Journée portes-ouvertes chez Negobus

Journée portes-ouvertes chez Negobus

Le distributeur basque de mini et midi Negobus a organisé le 26 mars dernier une journée portes ouvertes en collaboration avec le constructeur roumain Aveuro. Principal objectif de l’événement : présenté aux opérateurs locaux venus en nombre les nouveaux modèles électriques à batteries e-Hipocamus et e-Citycampus, mais aussi le plus classique Hipomobil 21, tous trois construits en Roumanie sur base e-Sprinter, et distribués en France par le spécialiste basque.

 

Koxe Barbier, DG de Negobus

 

Une occasion pour Koxe Barbier, DG de Negobus, de rappeler que l’entreprise basée à Hasparren (dans ses nouveaux locaux depuis 6 ans) est spécialisée depuis de nombreuses années dans la distribution de plusieurs marques de minibus et minicars : Aveuro, Ferqui (Espagne), EVM (GB), Tremonia (Allemagne), et Ford.

Pour l’occasion, Negobus avait aussi invité un représentant d’Hellio, qui propose des solutions de maîtrise de l’énergie, de décarbonation et de production d’énergies renouvelables au service des entreprises. Mais Hellio s’est aussi spécialisé dans le montage des dossiers de Certificats d’Economie d’Energie, d’où sa présence.

 

Le parc de véhicules mis à disposition par Negobus.

 

L’entreprise Negobus, créée en 2006, a aussi lancé une filiale, Laminak* Bus Service, détenue à 50/50 avec Bacqueyrisses. Elle est spécialisée dans la réparation et la vente de pièces détachés toutes marques d’autocars, et plus particulièrement des minicars et minibus, qu’il s’agisse de modèles d’origine constructeur ou de véhicules carrossés.

Laminak Bus Service dessert le secteur du Pays Basque avec son service d’atelier, de réparation, d’installation et de vérification d’éthylotest TCP, et tout le territoire français pour la vente de pièces détachées.

 

Le e-Hipocamus d’Aveuro.

 

Dans une ambiance conviviale, les opérateurs présents ont aussi pu se confronter à la conduite de l’e-Hipocamus sur les routes de l’arrière-pays. Une première prise en mains d’un véhicule électrique à batteries pour quelques-uns, qui ont non seulement pu jauger de la facilité d’usage, mais aussi des capacités de récupération d’énergie au freinage, sachant que dans sa version à 16 passagers (plus un UFR), ce modèle est donné avec une autonomie de 463 kilomètres.

En 2025, Négobus a livré 148 véhicules neuf à ses clients. Dans le détail, il s’agissait d’abord de 72 Aveuro, dont les modèles les plus demandés furent des scolaires, les Hipocampus 22 et 33. Le distributeur a aussi commercialisé 26 Ford, essentiellement des Transit 17 et Shuttle ; 20 Ferqui, plutôt des Sunset 24 dédiés au tourisme ; 16 EVM, des Elegance et des Classic 22 ; 8 Tremonia, des Transfer et des City 45…

 

*Le Laminak est une sorte de lutin basque qui vit sous terre ou près des cours d’eau, fuit la lumière, et a qui l’on attribue souvent des talents de réparation, notamment des ponts…

 

Les Laminak en action…

Hausse des carburants, les indices CNR de mars

Hausse des carburants, les indices CNR de mars

A la fin de la 4e semaine de mars 2026, le Comité National Routier (CNR) n’a pu que constater que la tendance demeurait haussière pour le prix du gazole à la cuve : + 4,2% par rapport à la semaine précédente.

Dans le respect des délais usuels, l’organisme a donc publié le 27 mars les indices CNR gazole professionnels.

Par rapport à février 2026, ces indices mensuels traduisent une évolution du coût du gazole professionnel en très forte hausse sur un mois complet : + 32,7% pour les véhicules de transport routier de voyageurs d’un PTAC ≥ 7,5 tonnes.

L’incidence en un mois de ces hausses sur le coût de revient total d’un véhicule opérant dans les activités étudiées par le CNR est de + 3,2% en transport scolaire par autocar standard.

