Le NOMAD CAR H2 bientôt sur les routes normandes

Le NOMAD CAR H2 bientôt sur les routes normandes

La Région Normandie et Transdev collaborent depuis trois ans pour transformer un car diesel en motorisation électrique alimentée par de l’hydrogène. Homologué par les services de l’Etat le 1er février 2023, ce car à hydrogène pourrait dès mars prochain transporter des voyageurs sur la ligne régionale express Nomad Car, 216, qui relie Evreux à Rouen.

 

Le modèle sélectionné pour cette opération est le Crossway d’Iveco Bus, un modèle que l’on retrouve en grande quantité dans le parc interurbain et scolaire circulant en France.

 

À la suite de la réalisation du projet EAS-HyMob qui a permis l’installation du premier réseau de stations hydrogène d’échelle régionale, la Région Normandie poursuit ses efforts dans le secteur de la mobilité lourde et souhaite être exemplaire en décarbonant progressivement le réseau NOMAD CAR.

Grâce au concours des partenaires associés à ce projet, notamment du SIEGE 27 – Syndicat de l’énergie de l’Eure – le car NOMAD Hydrogène sera approvisionné à la station EAS-HyMob du Vieil- Evreux avec de l’hydrogène vert, Certif’HY d’Air Liquide, soit un hydrogène décarboné par le captage du CO2.

La mise en circulation de ce car NOMAD, sous forme d’expérimentation, permettra d’observer et de recueillir des données techniques, environnementales, législatives et sociétales en continu. Ces enseignements permettront de mesurer la fiabilité de cette technologie en matière d’exploitation du réseau et la maturité de cette énergie.

 

Si cette expérimentation est concluante, elle pourrait ouvrir la porte à un développement en série de la conversion des moteurs diesel vers l’hydrogène. Des formations dédiées à de nouveaux métiers liés au développement et à la maintenance seront à créer.

 

La Région Normandie a subventionné à hauteur de 168 000 € les frais de recherches collaboratives du projet. Transdev, propriétaire du véhicule a financé la R&D à hauteur de 252 000€.

L’URF ne veut pas que la route soit oubliée

L’URF ne veut pas que la route soit oubliée

L’Union routière française (URF), qui représente les acteurs économiques de la route et de l’automobile, a publié le 7 février une étude qui révèle qu’en matière de dépenses de fonctionnement et d’investissement des administrations publiques en 2022, 57% des sommes investies ont été consacrées au réseau ferroviaire et 15% à la route.

Evoquant les résultats de l’enquête annuelle de l’Observatoire de la route (pilotée par les administrations et les industriels), l’URF rappelle que cette dernière a confirmé en 2021 la poursuite d’une « lente dégradation des chaussées constatée par le passé » sur le réseau national, malgré une amélioration en 2020 et « un effort réalisé en 2021 sur les chaussées dans le plus mauvais état ».

Or, toujours selon l’URF, si la route a rapporté à l’Etat et aux collectivités 47,8 Mds€ de recettes en 2022 (entre les taxes sur les carburants ou sur les assurances, et les cartes grises, notamment), elle n’a fait l’objet que de 15,7 Mds€ d’investissements, soit une baisse de 10,4% par rapport à 2012.

Pour Jean-Pierre Paseri, président de Routes de France, « les montants mis sur le ferroviaire sont un rattrapage du sous-entretien passé. Il faut mettre de l’argent sur la route sinon on aura le même sous-investissement dans quelques années ».

« Il faut accentuer les investissements et les rendre plus efficaces. On ne parviendra pas à décarboner les transports si on ne s’occupe pas de la route », a pour sa part lancé le président de l’URF, Thierry Archambault.

CNR : +6,5% en janvier sur les coûts de personnel de conduite

CNR : +6,5% en janvier sur les coûts de personnel de conduite

Le Comité national routier vient de publier son calcul de l’incidence économique du nouveau contexte social (taux de cotisations employeurs, allègements « Fillon » et rémunération) applicable au transport routier de voyageurs en 2024.

Le CNR en déduit le coût de personnel de conduite du TRV scolaire en janvier 2024 et, plus largement, l’impact de l’ensemble de ces mesures sur le coût de revient des véhicules.

Ces évaluations tiennent compte du dernier accord salarial du 16 octobre 2023. Les coûts de personnel de conduite TRV scolaire (salaires et charges) enregistrent donc une inflation importante en janvier 2024, soit + 6,5% depuis un mois et + 19,6% depuis un an.

Selon le CNR, cette inflation a un impact important sur le coût de revient total d’un véhicule : de l’ordre de + 6% sur 12 mois pour un autocar standard en TRV scolaire.

Les Challenges du transport public

Les Challenges du transport public

Dans le cadre de la Rentrée du Transport Public organisée du 16 au 22 septembre 2023, 38 réseaux avaient candidaté aux Challenges du transport public, qui récompensent les meilleures campagnes de communication et les meilleures initiatives de transport public.

