Bacqueyrisses livre deux autocars rétrofités à la Nouvelle Aquitaine

Bacqueyrisses livre deux autocars rétrofités à la Nouvelle Aquitaine

La société Bacqueyrisses a livré le 3 juin à la région Nouvelle-Aquitaine les deux premiers autocars scolaires Iveco Bus Crossway diesel rétrofités en 100% électrique par Retrofleet.

 

Les deux véhicules, qui circuleront sur le secteur de Lacanau font partie intégrante de l’objectif régional Néo Terra 2030 qui vise à la mise en œuvre d’une flotte 100% décarbonée à cette échéance.

 

La solution de rétrofit Retrofleet, développée aujourd’hui sur base Crossway, et bientôt sur Mercedes Intouro, est déjà en exploitation en Centre-Val de Loire, Paca, Aura, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Bretagne et très bientôt Bourgogne-Franche-Comté et Grand-Est.

Retrofleet a d’ailleurs annoncé, à l’occasion de cette inauguration dans les locaux de Bacqeyrisse à Bruges, que son maillage national s’agrandissait à travers de nouveaux sites de conversions, via les sites de son actionnaire CBM (Besset Villeurbanne, Besset Goussainville, Besset Nantes) ou via les sites de ses partenaires agréés comme Transarc, Bacqueyrisses.

Dijon maintient son orientation « hydrogène », mais dans le cadre d’un mix-énergétique

Dijon maintient son orientation « hydrogène », mais dans le cadre d’un mix-énergétique

Dijon s’apprête à accueillir les Journées Hydrogène dans les Territoires, du 25 au 27 juin prochains, il est donc logique que l’agglomération persiste dans sa stratégie de développement de l’hydrogène pour ses bennes à ordures ménagères (BOM) et ses autobus, et pourtant…

 

Lancé en 2019, le projet hydrogène de la métropole de Dijon est mené à travers la coentreprise DMSE (Dijon Métropole Smart Energy), qui associe Inthy (ex-Rougeot Energie), Engie, Suez et Keolis.

 

Au départ, il s’agissait de déployer 42 BOM et 180 bus à hydrogène à l’horizon 2030. Des chiffres qui ont été revus à la baisse, la collectivité évoquant maintenant la mise en service de 22 BOM et de 50 bus à hydrogène pour 2026.

 

A ce jour, une première station, dite « Nord », sera officiellement mise en service ce mois-ci. Fournie par McPhy, elle aura une capacité quotidienne de production de 440 kg d’hydrogène, qui pourra passer à une tonne, et peut d’ores et déjà alimenter les deux BOM actuellement en service.

Pour les bus en revanche, la situation paraît plus complexe, suite à la faillite de Van Hool, à qui avait été commandé 16 bus à hydrogène. Selon la métropole, les véhicules auraient été produits et devaient être livrés à partir du 1er mai. Sans doute faudra-t-il attendre que le dossier de rachat du constructeur belge par le néerlandais VDL soit définitivement bouclé pour que ces véhicules arrivent sur le réseau dijonnais.

 

En revanche, Dijon a aussi lancé un autre appel d’offres portant sur 12 bus articulés à hydrogène, et pour lequel l’agglomération a reçu plusieurs candidatures.

 

La transition énergétique du réseau de transport collectif de Dijon ne devrait donc plus viser au 100% hydrogène, comme ce fut initialement envisagé en 2019, mais faire l’objet d’un mix-énergétique. La métropole semble ainsi envisager de recourir à des véhicules électriques à batteries et attend beaucoup des progrès enregistrés dans le secteur des moteurs thermiques fonctionnant à l’hydrogène.

 

Les Journées Car & Bus News. C’est une transition ? Non, sire, c’est une révolution !

Les Journées Car & Bus News. C’est une transition ? Non, sire, c’est une révolution !

Le contrat stratégique de la filière automobile pour les véhicules légers et lourds, signé le 6 mai dernier entre le gouvernement et les représentants de la filière sanctuarise la transition électrique des transports de l’Hexagone. N’en déplaise aux promoteurs du mix-énergétique, notamment dans le transport routier de voyageurs, sauf retournement de situation, les entreprises de ce secteur devront composer avec le recours à cette nouvelle énergie, au plus tard à compter de 2035.

