par Pierre Cossard | Nov 10, 2023 | Entreprise, Equipement, Les Infos
Symbio, spécialiste de la mobilité hydrogène zéro-émission, vient d’annoncer qu’il s’associait à Pulsalys, l’incubateur et accélérateur d’innovations DeepTech de Lyon et Saint-Etienne, pour accélérer la création de startups innovantes dans le domaine de l’hydrogène.
L’objectif annoncé est d’accompagner et accélérer la création de startups issues des équipes des sites universitaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le domaine de l’hydrogène, permettre aux startups de la filière d’être accompagnées dans leur phase d’incubation et de se rapprocher plus rapidement des laboratoires publics et privés pour accélérer leur développement, et soutenir l’émergence d’un écosystème hydrogène robuste en Auvergne-Rhône-Alpes.
La signature de cet accord permettra à Symbio de mettre son expertise dans les technologies liées à l’hydrogène au service de startups choisies, en cours de création ou incubées chez Pulsalys avec notamment un accès privilégié aux laboratoires et équipements de Symbio et/ou à du mentoring.
Pulsalys apportera quant à elle son expertise à Symbio d’une part dans la détection d’opportunité de création et mise en relation de startups issues de laboratoires publics de recherche dans le domaine, et d’autre part, dans la phase d’incubation de startups dont le marché relève de la filière hydrogène.
par Pierre Cossard | Nov 9, 2023 | Autobus, Les Infos
Le nouveau rapport d’IDTechEx, réalisé par James Edmondson, analyste technologique principal, et baptisé « Véhicules électriques : terre, mer et air 2024-2044 », fournit des performances historiques et des prévisions granulaires des ventes unitaires, de la demande de batteries et de la valeur du marché pour les marchés des véhicules électriques, y compris les voitures, les bus, les fourgonnettes, les camions, les deux roues, les trois roues, les microcars, les bateaux et les navires, la construction, les trains et les taxis aériens (eVTOL).
En préambule, IDTechEx constate que le secteur automobile s’électrifie rapidement, avec des ventes de voitures électriques totalisant plus de 5,8 millions d’unités au premier semestre 2023 en Chine, en Europe et aux États-Unis. IDTechEx prévoit que le marché mondial des véhicules électriques terrestres, maritimes et aériens représentera plus de 1 000 milliards de dollars en 2044 (hors automobile).
Pour ne s’attacher qu’aux marchés des véhicules commerciaux, le rapport constate que s’ils sont déployés en plus petits volumes que les véhicules automobiles, ils sont également fortement électrifiés car ils constituent une étape importante dans la réduction des émissions au niveau mondial. Si ces marchés en sont à un stade moins avancé de l’électrification, ils progressent de manière significative.
Les autobus électriques ont ainsi présenté un marché précoce en Chine. IDTechEx prévoit qu’en raison de la saturation du marché chinois des autobus électriques, les ventes mondiales ne dépasseront pas leur pic de 2016 avant 2040, la croissance future étant alimentée par les remplacements en Chine et une plus grande adoption en Europe. Une grande partie du marché européen a été soutenue par les équipementiers chinois, mais l’offre locale commence maintenant à s’intensifier.
Selon le document, si l’électrification est à des stades différents dans chaque catégorie mentionnée ci-dessus, elle est en croissance dans chaque secteur.
par Pierre Cossard | Nov 9, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
Le 9 novembre 2023, le Parlement européen a adopté sa position de négociation sur la refonte des règles de l’Union relatives à la réception par type et à la surveillance du marché des véhicules à moteur (Euro 7) par 329 voix pour, 230 contre et 41 abstentions.
Rappelons que le 10 novembre 2022, la Commission avait proposé des normes plus strictes en matière d’émissions de polluants atmosphériques pour les véhicules à moteur à combustion, quel que soit le carburant utilisé.
Les limites d’émission actuelles s’appliquent aux voitures et camionnettes (Euro 6), ainsi qu’aux bus, camions et autres véhicules utilitaires lourds (Euro VI).
Ce règlement modifiera donc les limites actuelles pour les émissions d’échappement (comme les oxydes d’azote, les particules, le monoxyde de carbone et l’ammoniac) et introduira de nouvelles mesures pour réduire les émissions des pneus et des freins, mais aussi pour augmenter la durabilité des batteries.
Selon l’annonce faite par le Parlement, les députés sont d’accord avec les niveaux proposés par la Commission pour les émissions polluantes des véhicules particuliers et proposent en plus une division des émissions en trois catégories pour les véhicules utilitaires légers, en fonction de leur poids.
Ils proposent également des limites plus strictes d’émissions d’échappement mesurées en laboratoire et dans des conditions de conduite réelles pour les bus et les véhicules utilitaires lourds.
Le Parlement souhaite également aligner les méthodes de calcul et les limites européennes pour les émissions de particules des freins et les taux d’abrasion des pneus sur les normes internationales en cours d’élaboration par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe.
