Volvo devrait acquérir Proterra

Volvo devrait acquérir Proterra

A la suite de leur mise sous la protection du Chapitre 11, la procédure de faillite volontaire version nord-américaine, de Proterra Inc. et Proterra Operating Company Inc, les actifs et activités de Proterra Power ont été mis aux enchères.

C’est le groupe Volvo qui a été sélectionné comme le plus offrant pour un prix d’achat de 210 M$. La transaction est désormais soumise à l’approbation du tribunal américain des faillites. Si toutes les autorisations sont finalement obtenues, elle pourrait être finalisée début 2024.

Les actifs qui ont été mis en vente comprennent un centre de développement de modules et de batteries en Californie et une usine d’assemblage en Caroline du Sud.

Scania lance un projet pilote de biodiesel en Côte d’Ivoire

Scania lance un projet pilote de biodiesel en Côte d’Ivoire

Scania West Africa, TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire, ANADER et LA SIR viennent d’inaugurer un projet pilote de biodiesel à Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire.

Selon les promoteurs de ce projet, les biocarburants produits de manière durable à partir de déchets constituent actuellement la meilleure option pour réduire rapidement les émissions de la plupart des systèmes de transports publics dans les pays africains.

En 2017, Scania avait initié une collaboration avec l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER), qui soutient le développement rural en Côte d’Ivoire, pour trouver des opportunités de production de biocarburants locaux à partir de cacao et de caoutchouc, ainsi que d’autres produits agricoles, notamment les déchets et le fumier animal.

En juillet 2022, ANADER, Scania et TotalEnergies, une multinationale de l’énergie, ont donc signé un accord pour développer un projet pilote visant à produire 3 500 litres de biodiesel FAME à partir de graines d’hévéa et à le tester pendant 30 jours dans un bus Scania exploité par la société de transport locale d’Abidjan.

Au cours de l’année écoulée, Scania a donc livré 400 bus standard compatibles biodiesel et 50 bus articulés compatibles biogaz à la SOTRA, dans le cadre de ce projet de transport durable.

La deuxième phase du projet débutera bientôt avec la construction d’un nouveau dépôt de bus et d’un corridor de bus à haut niveau de transport par Scania et ses partenaires.

Le réseau Fébus de Pau fait une pause dans l’hydrogène

Le réseau Fébus de Pau fait une pause dans l’hydrogène

L’information parue le 9 novembre dans la Gazette des Communes met en lumière certaines qualités et quelques défauts de l’usage de l’hydrogène dans les transports publics.

Jérémie ­Neillo, chef d’exploi­tation des transports publics de la communauté d’agglo Pau Béarn Pyrénées, a en effet annoncé que « L’hydrogène serait trop lourd à gérer », et que l’agglo allait dans l’avenir s’orienter vers l’achat de 8 bus électriques à batteries par an sur les dix prochaines années.

Rappelons que le réseau Fébus de Pau faisait en 2019 figure de pionnier en matière d’hydrogène, puisqu’il avait mis cette année-là en service 8 autobus BHNS Van Hool H2, complétés depuis par 4 véhicules supplémentaires, eux aussi fournis par le constructeur belge.

Si ce parc semble avoir en grande partie donné satisfaction, puisqu’il a depuis parcouru 1 million de kilomètres et transporté 5 millions de passagers, « la station de production a plus de problèmes que prévu et les bus ont plein de toutes petites pannes », explique Jérémie ­Neillo. Les aléas propres à ce type de technologie nouvelle ne sont cependant peut-être pas les principales raisons de cette évolution de la stratégie d’achat de l’agglomération. Les aspects financiers semblent en effet avoir eux aussi grandement joué.

Plus précisément, Jérémie Neillo pointe du doigt la baisse des aides à l’achat de ce type de véhicules. En 2019, 9 des 14,5 M€ d’investissement avaient en effet été pris en charge par diverses institutions de l’Union européenne, l’Ademe et la Région, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, du moins à cette hauteur.

Enfin, le coût de production de l’hydrogène vert nécessaire au fonctionnement du parc a connu une flambée liée à l’augmentation des tarifs de l’électricité…

Hydrogène : Symbio et Pulsalys s’allient

Hydrogène : Symbio et Pulsalys s’allient

Symbio, spécialiste de la mobilité hydrogène zéro-émission, vient d’annoncer qu’il s’associait à Pulsalys, l’incubateur et accélérateur d’innovations DeepTech de Lyon et Saint-Etienne, pour accélérer la création de startups innovantes dans le domaine de l’hydrogène.

