Transdev présente ses résultats 2023

Transdev présente ses résultats 2023

Le groupe Transdev vient de présenter ses résultats pour 2023, et annonce avoir enregistré une croissance soutenue de son chiffre d’affaires de 21% par rapport à 2022, s’établissant à 9,33 Mds€, l’activité internationale y participant pour 70,7%.

 

Les pays les plus importants pour le groupe sont la France (2,7 Mds€), les Etats-Unis (2,3 Mds€), l’Allemagne (1,4 Md€), les Pays-Bas (777 M€) et la Suède (603 M€).

 

Sur le marché français justement, Transdev se félicite par exemple du contrat signé en octobre 2023 avec la Communauté urbaine du Grand Reims (360 M€), ou dans le Pas-de-Calais où Artois Mobilités, autorité organisatrice de la mobilité des trois agglomérations de Lens-Liévin, Hénin-Carvin et Béthune-Bruay (62), a renouvelé en novembre 2023 sa confiance à Transdev pour la nouvelle délégation de service public des mobilités TADAO, sur la période 2024-2029 (522 M€).

 

Dans le même registre, Transdev se félicite d’avoir été renouvelé en novembre par la Communauté urbaine du Havre Seine Métropole pour les années 2024-2029 (448 M€).

 

Enfin, toujours concernant l’Hexagone, Transdev attend beaucoup du marché des cars express, et met notamment en avant la nouvelle ligne de cars express Blaye-Bordeaux, inaugurée en janvier 2024 en région Nouvelle Aquitaine. Un service qui vient s’ajouter à la première ligne régionale Créon-Bordeaux, exploitée par Transdev.

 

Des marchés étrangers en forte croissance

 

Avec plus de 70% de son chiffre d’affaires réalisé hors de France, Transdev met logiquement en avant les avancées enregistrées sur ces marchés.

 

Aux etats-Unis, l’acquisition de First Transit, fnalisée le 6 mars 2023, fait de Transdev le premier opérateur privé de services de transport public aux États-Unis et au Canada, contribuant à hauteur 1,176 M€ au chiffre d’affaires 2023 (13% du CA) et 24% du Résultat opérationnel courant (ROC).

 

Le Groupe opère ses activités de transport sur plus de 300 sites aux Etats-Unis pour les collectivités, les écoles, les universités, les aéroports et les entreprises. Transdev y emploie quelque 35 000 personnes, exploite une flotte de plus de 20 000 véhicules et entretient une flotte supplémentaire de 34 000 véhicules et équipements aux États-Unis, via une division spécialisée.

 

A Las Vegas, la Regional Transportation Commission of Southern Nevada a confié à Transdev, pour quatre ans, l’exploitation et la maintenance de son service d’autobus.

 

Le comté de Nassau (État de New-York) a renouvelé pour sept ans son contrat pluriannuel avec Transdev pour l’exploitation et la maintenance de son service d’autobus, le Nassau Inter-County Express (NICE Bus).

 

En Floride, à Orlando, Transdev a remporté un contrat d’exploitation et de maintenance pour assurer, depuis le 1er juin 2023, les services de transport de personnes à mobilité réduite (PMR ou paratransit) de la région.

 

En Equateur, le 1er décembre 2023, la première ligne de métro de la capitale Quito a été mise en service, dont l’exploitation est assurée pour six ans par Transdev et son partenaire Metro de Medellín.

 

En Allemagne, Transdev a renouvelé jusqu’en décembre 2031, son contrat d’exploitation et de maintenance ferroviaire de la ligne Chemnitz-Leipzig.

 

En Suède, Transdev a démarré en décembre 2023 l’exploitation du réseau de bus régional de la province de Gästrikland pour le compte de l’autorité organisatrice de mobilité X-Trafik et y exploite une flotte de 60 bus.

 

En Nouvelle-Zélande enfin, le Conseil de la région du Grand Wellington a annoncé en septembre 2023 le renouvellement de son contrat d’exploitation des lignes ferroviaires régionales avec Transdev et Hyundai Rotem, soit une extension jusqu’en 2031.

