EuMo Expo 2024 : Vienne sera l’invitée d’honneur

EuMo Expo 2024 : Vienne sera l’invitée d’honneur

Le GIE Transport Public, organisateur d’EuMo 2024, qui se déroulera du 1er au 3 octobre prochains à Strasbourg, vient d’annoncer que les invités d’honneur seront la ville de Vienne et son réseau de transport Wiener Linien.

Le choix de la capitale autrichienne n’est pas anodin, car cette dernière s’est positionnée comme « pionnière en matière de mobilité durable ».

Après une refonte globale de ses transports publics, un fort travail d’incitation à l‘usage de la marche et du vélo, l’agglomération s’est aussi fixée pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2040. Une stratégie qui devrait donc être mise en valeur lors de l’événement à venir.

Certificats d’économies d’énergie : un plus pour l’électrification des flottes de cars et de bus

Certificats d’économies d’énergie : un plus pour l’électrification des flottes de cars et de bus

Il est passé quelque peu inaperçu en décembre dernier, mais dans un arrêté du 20 décembre 2023 (paru au Journal Officiel du 28 décembre 2023), le Ministère de la transition énergétique a acté la création d’une nouvelle fiche d’opération standardisée d’économies d’énergie, portant sur l’« achat ou location d’un autocar ou d’un autobus électrique neuf ou réalisation d’une opération de rétrofit électrique d’autocar ou d’autobus ».

Cette fiche détaille le montant de certificats pouvant être attribué, en fonction de la catégorie du véhicule concerné, de l’opération réalisée et de la taille de l’agglomération.

A titre d’exemple, au prix moyen de 7,32 € par MWh cumac (cumulé actualisé) observé en 2023, la revente des certificats pourrait apporter :

  • Environ 7 000 € après l’achat ou la location d’un autobus standard pour une agglomération de 250 000 habitants ou moins ;
  • Environ 3 400 € (2 300 € dès 2025) après le rétrofit électrique d’un autobus pour une agglomération de plus de 250 000 habitants.

Selon l’UTP, l’opération pourrait être perçue comme un complément de financement, et « un pas de plus en direction de la transition énergétique dont l’un des porteurs est le secteur des transports collectifs ».

Vœux de l’UTP : pour un « réarmement » des transports publics

Vœux de l’UTP : pour un « réarmement » des transports publics

Le 18 janvier que l’Union des Transports Publics s’est pliée au rituel des vœux. Marie-Ange Debon, sa présidente (et PDG de Keolis), recevait pour l’occasion Christophe Béchu, Ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, de fait ministre de tutelle des Transports.

 

Sans trop de surprise, Marie-Ange Debon a, dans son discours, rappelé la nécessité d’un « choc d’offre » pour que les transports publics puissent tenir leur rôle dans la transition énergétiques des transports. Elle a donc appelé (elle aussi) à un « réarmement » de ce secteur pour que tous ses acteurs puissent mieux s’investir dans le développement du nécessaire report modal.

 

Christophe Béchu, avec un certain brio, aura répondu (là encore sans grande surprise) par une liste non exhaustive du travail déjà effectué, des multiples (et souvent complexes) sources de financement mise à disposition des acteurs du transport par les services de l’Etat, et rappelé (comme un mantra) le chemin qui reste à parcourir pour la « décarbonation » des transports…

 

Dernier point, le ministre s’est excusé de son absence (pour des raisons d’agenda chargé) à la cérémonie des vœux du Groupement des Autorités Responsables de Transport (GART) qui s’était déroulée la veille. Preuve, s’il en fallait une, de la nécessité d’une nomination (ministre délégué ou, à minima secrétaire d’Etat) rapide d’un nouveau locataire à l’Hôtel de Roquelaure…

Škoda équipera les futurs trolleybus Solaris de Gênes

Škoda équipera les futurs trolleybus Solaris de Gênes

C’est le groupe Škoda qui équipera les nouveaux trolleybus de la ville italienne de Gênes d’un équipement de traction complet.

Il a été choisi comme fournisseur par Solaris Bus & Coach, qui livrera un total de 112 trolleybus articulés de 18 mètres au nord de l’Italie.

Dans le cadre de ce partenariat, Škoda fabriquera non seulement les équipements de traction, mais les installera également sur les véhicules et les testera.