De plus, conformément à la demande du ministre des Transports, Philippe Tabarot, et des organisations professionnelles du transport routier, le CNR a publié les indices gazole professionnels bimensuels.

Ces indices bimensuels sont calculés avec la même méthodologie que les indices mensuels, qui demeurent les indices de référence.

 

 

ZF présente ses résultats 2025

ZF présente ses résultats 2025

Le groupe germanique vient d’annoncer un chiffre d’affaires consolidé de 38,8 Mds€ pour 2025, contre 41,4 Mds€ en 2024. Le chiffre de 2024 affichait quant à lui un recul de 11% par rapport à 2023, « soit environ 3% à périmètre constant hors déconsolidation de la ligne de production d’essieux ».

Pour 2026, ZF prévoit un chiffre d’affaires de groupe supérieur à 38 milliards d’euros à taux de change stables, sans toutefois anticiper une hausse significative par rapport à 2025.

L’entreprise a indiqué un objectif de marge d’EBIT ajustée compris entre 4,0 et 5,0%, et un flux de trésorerie disponible ajusté supérieur à 1 milliard d’euros, hors effets de fusions-acquisitions.

ZF a également précisé s’attendre à ce que l’environnement économique mondial reste incertain en 2026, avec une demande toujours faible, notamment dans le secteur des véhicules utilitaires.

La société a aussi annoncé une baisse de sa dette nette à 10,2 Mds€ en 2025, grâce à une réduction de ses engagements financiers d’environ 250 M€ sur l’année.

ZF a cependant enregistré une perte nette de 2,1 Mds€ pour l’exercice 2025. Ce résultat s’explique principalement par une charge exceptionnelle d’environ 1,6 Md€ liée à la restructuration de la division Technologies de groupes motopropulseurs électrifiés et à la résiliation anticipée, « d’un commun accord », de plusieurs projets clients.

« En raison de la montée en puissance plus lente que prévu du marché de la mobilité électrique, ces programmes n’auraient pas atteint la rentabilité escomptée », explique ZF.

 

Mathias Miedreich, PDG de ZF.

 

ZF a par ailleurs indiqué être en bonne voie d’atteindre son objectif, annoncé en juillet 2024, de réduire ses effectifs allemands de 11 000 à 14 000 postes, grâce à des mesures basées sur les départs naturels, les indemnités de départ, les dispositifs de retraite partielle et la réduction du temps de travail.

Enfin, en matière de recentrage stratégique, ZF rappelle que la vente de son activité Systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) à Harman (pour une valeur d’entreprise de 1,5 Md€) devrait être finalisée au second semestre 2026.

Le groupe a également scindé ses activités éoliennes pour en faire une entité indépendante. Au sein de sa division Technologies de propulsion électrifiée, ZF a aussi conclu un accord avec les représentants du personnel à l’automne 2025 sur une restructuration indépendante, tout en maintenant la division au sein du groupe.

 

 

Würth Elektronik ICS va acquérir MRS Electronic

Würth Elektronik ICS va acquérir MRS Electronic

Würth Elektronik ICS vient d’annoncer avoir signé un accord portant sur l’acquisition de 100% de MRS Holding, intégrant ainsi MRS Electronic à sa structure.

MRS Electronic, dont le siège social est situé à Rottweil, en Allemagne, emploie environ 250 personnes et possède des sites supplémentaires en Croatie, en Pologne et en Turquie.

L’entreprise développe des solutions électroniques et logicielles, notamment des contrôleurs compacts, des relais, des passerelles et des interfaces homme-machine (IHM) utilisés dans les architectures électriques des véhicules.

Grâce à cette acquisition, Würth Elektronik ICS élargit son offre afin de répondre à la demande croissante de fonctions logicielles pour véhicules, notamment en matière de cybersécurité, de sécurité fonctionnelle, d’applications ISOBUS et de plateformes de processeurs avancées.

