par Pierre Cossard | Août 23, 2023 | Autocar, Entreprise, Les Infos
Très attendu par la profession autocariste, le guide Transport scolaire et marchés publics a finalement été publié par l’Etat dans le courant de l’été, le 6 juillet 2023 très exactement.
Fruit d’une demande de la FNTV auprès de l’Etat et des autorités organisatrices régionales, ce véritable « manuel de bonne pratiques » est destiné aux collectivités et à leurs opérateurs en charge de l’organisation du transport scolaire. Selon ses promoteurs, il a vocation à lever les freins et à renforcer l’attractivité des marchés publics de transport scolaire.
Largement inspiré du guide des contrats publics de transport de la FNTV de mars 2020, et publié dans le cadre du plan d’action interministériel Transport scolaire lancé en août 2022, il résulte d’un travail collaboratif entre tous les partenaires concernés et animés par le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
Pratique, il formule 10 recommandations pour les aider à faire évoluer leurs pratiques contractuelles et, ainsi, améliorer durablement la qualité des services de transport scolaire :
- L’amélioration de la concertation des autorités organisatrices de mobilité (AOM) avec les services de l’Education nationale ;
- La mutualisation des besoins scolaires et périscolaires entre autorités organisatrices afin d’augmenter le temps de travail des conducteurs ;
- Une réflexion sur les stratégies d’allotissement par type d’activité et par zone géographique afin de coordonner les besoins entre AOM ;
- L’étalement des horaires des établissements scolaires ;
- La rationalisation du montage contractuel des marchés de transports scolaires afin de substituer aux accords-cadres à bons de commandes des marchés forfaitaires ou à prix unitaire, voire à recourir à des marchés avec des appels d’offre négociés pour les nouveaux contrats portant sur le transport scolaire ;
- Le renouvellement des contrats en faveur de marchés publics de transport scolaire d’une durée comprise entre 6 et 8 ans ;
- La pondération plus favorable des critères techniques, sociaux et environnementaux afin de s’assurer de la qualité du service public de transport ;
- Une révision des prix plus fréquente que la seule révision annuelle en l’indexant sur des indices adaptés.
Il rappelle également que dans le cadre de leurs relations contractuelles, l’AO et son opérateur de transport scolaire peuvent convenir de modifier le contrat et en particulier le prix de ce dernier, y compris les indices utilisés, en cas de modifications de faible montant, de modifications rendues nécessaires par une circonstance imprévisible ou, en cas de circonstances exceptionnels, par un cas de force majeur.
Enfin, il met en lumière le fait que l’application des pénalités de retard est un droit contractuel, et que l’AO peut dans certaines circonstances décider de ne pas les appliquer (AO, opérateurs).
Télécharger le guide : Guide_transport_scolaire_et_marches_publics.pdf (ecologie.gouv.fr)
par Pierre Cossard | Août 22, 2023 | Les Infos, Réseau
En matière d’adaptation au dérèglement climatique, deux philosophies s’opposent souvent, celle qui veut multiplier les interdits, et celle qui veut inciter à une modification bénéfique des comportements. Toulouse et son réseau de transport public Tisséo ont choisi la seconde solution.
En ce 23 août 2023, le département de la Haute-Garonne étant placé en niveau de vigilance canicule rouge par la Préfecture, Tisséo active dès l’ouverture de son réseau, le dispositif « Ticket Planète ».
Celui-ci permet aux voyageurs non abonnés au réseau Tisséo de circuler en illimité sur la journée (hors navette aéroport) sur l’ensemble du réseau bus, métro, tramway et Téléo au tarif de 3€.
Il est disponible dans les distributeurs automatiques de titres, dans les Agences Tisséo, sur l’appli Tisséo et chez les commerçants partenaires pour les détenteurs de la carte Pastel.
L’activation du dispositif « Ticket Planète », dont le principe a été voté lors du dernier Comité Syndical tenu le 5 juillet 2023, a pour objectif d’inciter à l’usage de modes alternatifs à la voiture individuelle, elle-même forte émettrice de gaz à effet de serre.
Pierre Cossard
par Pierre Cossard | Août 21, 2023 | Les dossiers, Réseau
L’institut Madeinvote vient de publier une enquête portant sur l’usage des transports, réalisée auprès de 1134 jeunes urbains français, âgés de 15 à 34 ans, habitants l’une des 10 plus grandes villes françaises, représentatifs de cette population en termes de sexe, âge et ville. Cette enquête a été menée en ligne du 21 avril au 08 mai 2023, via Facebook et Instagram.
De cette enquête, il ressort que transports en commun sont le mode de transport le plus utilisé par les jeunes urbains (78% d’entre eux).
D’une manière générale, 8 jeunes sur 10 se déclarent satisfaits de l’offre de transports en commun dans leur ville. Madeinvote note cependant des niveaux de satisfaction très différents selon la ville étudiée : alors que Strasboug (94%), Nantes (93%) et Bordeaux (89%) ont les taux de satisfaction les plus élevés, Marseille (44%), Paris (21%) et Nice (19%) sont – à l’inverse – les villes ayant les taux de satisfaction les plus bas.
Les jeunes ayant répondu n’excluent pas pour autant les autres formes de mobilité car 37% utilisent leur voiture personnelle et 24% utilisent leur vélo ou trottinette personnelle.