Cela aura lieu d’abord dans les rues de Pilsen puis à Gênes. Les trolleybus complets seront livrés à Gênes par phases de septembre 2024 à fin 2025. Le projet est financé par le Plan italien de relance et de résilience (PNRR).

Les équipements de traction des trolleybus de Gênes comprendront des batteries de traction d’une capacité de 81 kWh.

Vœux du GART : le financement au cœur des attentes

Vœux du GART : le financement au cœur des attentes

Par la voix de son président Louis Nègre, le Groupement des Autorités Responsables de Transport a présenté ses souhaits et espérances pour 2024. La priorité des priorités est que le secteur des transports dispose d’un ministre de plein exercice, indique le président. Elle a également rappelé la nécessité d’une cohérence entre les discours politiques et les actes, afin de faciliter la compréhension des politiques publiques par les citoyens.

Le GART estime également vital que le Projet de Loi de Finances pour 2025 consolide le modèle économique des AOM hors Ile-de-France, afin d’éviter une « France à deux vitesses », dixit Louis Nègre.

Quelque 100 milliards d’euros de besoin supplémentaires ont été chiffrés par l’association, et renouvelle sa demande de ressource financière dédiée aux AOM. Une conférence des financeurs des mobilités quotidiennes a été demandé par le GART.

 

Les vœux du GART le 17 janvier 2024.

 

Le GART souhaite le lancement de l’expérimentation du titre unique, tout en demandant une aide pour les AOM pour le renouvellement du matériel billettique. Les SERM sont aussi une source de satisfaction pour l’association, qui avertit qu’il y aura des déceptions si les régions « n’ont pas davantage de ressources pour les financer », et annonce la tenue d’une conférence le 13 mars prochain à Bordeaux sur le sujet, pour engager les discussions avec l’ensemble des acteurs concernés par ces projets. Le GART a obtenu mandat du gouvernement sur la logistique urbaine.

Louis Nègre a par ailleurs rappelé la création d’un comité des parties prenantes de la mobilité est dans les cartons, tout comme la tenue de EuMo 2024, du 1er au 3 octobre prochain, à Strasbourg (250 exposants et 11 000 participants y sont attendus).

A noter enfin le départ en juin prochain du directeur général Guy Le Bras, remplacé par Alexandre Magniez.

Les Rendez-vous Mobilités du Cerema

Les Rendez-vous Mobilités du Cerema

Afin de partager les connaissances et les retours d’expérience sur les enjeux des mobilités, le Cerema a lancé il y a 3 ans ses Rendez-vous Mobilités.

Il s’agit en l’occurrence de webinaires de 2 heures, une à deux fois par mois, destinés « à défricher, échanger, débattre avec les acteurs des territoires (collectivités, acteurs économiques, organismes techniques…) d’un sujet d’actualité ou en émergence sur les mobilités ».

Sont donc régulièrement abordés les transports collectifs, les modes actifs, le covoiturage, le ferroviaire, la gestion du trafic routier, la sécurité routière, l’analyse des mobilités, etc.

Le Cerema vient de présenter son programme jusqu’à l’été 2024, ces rendez-vous ayant lieu tous les jeudis, de 14h à 16h :

. 18 janvier 2024 :  Organisation et gouvernance des mobilités : 4 ans après la LOM, un paysage en transition ;

. 08 février 2024 : Mobilités touristiques durables : les clefs de la réussite ;
. 14 mars 2024 :  Piétons-cyclistes : pour une cohabitation apaisée sur l’espace public ;
. 28 mars 2024 : Stratégie territoriale énergie-climat : le rôle clé des mobilités durables ;
. 04 avril 2024 :  Connaitre l’accidentologie des vélos : où en est-on ?
. 23 mai 2024 :  Modélisation des déplacements : quels besoins ? quelles données ?
. 06 juin 2024 : Eclairage public : faire plus sobre tout en garantissant des mobilités plus sûres ;
. 20 juin 2024 :  5G Open Road : évaluer les impacts des mobilités connectées et automatisées.

Un programme dans lequel nous espérons que chacun trouvera des réponses ou des pistes de réflexion pour relever le défi de la transition vers des mobilités décarbonées, sobres et solidaires.

Les inscriptions s’ouvent au fur et à mesure dans l’agenda du Cerema.