 

Pour l’instant, la solution « électrique » la plus économiquement adaptée à une partie des usages du TRV semble bien être l’autocar à batteries, dont quelques modèles, neufs ou rétrofités, sont désormais disponibles à l’acquisition. Pour autant, rien n’est aussi simple qu’il y paraît dans ce qui est trop souvent présenté par les adeptes de cette révolution comme un « simple » changement d’énergie. L’opérateur désireux, ou contraint, d’opter pour cette solution, devra en effet procéder avec ordre à un certain nombre d’analyses de son activité, mais aussi des multiples implications que ce changement provoquera.

 

Fort logiquement, l’entreprise concernée devra peut-être d’entrée de jeu se pencher sur le financement de cette transition, d’autant que les autocars électriques en question apparaissent globalement deux fois plus onéreux à l’acquisition qu’un véhicule diesel. En premier lieu, l’opérateur devra certainement partir en quête des multiples subventions qui portent aujourd’hui cette transition. Aides à l’achat qui sont distribuées aussi bien par l’Etat, les régions mais aussi parfois les agglomérations. L’Union européenne, à l’origine de cette politique, n’est pas non plus en reste dans la distribution de subventions, par exemple avec le dispositif des CEE (certificats d’économies d’énergie) qui est un système d’aide financière ciblés vers les investissements favorisant les économies d’énergie et la diminution de l’empreinte carbone. Vue la diversité des possibilités, sans doute l’opérateur devra-t-il faire appel à un cabinet conseils spécialisé, des organismes qui fleurissent fort logiquement sur le terreau de la complexification des dossiers.

 

Une liste à la Prévert…

 

Passée cette première étape, l’entreprise devra, généralement avec le (ou les) constructeur du véhicule envisagé, tester de façon virtuelle la mise en exploitation d’un véhicule électrique sur les différents services réalisés par le transporteur. Une phase (déjà bien rôdée dans le domaine du transport public urbain) qui peut s’avérer longue, mais qui permettra à l’opérateur de bien cerner les possibilités réelles de son véhicule. Dans le même registre, cette phase d’étude devrait permettre à l’opérateur de définir ses besoins en matière d’infrastructures de recharge et, accessoirement, de discuter avec son fournisseur d’électricité pour voir avec lui s’il est capable de lui fournir la puissance dont il aura besoin.

 

Le principe des Journées Car & Bus News est simple : un petit groupe de chefs d’entreprises du TRV, un sujet fort porté par un expert à la compétence reconnue, des partenaires qui apportent leur expérience au débat, et trois jours d’échanges, de réflexions et de discussions autour d’un thème important pour le secteur.

 

Enfin, cette étude préalable devrait lui permettre de répondre avec certitudes aux attentes des donneurs d’ordres lorsqu’il s’agira de remplir les dossiers d’appels d’offres, voire de négocier la rémunération du contrat en fonction des investissements consentis.

 

Restera maintenant à l’exploitant l’obligation de mettre son entreprise en conformité avec les différentes normes régissant aujourd’hui l’usage de véhicules électriques : respect des espacements sur les parkings, mise en conformité des ateliers (notamment par rapport à la réglementation ATEX (de ATmosphères EXplosibles), éventuellement mise en conformité des infrastructures électriques de l’entreprise. Enfin, après les formations adhoc dispensées aux personnels amenés à intervenir sur les véhicules électriques nouvellement arrivés, voire la formation des conducteurs amenés à s’installer au volant de ces véhicules, il faudra aussi modifier le fonctionnement des services d’exploitation pour intégrer ces autocars dans le fonctionnement global de la société.

 

Cette transition électrique est donc bien plus qu’un simple changement de carburant pour toute entreprise du transport routier de voyageurs qui se destine à franchir le pas. La complexité du dossier est d’ailleurs telle que les constructeurs qui commercialisent aujourd’hui les premiers autocars de ce type fournissent désormais un ensemble de services permettant de répondre à la plupart des questions qui se posent, et proposent des contrats de services susceptibles de répondre à la plupart des besoins de l’exploitant, une fois l’autocar en question prêt à prendre la route.

