Le tram-bus de Clermont-Ferrand récompensé

Le tram-bus de Clermont-Ferrand récompensé

Le Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération clermontoise (SMTC- AC) et Clermont Auvergne Métropole viennent de recevoir le Grand Prix des Victoires de l’Investissement Local 2026, décerné par la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP), pour le projet InspiRe, programme de transformation des mobilités et de requalification urbaine de la métropole clermontoise avec la mise en service de deux lignes de tram-bus.

 

Le tram-bus Hess de Clermont-Ferrand.

 

Quelques mois après sa mise en service, le projet démontre déjà sa pertinence avec une hausse de la fréquentation de 70%, soit près de 22 000 voyages par jour sur les deux lignes de tram-bus.

Avec un investissement de 250 M€, dont 200 M€ confiés à des entreprises locales, InspiRe constitue l’un des plus importants projets d’aménagement urbain récemment réalisés sur le territoire clermontois. Il permet aujourd’hui de mieux relier les centres et les périphéries, tout en favorisant les mobilités douces grâce au développement de nouveaux aménagements pour les piétons et les cyclistes.

Dans le cadre du projet InspiRe, NGE s’eétait vu confier la réalisation d’un tronçon majeur de 5,7 km de la future ligne C, représentant un marché de 30 M€.

Huit filiales du Groupe ont été mobilisées : GUINTOLI, EHTP, NGE ROUTES, NGE GC, NGE FONDATIONS, AGILIS, PASS et REVAMA®.

Niort. Tanlib agrandit sa station bioGNV

Niort. Tanlib agrandit sa station bioGNV

Trois ans après sa mise en service, la station bioGNC du dépôt du réseau de l’agglomération niortaise, Tanlib, exploité par Transdev Niort Agglomération, vient de voir sa capacité portée à 54 places de charge lente.

C’est TSG France qui a remporté ce marché, tandis que l’agglomération a confié l’assistance à maîtrise d’ouvrage au Groupe Iming, au sein d’un groupement mené par Espelia avec Pintat Avocats.

La mise en service initiale a eu lieu en avril 2023 avec une station qui dispose de deux compresseurs de 467 Nm3/h chacun, installés avec leurs aérothermes dans un container de 12,20 m x 2,50 m qui abrite 3 360 litres répartis dans des bouteilles horizontales de 80 litres.

Cette première phase comprenait dix points de charge lente sur potence, qui ont été cette année complétées de 44 places supplémentaires, dont seulement ont à ce jour été équipées de flexibles et de pistolets NGV1. Les 34 autres étant en attente de l’augmentation du parc de véhicules GNV.

La prochaine étape consistera en la mise en service d’un compresseur supplémentaire.

 

 

Blois. Le réseau Azalys expérimentera un minibus rétrofité en H2

Blois. Le réseau Azalys expérimentera un minibus rétrofité en H2

En décembre prochain, le réseau Azalys de Blois, exploité par Keolis, expérimentera, pour une période de deux ans, un service de transport à la demande effectué par un minibus propulsé au moyen d’un moteur à combustion interne alimenté à l’hydrogène.

Le véhicule mis en service sera un modèle thermique classique du réseau Azalys, rétrofité et équipé d’un moteur hydrogène et d’injecteurs développés par PHINIA (PHINIA Delfi France, anciennement BorgWarner).

 

 

IDFM. Nouvelles évolutions des lignes dans le territoire de Paris-Saclay

IDFM. Nouvelles évolutions des lignes dans le territoire de Paris-Saclay

Île-de-France Mobilités vient d’annoncer l’amélioration, à partir du 19 octobre 2026, de l’offre de soirée et du week-end sur certaines lignes du territoire de Paris-Saclay.

Ces évolutions, menées en partenariat avec la Communauté d’agglomération Paris-Saclay, visent à accompagner l’arrivée de la ligne 18 du métro, et à offrir aux voyageurs une continuité de service.

Ces nouvelles évolutions concernent plus particulièrement les communes de Gif-sur-Yvette, Orsay, les Ulis, Igny, Vauhallan, Saclay et Massy.

La ligne 4616 est donc remplacée par la nouvelle ligne 219 qui circulera avec une plus grande amplitude et plus de passages, et une connexion avec la future ligne 18 du métro.

La ligne 4611 verra son service se prolonger jusqu’à 00h15 du lundi au samedi et jusqu’à 22h40 le dimanche.

La ligne 4627 aura une nouvelle offre le dimanche avec un passage toutes les 30 minutes entre 6h et 21h30.

Enfin, la ligne Express 9108 aura un service prolongé jusqu’à 22h en semaine et un passage toutes les 45 minutes jusqu’à 21h le samedi. S’ajoute à cela une nouvelle offre le dimanche avec un bus par heure entre 11h et 18h.

 

 

IFPEN. Biocarburants : aérien et le maritime rebattent les cartes du marché

IFPEN. Biocarburants : aérien et le maritime rebattent les cartes du marché

Alors que la décarbonation des transports s’accélère, le marché des biocarburants entre dans une nouvelle phase : historiquement centré sur la route, il s’étend désormais de plus en plus à l’aérien et au maritime.

Dans son tableau de bord Biocarburants 2026, IFPEN (Institut Français du Pétrole et des Energies Nouvelles) dresse un état des lieux des principales évolutions du marché mondial et des différentes filières.

En 2025, la consommation mondiale de biocarburants atteint près de 120 Mtep (million de tonnes équivalent pétrole). Si 94% des volumes restent destinés au transport routier, les dynamiques évoluent : le bioéthanol poursuit sa progression, le marché des biogazoles se recompose, le biométhane se développe et de nouveaux débouchés émergent dans l’aérien et le maritime.

Cette évolution est particulièrement visible dans l’aérien. La production mondiale de carburants d’aviation durables (SAF) a atteint 2,6 Mt (million de tonnes) en 2025, un niveau qui a plus que doublé chaque année depuis 2022. En Europe, ReFuelEU Aviation prévoit une incorporation de 6% de SAF en 2030, puis 70% en 2050.

Mais changer d’échelle suppose encore de lever plusieurs freins : sécuriser l’accès aux ressources, diversifier les voies technologiques, financer de nouvelles capacités de production, maîtriser les coûts et garantir les débouchés. Autant d’enjeux débattus lors d’une table ronde organisée par IFPEN le 8 octobre dernier.

Au-delà de l’aérien, le Tableau de bord met en lumière cette diversification progressive des débouchés. En France, 3,6 Mtep de biocarburants liquides ont été incorporés en 2025, tandis que le bio-GNV poursuit son développement. Une tendance appelée à s’amplifier : les différents scénarios de l’AIE anticipent une croissance du marché mondial des biocarburants à horizon 2050, tirée notamment par les transports aérien et maritime.

Quels volumes pourront réellement être produits ? Avec quelles ressources et quelles technologies ? Et à quelles conditions économiques les SAF et les autres biocarburants pourront-ils changer d’échelle ?