Selon le rapporteur de ce texte, Alexandr Vondra : « Avec ce compromis, nous servons les intérêts de toutes les parties impliquées et nous évitons des positions extrêmes ». Le Parlement est maintenant prêt à entamer des négociations avec les gouvernements de l’UE sur la forme finale de la loi.

Karima Delli
Ce compromis n’est toutefois pas du goût de tout le monde, notamment de l’euro-députée Karima Delli, présidente de la Commission Transport, qui a refusé de voter un texte qu’elle considère comme déterminant une norme plutôt Euro 6b UE 7…
Elle n’a d’ailleurs pas hésité – sans doute dans un accès de colère – à ressortir dans un communiqué, non seulement l’histoire du Dieselgate, mais aussi à lancer sur la place publique quelques chiffres propres à marquer les esprits : « 300 000 morts prématurées par an en Europe des conséquences de la pollution de l’air… » ; « 100 millions de véhicules poubelles qui seront vendus sous une norme datant de 2009… » (d’ici 2035, NDLR) ; « 100 milliards d’euros de dégâts sanitaires pour l’Europe d’ici 2050 »…
Des chiffres que certains jugeront peut-être un peu excessifs pour être vraiment pris au sérieux…
par Pierre Cossard | Nov 9, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos
ENVIROpro Sud-Ouest 2023, le salon des solutions environnementales, se déroulera les 22 et 23 novembre prochains au MEETT de Toulouse.
Les organisateurs d’ENVIROpro annoncent quelque 200 exposants et attendent 5000 visiteurs. L’événement est entièrement gratuit, de l’entrée à l’accès aux conférences en passant par le parking ou le vestiaire.
L’édition toulousaine est le nouvel épisode d’un concept qui a déjà apporté des solutions aux entreprises et collectivités à Bordeaux, Angers, Nancy et Douai.
par Pierre Cossard | Nov 9, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les dossiers
Les industriels de l’autocar et de l’autobus vivent depuis quelques années une véritable révolution. L’accumulation des lois et règlements liée à la transition écologique voulue par les instances européennes et françaises leur impose de revoir toute leur stratégie. Dans ce contexte, l’avis d’une des figures du secteur peut prendre valeur d’analyse. Entretien avec Heinz Kiess, directeur Marketing produit chez MAN Bus.
Car & Bus News : Pouvez-vous nous définir en quelques mots la situation dans laquelle se trouvent les constructeurs de véhicules de transport collectifs actuellement ?
Heinz Kiess : Nous sommes tous clairement sous pression de la réglementation et sous celle de l’obligation de revoir et d’intégrer un nouvel environnement électronique. Pour nous la prochaine étape consiste à répondre au défi de la norme Euro 7 en 2027.
CBN : MAN va donc relever ce pari ?
HK : Oui, en 2027, MAN sortira une motorisation thermique conforme aux normes Euro 7, car nous pensons que l’avenir de l’autocar passera par un mix-énergétique susceptible de répondre aux divers cas d’usage de ce type de véhicules. Dans cette logique, nous présenterons aussi en 2025 un autocar électrique afin de tester le concept, avant, en 2028 ou 2029 de proposer une nouvelle plateforme électrique MAN pour notre gamme d’autocars. Elle intégrera d’ailleurs les batteries que MAN a commencé à produire dans notre usine de Nuremberg.
CBN : L’usage de l’hydrogène semble aussi faire une percée dans le secteur des transports collectifs, quel est le point de vue de MAN sur cette évolution technologique ?
HK : Nous avons passé beaucoup de temps à analyser dans le détail le cycle de l’hydrogène vert. Nous allons concentrer nos recherches sur l’usage des piles à combustible, mais aussi sur le moteur thermique H2. Mais pour bien saisir l’importance de cette évolution et savoir quelle place nous pouvons y tenir, il faut développer une vision du puit à la roue pour faire les bons calculs. Nous nous devons donc d’être pragmatiques car, pour développer l’hydrogène, il faudra disposer d’infrastructures qui restent encore en grande partie à créer.
CBN : Quelle est votre vision du marché européen aujourd’hui ?
HK : MAN mène des enquêtes permanentes auprès de ses clients, et nous ne pouvons que constater qu’ils subissent par exemple aujourd’hui des pénuries de conducteurs, une inflation importante, une concurrence exacerbée, etc. Il est difficile de développer une stratégie produit sans tenir compte du fait que c’est toujours le client final qui décide, et ce en fonction de l’ensemble des facteurs évoqués précédemment. Tant que nos clients ne franchissent pas certains caps, nous ne pouvons pas faire le pari de leur proposer des produits inadaptés à leur demande.
CBN : Diriez-vous par exemple que le véhicule autonome, pourtant de plus en plus présent dans certains catalogues chez vos concurrents, ne correspond pas encore aux attentes de votre clientèle ?
HK : Même si MAN travaille sur plusieurs projets de véhicules autonomes dont les premiers résultats devraient apparaître dans cinq ans, ce qui n’est pas si lointain, l’autonomie ne me paraît pas être une solution adaptée à la grande majorité des besoins du transport collectif.