 

 

ZFE-m, il ne doit en rester que 2, ou 3…

ZFE-m, il ne doit en rester que 2, ou 3…

Le ministère de la Transition énergétique vient de l’annoncer, on respire mieux dans les métropoles françaises. Conséquence, l’amélioration de la qualité de l’air constatée désormais à Rouen permettra à cette agglomération d’éviter elle aussi l’interdiction des véhicules Crit’Air 3, soit les Diesel datant de 2006 à 2010, ou les essences de 1997 à 2005.

 

Pour mémoire, rappelons qu’en 2016, 15 villes françaises dépassaient les seuils réglementaires en termes d’émissions de dioxyde d’azote. Elles n’étaient plus que 10 en 2020 (Reims, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier, Nice, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse), 5 en 2022 (Lyon, Marseille, Paris, Rouen et Strasbourg) et 2 en 2023 (Lyon et Paris).

 

Seules Lyon et Paris seront donc officiellement concernées par l’interdiction des véhicules Crit’Air 3 à partir du 1er janvier 2025. Bon élève écologique, Strasbourg, qui n’est pourtant pas concernée, maintiendra cette restriction, appliquée pour l’instant de manière « pédagogique ».

 

Cette métropole avait en effet décidé en 2021 d’anticiper la future mise à jour des normes de pollution prévue pour 2030, qui devrait voir le niveau d’oxyde d’azote maximal dans l’air passer de 40 à 20 µg/m3, un seuil encore dépassé par plus de la moitié des agglomérations françaises concernées par les ZFE-m.

 

Si une majorité des agglomérations françaises vont donc pouvoir souffler, et éviter la « bombe sociale » que promettait la mise en application stricte des ZFE-m, Lyon et Paris resteront donc confrontées à cette problématique le 1er janvier prochain. Une contrainte qui concernera tout de même 1,3 million de véhicules dans la seule Ile-de-France.

 

On peut par ailleurs légitimement s’interroger sur les causes réelles et profondes de cette opportune amélioration de la qualité de l’air constatée sur presque tout le territoire (impact de la météo, de la baisse d’activité économique, du rajeunissement naturel du parc automobile, etc.), et aussi sur la transformation de grandes agglomérations en « sanctuaires » verts fermés aux « pollueurs » extérieurs…

 

 

Scania électrifie aussi son réseau de service

Scania électrifie aussi son réseau de service

Pour accompagner le développement de sa gamme de véhicules électriques, Scania France vient d’annoncer le lancement d’un programme d’investissements baptisé E-mobilité Services au sein de son réseau. Il vise à garantir aux clients le niveau de service qu’ils attendent de la marque sur l’ensemble du territoire.

 

Après avoir d’abord équipé les sites les plus proches des clients utilisateurs de véhicules électriques, Scania poursuit sa stratégie. « Nous savons que les véhicules électriques sont aussi exploités sur d’autres zones que celles initialement prévues, précise Stéphane Boidin, directeur services Scania France. La poursuite de cette stratégie nous permet donc d’assurer progressivement un maillage géographique couvrant l’ensemble du territoire ».

 

Le futur réseau Scania E-mobilité Services.

 

Dans le cadre de ce programme, deux niveaux de certification ont été définis pour les ateliers Scania.

  • Au niveau1, ils doivent pouvoir établir un diagnostic sur n’importe quel type de véhicule, le consigner et intervenir sur la partie électrique haute tension (600 v). Les techniciens concernés doivent avoir suivi une formation spécifique électrique et obtenu l’habilitation correspondante. Le personnel dédié au contact des clients est lui aussi formé à l’analyse du risque électrique, chacun étant rodé aux nouveaux process et protocoles mis en place. L’équipement des ateliers est également mis à niveau avec tous les équipements de protection individuelle et de sécurité nécessaires, les outils de diagnostic spécifiques, et la capacité électrique suffisante pour le fonctionnement d’un chargeur mobile.

 

  • Le niveau 2 suppose un outillage et une expertise plus pointus, les techniciens étant amenés à intervenir sur les éléments constitutifs des packs de batterie.

 

Le déploiement du programme E-mobilité Services a démarré il y a un an, d’abord avec les équipes de vente chargées de guider les clients dans le choix de leur solution de transport, puis avec les points de service.

 

Une vingtaine d’entre eux sont d’ores et déjà certifiés au niveau 1, en priorité en zone urbaine où les premiers véhicules électriques commercialisés sont appelés à évoluer.

