Nouvelle organisation commerciale chez Iveco Bus

Nouvelle organisation commerciale chez Iveco Bus

Résolument engagé dans l’électromobilité, Iveco Bus veut désormais accompagner ses clients dans leur parcours vers le zéro émission.

Pour ce faire, l’industriel procède à un remaniement de son organisation commerciale. Ainsi, Petros Spinaris est-il nommé à la tête d’Energy Mobility Solutions, un service créé « pour conseiller sur la meilleure solution énergétique en fonction des missions, coordonner des projets d’infrastructure complexes et accélérer le partage des connaissances entre les marchés ».

Iveco Bus annonce aussi sa volonté a également « d’étendre son leadership au-delà de ses marchés européens », en renforçant l’orientation régionale de son organisation commerciale. Le constructeur va donc mettre en place des équipes dédiées pour développer son activité dans chaque région.

Ainsi, Giorgio Zino est nommé à la tête des opérations commerciales en Europe, Danilo Fetzner en Amérique latine, Gauthier Ricord en Afrique – Moyen-Orient, et Marco Franza en Asie – Pacifique.

Stéphane Espinasse reste en charge du développement des ventes et des marchés.

pepper motion GmbH vise le marché indien

pepper motion GmbH vise le marché indien

Le spécialiste allemand du rétrofit électrique, pepper motion GmbH, vient d’annoncer un projet d’investissement dans l’État indien d’Andhra Pradesh.

Le projet consiste en la construction d’une installation de production entièrement intégrée, similaire à Tesla, pour la conversion d’autobus et de camions diesel, mais aussi la construction de nouveaux véhicules et la production de batteries pouvant atteindre 20 GWh.

L’investissement serait de l’ordre de 600 M$ US. La mise en service des installations de conversion et de production de véhicules est prévue au plus tôt début 2025.

L’objectif annoncé serait de produire plus de 50 000 bus et camions électriques par an à partir de 2027 et de commercialiser à l’échelle internationale des composants destinés à la propulsion électrique des véhicules utilitaires.

L’Inde est actuellement considéré comme un des marchés les plus importants du monde concernant les bus et les véhicules utilitaires, déjà plus de deux fois plus important que le marché européen.

Volvo devrait acquérir Proterra

Volvo devrait acquérir Proterra

A la suite de leur mise sous la protection du Chapitre 11, la procédure de faillite volontaire version nord-américaine, de Proterra Inc. et Proterra Operating Company Inc, les actifs et activités de Proterra Power ont été mis aux enchères.

C’est le groupe Volvo qui a été sélectionné comme le plus offrant pour un prix d’achat de 210 M$. La transaction est désormais soumise à l’approbation du tribunal américain des faillites. Si toutes les autorisations sont finalement obtenues, elle pourrait être finalisée début 2024.

Les actifs qui ont été mis en vente comprennent un centre de développement de modules et de batteries en Californie et une usine d’assemblage en Caroline du Sud.

Scania lance un projet pilote de biodiesel en Côte d’Ivoire

Scania lance un projet pilote de biodiesel en Côte d’Ivoire

Scania West Africa, TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire, ANADER et LA SIR viennent d’inaugurer un projet pilote de biodiesel à Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire.

Selon les promoteurs de ce projet, les biocarburants produits de manière durable à partir de déchets constituent actuellement la meilleure option pour réduire rapidement les émissions de la plupart des systèmes de transports publics dans les pays africains.

En 2017, Scania avait initié une collaboration avec l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER), qui soutient le développement rural en Côte d’Ivoire, pour trouver des opportunités de production de biocarburants locaux à partir de cacao et de caoutchouc, ainsi que d’autres produits agricoles, notamment les déchets et le fumier animal.

En juillet 2022, ANADER, Scania et TotalEnergies, une multinationale de l’énergie, ont donc signé un accord pour développer un projet pilote visant à produire 3 500 litres de biodiesel FAME à partir de graines d’hévéa et à le tester pendant 30 jours dans un bus Scania exploité par la société de transport locale d’Abidjan.

Au cours de l’année écoulée, Scania a donc livré 400 bus standard compatibles biodiesel et 50 bus articulés compatibles biogaz à la SOTRA, dans le cadre de ce projet de transport durable.

La deuxième phase du projet débutera bientôt avec la construction d’un nouveau dépôt de bus et d’un corridor de bus à haut niveau de transport par Scania et ses partenaires.

Le réseau Fébus de Pau fait une pause dans l’hydrogène

Le réseau Fébus de Pau fait une pause dans l’hydrogène

L’information parue le 9 novembre dans la Gazette des Communes met en lumière certaines qualités et quelques défauts de l’usage de l’hydrogène dans les transports publics.

Jérémie ­Neillo, chef d’exploi­tation des transports publics de la communauté d’agglo Pau Béarn Pyrénées, a en effet annoncé que « L’hydrogène serait trop lourd à gérer », et que l’agglo allait dans l’avenir s’orienter vers l’achat de 8 bus électriques à batteries par an sur les dix prochaines années.

Rappelons que le réseau Fébus de Pau faisait en 2019 figure de pionnier en matière d’hydrogène, puisqu’il avait mis cette année-là en service 8 autobus BHNS Van Hool H2, complétés depuis par 4 véhicules supplémentaires, eux aussi fournis par le constructeur belge.

Si ce parc semble avoir en grande partie donné satisfaction, puisqu’il a depuis parcouru 1 million de kilomètres et transporté 5 millions de passagers, « la station de production a plus de problèmes que prévu et les bus ont plein de toutes petites pannes », explique Jérémie ­Neillo. Les aléas propres à ce type de technologie nouvelle ne sont cependant peut-être pas les principales raisons de cette évolution de la stratégie d’achat de l’agglomération. Les aspects financiers semblent en effet avoir eux aussi grandement joué.

Plus précisément, Jérémie Neillo pointe du doigt la baisse des aides à l’achat de ce type de véhicules. En 2019, 9 des 14,5 M€ d’investissement avaient en effet été pris en charge par diverses institutions de l’Union européenne, l’Ademe et la Région, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, du moins à cette hauteur.

Enfin, le coût de production de l’hydrogène vert nécessaire au fonctionnement du parc a connu une flambée liée à l’augmentation des tarifs de l’électricité…