 

C’est donc ce sujet précis que Car & Bus News a décidé d’aborder dans la cadre de sa seconde Journée 2024, organisée du 30 mai au 1er juin derniers à Rouen, dans le cadre de l’hôtel Bourgtheroulde.

 

Un événement qui s’est clôt dans la bonne humeur, malgré l’importance et le sérieux du sujet abordé.

 

Les débats sur le thème, baptisé « l’Electrification des véhicules, vers une nouvelle gestion de l’entreprise ?», étaient animés par Christian Weintz, consultant – LLAC Consulting’s.

 

Vous retrouverez prochainement un compte-rendu exhaustif du contenu des débats menés durant ces trois journées.

 

Les partenaires des Journées Car & Bus News de Rouen.

Belgique. La flotte de navettes autonomes s’agrandit à Terhills

Belgique. La flotte de navettes autonomes s’agrandit à Terhills

Le site touristique de Terhills devient le premier et le seul site belge à disposer d’un système de transport entièrement autonome.

Après une phase pilote réussie d’un an, sa flotte existante de navettes autonomes EasyMiles vient de passer à 5 véhicules entièrement autonomes, sans aucun opérateur à bord, sous supervision à distance.

À la différence de la phase pilote (qui a été menée en collaboration avec Flanders Make et De Lijn), l’exploitation des navettes n’est pas subventionnée, mais financée par LRM, Terhills et les partenaires du site : Terhills Hotel, Terhills Cablepark, Terhills Resort by Centerparcs et Elaisa Wellness. Cela permet de maintenir la gratuité des navettes pour les visiteurs.

Aux heures de pointe, les navettes transporteront plus de 200 passagers par heure. Cette initiative de transport a débuté en 2022 en tant que projet pilote avec le soutien du FEDER et des départements flamands de la Mobilité et des Travaux publics, et de l’Économie.

Chaque année, environ 1 million de visiteurs et de vacanciers se rendent sur le site touristique de Terhills à Dilsen-Stokkem et Maasmechelen. Le site couvre 356 hectares et abrite de nombreuses attractions, dont Terhills Resort, Terhills Hotel, Terhills Cable Park, Bistro Bureau Bouveau, Elaisa Wellness et la porte d’entrée principale du Parc National.

 

 

Catherine Pila, réélue à la présidence d’AGIR Transport

Catherine Pila, réélue à la présidence d’AGIR Transport

A l’occasion de son assemblée générale annuelle, qui s’est tenue le 31 mai dernier, AGIR Transport a réélu Catherine Pila, présidente de la Régie des Transports Métropolitains (RTM) et vice-présidente de la Métropole d’Aix-Marseille Provence Métropole, à la présidence de l’association.

L’assemblée générale a également été l’occasion de dresser un bilan de l’année écoulée pour l’association AGIR Transport qui poursuit sa dynamique auprès des entreprises indépendantes et des collectivités avec 42 nouveaux adhérents pour atteindre un total de 529 adhérents.

A ce jour, AGIR rassemble : 84 entreprises, 443 collectivités dont 19 régions, 62 départements et 364 autorités organisatrices de la mobilité.

Parmi les exploitants indépendants, après la SPL TAM de Montpellier, c’est la SPL CTS, Compagnie des Transports Strasbourgeois qui vient d’adhérer à AGIR. Elles rejoignent les grands réseaux en gestion directe déjà membres comme ceux de Marseille, Toulouse, Nice, Clermont-Ferrand et Lausanne.

Au cours de l’année passée, AGIR a par ailleurs conduit de nouveaux projets dans ses différents domaines d’interventions :

AGIR Formation a organisé 150 rendez-vous pour former plus de 6000 professionnels de la mobilité, créé un nouveau rendez-vous d’échanges entre les adhérents ultra-marins – « le Rendez-vous des Mobilités des Outre-mer » .

Ebfin, la Centrale d’Achat du Transport Public (CATP) poursuit également son développement en proposant de nouvelles fournitures comme le catalogue logiciels multi-éditeurs et développe son offre de prestations intellectuelles avec de nouvelles AMO comme covoiturage, stationnement, billettique et Maas, etc.