 

Sur environ 110 sites Scania en France, plus de 70 doivent être certifiés en niveau 1 et 20 en niveau 2. Fin 2024, l’ensemble du réseau de Scania France sera prêt à accueillir et à assurer les opérations de maintenance et de réparation del’intégralité des véhicules électriques Scania en circulation dans l’Hexagone.

 

 

Italie : cinq Solaris Urbino 12 H2 pour Mantoue

Italie : cinq Solaris Urbino 12 H2 pour Mantoue

L’opérateur de transport APAM Esercizio S.p.A. de Mantoue (Lombardie) a passé une commande de cinq bus modernes à hydrogène, Solaris Urbino 12 hydrogène. Les livraisons sont prévues pour fin 2025.

 

La province de Mantoue participe à un projet visant à créer une vallée de l’hydrogène. A terme, le projet suppose la production de plus de 1 500 tonnes d’hydrogène à partir de sources renouvelables par an.

 

Les principales caractéristiques du Solaris Urbino 12 hydrogène comprennent des piles à combustible à hydrogène de 70 kW.

 

L’hydrogène sera stocké dans cinq bouteilles composites placées sur le toit du véhicule. Les bus seront équipés de moteurs électriques dans l’essieu moteur, alimentés par l’énergie générée par la pile à combustible.

 

Solaris est désormais très présent dans la péninsule italienne, en témoignent les récentes commandes, dont 105 bus électriques pour Milan, 112 trolleybus articulés pour l’AMT Genova, 130 bus Urbino, 12 bus à hydrogène pour le TPER de Bologne et 90 bus à hydrogène pour l’Azienda Veneziana della Mobilita.

 

 

 

ATM s’implante en France

ATM s’implante en France

C’est une arrivée importante dans le paysage des transports franciliens : l’opérateur milanais ATM s’implante en France.

 

ATM (Azienda Trasporti Milanesi) est un opérateur de droit privé entièrement détenu par la ville de Milan. Il opère dans la métropole italienne près de 1300 bus circulant sur 160 lignes, entretenus dans 4 dépôts. Un grand plan d’électrification des bus « full electric 2030 » est en cours de déploiement, 200 véhicules électriques étant déjà en circulation. Trois centres de maintenance entièrement souterrains et innovants vont voir le jour pour leur entretien.

 

L’opérateur exploite également 4 lignes de trolleybus, des parkings et le système de gestion du trafic de la ville de Milan, incluant la zone à trafic limitée (ainsi que les métros et tramways).

 

Dans le cadre de sa stratégie d’internationalisation et de développement, ATM a décidé de s’implanter à Paris et a ouvert une filiale, ATM France. Dirigée par Giuseppe Proto, cette filiale va répondre aux appels d’offres des lignes de bus de la petite couronne francilienne.

 

Rappelons qu’Ile-de-France-Mobilités (IdFM) a alloti l’ensemble des lignes en 12 lots. Arrigo Giana, directeur général d’ATM, ambitionne de mettre au service d’IdFM l’expertise de l’opérateur en matière de qualité de service et d’excellence opérationnelle.

 

Il a indiqué qu’ATM France soumissionnerait à « un nombre certain » de lots et compte s’appuyer sur des équipes françaises pour mener à bien sa stratégie. Les appels d’offres menés par IdFM sont « lourds mais très précis et documentés » estime-t-il.

 

 

 

Des bus Solaris à hydrogène pour Île-de-France Mobilités

Des bus Solaris à hydrogène pour Île-de-France Mobilités

Le constructeur polonais Solaris (filiale de CAF) vient d’annoncer une commande de 22 autobus Urbino 12 à hydrogène passée par Ile-de-France Mobilités.

C’est avec le soutien de la CATP (Centrale d’Achat du Transport Public), qu’IDFM a lancé cet appel d’offres pour l’achat et la maintenance de 22 bus à hydrogène.

L’objectif est, pour la région, d’évaluer le potentiel de la technologie de l’hydrogène pour son système de transports publics.

Solaris rappelle pour l’occasion que, en 2023, 44,5% de tous les bus à hydrogène immatriculés en Europe étaient des véhicules Solaris.

A ce jour, les bus à hydrogène Urbino ont été commandés et livrés à des clients en Autriche, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Espagne, Suisse et Suède.