Les modes de transports alternatifs commencent aussi à émerger auprès de cette jeune génération : 12% utilisent les vélos en libre-service, 9% font du covoiturage, et 5% utilisent les trottinettes en libre-service.
Les transports en commun utilisés à contrecœur ?
Paradoxalement, dans cette grande mixité d’usages, les transports en commun apparaissent comme le mode de déplacement le moins apprécié de ces mêmes jeunes urbains (4/10), à l’inverse des transports individuels (voiture, vélo, trottinette, …) que 6 utilisateurs sur 10 considèrent comme leur mode de transport préféré.
S’ils sont utilisés, c’est avant tout pour leur praticité (68%) et leur rapidité (50%). Mais ils apportent également d’autres avantages : pouvoir faire autre chose durant le trajet (27%), pouvoir réduire son empreinte environnementale (27%), ou encore bénéficier de tarifs avantageux (20%).
Pour autant, 21% des utilisateurs de transports en commun déclarent les prendre moins souvent qu’avant, et 10% ont même totalement abandonné ce mode de transport.
Pour expliquer cette désaffection, ils citent avant tout une sur-fréquentation aux heures de pointe (57%), mais également un manque de confort (27%), ou un manque de flexibilité (27%).
Des attentes fortes vis-à-vis des pouvoirs publics
In fine, un jeune urbain sur deux affirme privilégier les modes de transport doux de manière systématique. Selon l’étude, et son interprétation, les jeunes urbains recherchent avant tout la praticité dans leurs trajets du quotidien.
Ils veulent aller au plus vite, au plus court, en atteste la diversité des modes transports qu’ils utilisent, avec en moyenne près de 3 moyens de transport différents utilisés au quotidien.
Ils ont ainsi des attentes fortes vis-à-vis des pouvoirs publics pour stimuler leur pratique au quotidien.
Selon l’enquête, les AOM devraient rendre gratuit ou réduire le coût des transports en commun (70%), développer le réseau de pistes cyclables sécurisées (50%), bénéficier d’aides à l’achat d’un vélo ou d’une trottinette (40%) ou encore créer de nouveaux espaces de stationnement sécurisés pour les vélos & trottinettes (37%).
Si l’étude comporte un biais évident en faveur des modes dits doux, certains des éléments, notamment ceux concernant les attentes en matière d’évolution des transports publics, doivent être clairement analysés par les AOM dans leur quête d’amélioration, et de développement de leurs services.
Pierre Cossard
par Pierre Cossard | Août 21, 2023 | Autobus, Entreprise, Les Infos, Réseau
Comme chaque année, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la RATP compte partager avec le public une grande partie de sa richesse patrimoniale.
Les 16 et 17 septembre prochains, en accord avec la thématique de cette 40e édition « Patrimoine Vivant », la RATP proposera donc un programme de visites et d’animations, guidées par quelque 200 agents passionnés par leur métier.
Au programme des visites organisées pour l’occasion : la visite de la Réserve de matériels roulants historiques de la RATP ; la découverte des archives de Saint-Germain-en-Laye ; des parcours commentés dans le métro ; et des balades en bus historiques (TN4, les fameux bus à plateforme).
Ces deux journées seront aussi l’occasion pour la régie d’ouvrir les portes de certaines de ses infrastructures peu connues, et inaccessibles au grand public : ateliers de maintenance des trains de la ligne 7 ; chantiers de prolongement des lignes 11 et 14 ; poste de commande et de contrôle centralisé (PCC) de la ligne 9 ; centre bus de Montrouge ; machine à laver de la ligne 2 du métro…
Enfin, la Maison de la RATP organisera diverses animations et ateliers destinés à tous les publics.
Pierre Cossard
par Pierre Cossard | Août 21, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos
Depuis le 21 août 2023, la nouvelle version du tachygraphe intelligent (SMT2) est obligatoire pour tous les véhicules utilitaires lourds nouvellement immatriculés.
Seulement voilà, la disponibilité des appareils SMT2 n’est pas au rendez-vous. L’IRU demande donc à la Commission européenne de recommander aux États membres de prévoir un délai de grâce jusqu’à la fin de 2023 pour éviter le blocage de dizaines de milliers de nouveaux camions et autocars.
Selon Raluca Marian, directrice de l’IRU pour l’UE : « les retards dans la livraison des nouveaux tachygraphes pourraient bloquer l’immatriculation de 20 000 et 40 000 véhicules jusqu’à fin 2023 ».
Dans une lettre envoyée à la commissaire Adina Vălean, l’IRU a donc demandé à la Commission européenne de recommander aux États membres d’accorder exceptionnellement un délai de grâce jusqu’à la fin de 2023 pour l’installation de dispositifs SMT2 dans les véhicules immatriculés à ce jour, tant pour les trajets nationaux que transfrontaliers.
Pendant la période de grâce, les nouveaux véhicules équipés de la version précédente du tachygraphe, SMT1, devraient être provisoirement acceptés pour immatriculation, parallèlement aux véhicules équipés du SMT2, à condition qu’ils soient équipés ultérieurement d’appareils SMT2 d’ici la fin de la période de grâce.
Pour mémoire, rappelons que le SMT2 comprend des fonctionnalités supplémentaires telles que l’enregistrement automatique des passages frontaliers et la possibilité pour les forces de l’ordre de visualiser les données à distance.
Pierre Cossard