiaux, ni capitalistiques, avec le groupe éponyme bien connu.

Milla Group au Salon des Maires

Milla Group au Salon des Maires

Milla Group, petite société française spécialiste de la conduite autonome, est présente au Salon des Maires qui se déroule du 21 au 23 novembre 2023.

L’entreprise révélera à cette occasion sa dernière innovation, la navette Milla, un minibus ou minicar électrique et autonome, « conçu pour répondre aux exigences modernes des zones urbaines, périurbaines et rurales ».

Selon ses promoteurs, « ce véhicule n’est pas seulement un produit », mais fait partie d’une solution de transport complète qui pourrait marquer un tournant décisif dans une approche de la mobilité intelligente.

UE : accord multipartite sur les conducteurs d’autocar

UE : accord multipartite sur les conducteurs d’autocar

Les députés européens au sein de la commission des transports et du tourisme (TRAN) du Parlement européen, ont voté le 16 novembre en faveur des amendements de compromis déposés par le rapporteur principal de la Tran sur les règles relatives aux temps de conduite et de repos des conducteurs d’autocars, en faisant la distinction indispensable avec les règles fixées pour les chauffeurs de camion.

En mai 2023, plus de trois ans après l’adoption du paquet Mobilité 1 de l’UE, la Commission européenne a reconnu que les règles actuelles en matière de conducteurs d’autocar n’étaient pas adaptées au secteur du transport occasionnel de passagers, car elles ne reflétaient que les besoins de la profession de chauffeur de camion, et a soumis une proposition prometteuse.

La proposition de la Commission a depuis été améliorée par le rapporteur principal de la commission Tran sur les règles en matière de temps de conduite et de repos pour les conducteurs d’autocars.

Raluca Marian, porte-paroles de l’IRU auprès de l’UE, a ainsi déclaré : « soumettre les chauffeurs d’autocars transportant 50 touristes ou plus à des règles destinées aux chauffeurs de camion transportant des marchandises, comme c’est le cas aujourd’hui, est à la fois irrationnel et dangereux : cela expose les chauffeurs d’autocar à un stress inutile et, à son tour, cela compromet la sécurité routière ».

Les conducteurs d’autocars de tourisme adaptent leurs trajets en fonction du rythme de leurs passagers. Cela signifie davantage de pauses et d’arrêts en cours de route, ainsi qu’une combinaison de trajets plus longs (au début et à la fin des circuits longue distance) et de trajets plus courts (pendant les circuits), avec un temps de conduite moyen d’environ 4,5 à 5 heures par jour.

La proposition de la rapporteuse Henna Virkkunen (PPE) prenait en compte et améliore les recommandations formulées précédemment par la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, tout en renforçant la proposition et en simplifiant l’application des futures règles en numérisant les documents et les pratiques de contrôle.

Deux ans d’exploitation pour Autolinee Toscane

Deux ans d’exploitation pour Autolinee Toscane

Cela fait maintenant deux ans que RATP Dev, via sa filiale Autolinee Toscane, a repris l’exploitation de la totalité des 965 lignes de bus de la Toscane.

Depuis le 1er novembre 2021, entrée en vigueur de ce contrat, celui-ci a permis de fusionner les 22 sociétés préexistantes. Les 965 lignes représentent un volume annuel de 110 millions de kilomètres, mobilisant une flotte de 2700 véhicules. Autolinee Toscane emploie 5000 collaborateurs dont 4000 conducteurs.

L’entreprise a investi depuis son arrivée 310 M€, dont 24 millions pour renouveler la flotte de véhicules. La vidéoprotection a été déployée et le système d’information voyageurs a été renouvelé. Des campagnes de recrutement ont eu lieu pour pallier aux pénuries de conducteurs de bus, lesquelles ont permis de recruter 786 nouveaux collaborateurs depuis 2021.

La filiale détenue par RATP Dev a érigé la relation client en priorité. Une nouvelle application pour smartphone a été déployée, téléchargé par 562 000 personnes. Un nouveau site internet permettant la vente des billets a été déployé. D’une manière générale, la refonte du système billettique a permis la commercialisation de 805 000 abonnements et 27 millions de billets. Des investissements qui portent leurs fruits, les clients ayant attribué la note de 7,3 sur 10 à la qualité du service.

D’une manière générale, l’objectif d’Autolinee Toscane est de proposer un transport local simplifié, plus confortable, moderne, innovant et technologiquement avancé pour les voyageurs de la Toscane, indique RATP Dev.