 

 

2025. Keolis améliore sa rentabilité

2025. Keolis améliore sa rentabilité

Le groupe Keolis vient de publier ses résultats pour 2025, et i annonce avoir amélioré significativement sa rentabilité, avec un résultat opérationnel récurrent (EBIT récurrent) à 201 M€, soit 19% de plus par rapport à 2024, une amélioration de la marge d’EBIT à 2,8%, contre 2,2% l’année précédente.

Le chiffre d’affaires 2025 s’établit à 7,1 Mds€, en retrait de 7,1% par rapport à 2024. Une diminution liée, selon le groupe, à la fin des contrats du tramway de Melbourne et des modes lourds de Lyon.

Une situation qui devrait toutefois être compensée par des succès comme les contrats des DSP 9 et 47 ou les contrats de Stretto (Tram-Train T11/T4 et tramway T14) en Île-de-France, qui ne prendront pleinement effet que sur l’exercice 2026.

Le résultat net courant part du groupe est positif pour la cinquième année consécutive, à 33 M€, multiplié par 2,5 par rapport à 2024 « grâce à une discipline financière maintenue ».

Le cash-flow libre est en hausse et s’élève à 170 M€ en 2025, positif pour la cinquième année consécutive. La dette financière nette s’établit à 893 M€ à fin 2025, en baisse de 56 M€. « Le Groupe dispose ainsi d’une structure de bilan renforcée, avec un levier d’endettement de 2,8x », explique Keolis.

Commercialement, Keolis a reconquis Rennes, Tours et Stockholm city. En France, a été renouvelé à 100% dans les réseaux urbains, et à 89% « dans les territoires ».

En Île-de-France, après les gains des contrats bus petite couronne, Keolis affiche une part de marché de 24% à fin 2025.

À l’International, Keolis a gagné le métro Pune en Inde et a signé différents partenariats, notamment au Canada (Alto, le projet de lignes à grande vitesse entre Toronto et Québec) ou aux Emirats-Arabes-Unis (co-entreprise avec Etihad Rail).

Au Canada, Keolis a été retenu pour le projet du futur train à grande vitesse Alto entre Toronto et Québec dans le cadre d’un consortium aux côtés de CDPQ Infra, AtkinsRéalis, SYSTRA, SNCF Voyageurs et Air Canada.

Aux Emirats-Arabes-Unis, Keolis et Etihad Rail ont créé une co-entreprise en vue du lancement du premier service ferroviaire de passagers dans la région, reliant Dubaï et Abou Dhabi. Le lancement commercial est prévu en 2026.

Sur le marché du bus hors France, Keolis a renforcé ses positions. En Suède, il a reconquis le contrat de bus de Stockholm et Lidingö, et au Danemark, il a remporté deux contrats de bus électriques (Seeland et Jutland du Sud), confirmant son rôle d’opérateur majeur dans la région.

En Belgique, à l’issue de l’appel d’offres de TEC pour l’exploitation de bus en Wallonie, le groupe a assuré la reconquête de plusieurs lots, notamment Nord-Luxembourg, Hesbaye et Liège Nord-Ouest, représentant plus de la moitié du marché concerné. Enfin, en 2025, Keolis a démarré le réseau de bus d’Utrecht en fin d’année.

En Île-de-France, après le gain des lignes 16, 17 et 18 du métro francilien, la gestion de Saint-Denis Pleyel et de 42 lignes de bus de Marne et Brie, le groupe a remporté en 2025 la DSP 47.

Elle contient notamment le renouvellement du tram T9, l’exploitation de 28 lignes de bus en petite couronne et dans le cœur de Paris (lignes 62 et 91), ainsi que la gestion de la gare routière de Châtelet-les-Halles.

Dans le reste de l’Hexagone, et dans l’urbain, Keolis a « reconquis » Rennes, Tours, Arras, Agen, Nevers, Agde, Menton, Montargis, Moulins, Morlaix, Metz où une SEMOP a été créé avec l’Eurométropole.

Dans l’interurbain, le groupe met en avant le gain du contrat de Vitré et diverses reconquêtes en Auvergne, en Hérault, en Loire Atlantique et dans le Morbihan.