 

Ces dossiers ont été évalués par un jury composé de représentants de l’agence de communication Comment, de la FNAUT, du GART, du GIE Objectif transport public, de Médiatransports et de l’UTP.

 

La cérémonie de remise des prix des Challenges de la Rentrée du transport public 2023 s’est déroulée le 6 février à Paris en présence de Charles-Éric Lemaignen, président du GIE Objectif transport public, de Marc Delayer, vice-président de l’UTP, et de Louis Nègre, président du GART.

 

Dans la catégorie Information et services aux voyageurs, le prix de la meilleure campagne de communication, « Bougez, roulez, rayonnez ! Les vélos en libre-service qui vous suivent partout », a été décerné au SITAC, le Syndicat Intercommunal pour les Transports urbains du Calaisis, et à son réseau Imagi’n exploité par la STCE (Transdev).

 

Le second prix la catégorie meilleure initiative de transport public a été attribué à TP2A, les Transports Publics de l’Agglomération Annemassienne, et à RATP Dev pour son application mobile « Réservez un transport à la demande en quelques clics depuis l’application TAC Mobilités ! ».

 

Le prix de la meilleure campagne de communication dans la catégorie Changement de comportement a été remis à Keolis Grand Nancy et à la Métropole du Grand Nancy pour la campa gne« Ensemble, on se respecte / La Fraude n’est pas un jeu ! » réalisée sur le réseau STAN.

 

La meilleure initiative de transport public a récompensé Transdev Alpilles Berre Méditerranée, le réseau de la métropole Aix-Marseille, et la société UMAY pour la mise en œuvre d’une application mobile qui vise à rassurer les usagers dans les transports.

 

En matière d’incitation à l’usage des transports publics, on notera que SNCF Voyageurs Lignes Normandes et la Normandie remporté le prix de la meilleure campagne de communication, tandis la région Occitanie et SNCF Voyageurs recevaient le prix de la meilleure initiative de transport public pour « + = Flex » développé avec Fairtiq.

Ile-de-France-Mobilités commande 3500 nouveaux bus et cars propres

Ile-de-France-Mobilités commande 3500 nouveaux bus et cars propres

A l’occasion de son conseil d’administration du 6 février, Ile-de-France-Mobilités (IDFM) a annoncé prévoir la commande, via la Centrale d’achat du transport public (CATP), de 3 500 bus et cars propres d’ici 2028. Les livraisons s’effectueraient au rythme d’environ 1000 véhicules par an de 2025 à 2028.

Ces 3500 véhicules, représentant une commande d’environ 1,8 Md€, vont compléter les 4200 bus et cars propres déjà en service sur les lignes d’IdFM. L’autorité organisatrice francilienne indique que « dès 2025, les véhicules diesel et hybrides rouleront au HVO » permettant de ne plus utiliser le diesel. Ce, dans l’attente d’une flotte entièrement alimentée au biométhane ou à l’électrique, complète IDFM dans son communiqué.

En plus de réduire les émissions de polluants, ces nouveaux engins seront dotés de nouvelles technologies améliorant la sécurité (rétro vision par caméras, détection d’obstacles) ainsi que le confort des voyageurs et des conducteurs, précise IDFM.

Le déploiement de ces bus et cars propres requiert une nécessaire adaptation des infrastructures. 49 centres opérationnels bus ont déjà été convertis à l’électrique ou au biogaz et 30 sites sont en cours de conversion.

ZFE, zones à faibles extensions ?…

ZFE, zones à faibles extensions ?…

La mise en œuvre des ZFE (zones à faibles émissions) a rappelons-le, été limitée, du moins dans sa version obligatoire, à cinq agglomérations françaises dépassant le seuil de 40 microgrammes de dioxyde d’azote par mètre cube d’air, sauf si la qualité de l’air s’améliorait.

Strasbourg, qui faisait partie des cinq villes avec Paris, Lyon, Marseille et Rouen qui devaient interdire les véhicules Crit’Air 3 à partir du 1er janvier 2025, vient pourtant d’annoncer la suspension de cette mesure.

« Nous sommes passés sous le seuil réglementaire que nous fixe l’État pour être territoire ZFE. Il n’y aura donc plus de sanctions au titre de la ZFE. Car la qualité de l’air s’est améliorée », vient ainsi d’annoncer Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole de Strasbourg qui a toutefois maintenu les 50 M€ d’aides au changement de véhicules.

Précédement, en février dernier, la métropole de Lyon a revu à la baisse son projet d’extension de périmètre de sa ZFE, et elle a reporté l’interdiction des véhicules Crit’Air 2 du 1er janvier 2026 eu 1er  janvier 2028.

À Marseille, l’extension prévue en 2025 de la zone à faibles émissions aux véhicules Crit’Air 3 vient elle, d’être reportée sine die.

Il semble que les métropoles concernées aient finalement mesuré le risque social et économique de l’exclusion des ZFE des véhicules les plus polluants… Du moins dans les délais impartis.