L’objectif annoncé est d’accompagner et accélérer la création de startups issues des équipes des sites universitaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le domaine de l’hydrogène, permettre aux startups de la filière d’être accompagnées dans leur phase d’incubation et de se rapprocher plus rapidement des laboratoires publics et privés pour accélérer leur développement, et soutenir l’émergence d’un écosystème hydrogène robuste en Auvergne-Rhône-Alpes.

La signature de cet accord permettra à Symbio de mettre son expertise dans les technologies liées à l’hydrogène au service de startups choisies, en cours de création ou incubées chez Pulsalys avec notamment un accès privilégié aux laboratoires et équipements de Symbio et/ou à du mentoring.

Pulsalys apportera quant à elle son expertise à Symbio d’une part dans la détection d’opportunité de création et mise en relation de startups issues de laboratoires publics de recherche dans le domaine, et d’autre part, dans la phase d’incubation de startups dont le marché relève de la filière hydrogène.

L’électrification des transports : un marché à 1000 Mds$ ?

L’électrification des transports : un marché à 1000 Mds$ ?

Le nouveau rapport d’IDTechEx, réalisé par James Edmondson, analyste technologique principal, et baptisé « Véhicules électriques : terre, mer et air 2024-2044 », fournit des performances historiques et des prévisions granulaires des ventes unitaires, de la demande de batteries et de la valeur du marché pour les marchés des véhicules électriques, y compris les voitures, les bus, les fourgonnettes, les camions, les deux roues, les trois roues, les microcars, les bateaux et les navires, la construction, les trains et les taxis aériens (eVTOL).

 

En préambule, IDTechEx constate que le secteur automobile s’électrifie rapidement, avec des ventes de voitures électriques totalisant plus de 5,8 millions d’unités au premier semestre 2023 en Chine, en Europe et aux États-Unis. IDTechEx prévoit que le marché mondial des véhicules électriques terrestres, maritimes et aériens représentera plus de 1 000 milliards de dollars en 2044 (hors automobile).

 

Pour ne s’attacher qu’aux marchés des véhicules commerciaux, le rapport constate que s’ils sont déployés en plus petits volumes que les véhicules automobiles, ils sont également fortement électrifiés car ils constituent une étape importante dans la réduction des émissions au niveau mondial. Si ces marchés en sont à un stade moins avancé de l’électrification, ils progressent de manière significative.

 

Les autobus électriques ont ainsi présenté un marché précoce en Chine. IDTechEx prévoit qu’en raison de la saturation du marché chinois des autobus électriques, les ventes mondiales ne dépasseront pas leur pic de 2016 avant 2040, la croissance future étant alimentée par les remplacements en Chine et une plus grande adoption en Europe. Une grande partie du marché européen a été soutenue par les équipementiers chinois, mais l’offre locale commence maintenant à s’intensifier.

 

Selon le document, si l’électrification est à des stades différents dans chaque catégorie mentionnée ci-dessus, elle est en croissance dans chaque secteur.

 

Pour en savoir plus sur ce rapport IDTechEx.

Le Parlement vote pour un Euro VII en mode « pause environnementale » ?

Le Parlement vote pour un Euro VII en mode « pause environnementale » ?

Le 9 novembre 2023, le Parlement européen a adopté sa position de négociation sur la refonte des règles de l’Union relatives à la réception par type et à la surveillance du marché des véhicules à moteur (Euro 7) par 329 voix pour, 230 contre et 41 abstentions.

Rappelons que le 10 novembre 2022, la Commission avait proposé des normes plus strictes en matière d’émissions de polluants atmosphériques pour les véhicules à moteur à combustion, quel que soit le carburant utilisé.

Les limites d’émission actuelles s’appliquent aux voitures et camionnettes (Euro 6), ainsi qu’aux bus, camions et autres véhicules utilitaires lourds (Euro VI).

Ce règlement modifiera donc les limites actuelles pour les émissions d’échappement (comme les oxydes d’azote, les particules, le monoxyde de carbone et l’ammoniac) et introduira de nouvelles mesures pour réduire les émissions des pneus et des freins, mais aussi pour augmenter la durabilité des batteries.

Selon l’annonce faite par le Parlement, les députés sont d’accord avec les niveaux proposés par la Commission pour les émissions polluantes des véhicules particuliers et proposent en plus une division des émissions en trois catégories pour les véhicules utilitaires légers, en fonction de leur poids.

Ils proposent également des limites plus strictes d’émissions d’échappement mesurées en laboratoire et dans des conditions de conduite réelles pour les bus et les véhicules utilitaires lourds.

Le Parlement souhaite également aligner les méthodes de calcul et les limites européennes pour les émissions de particules des freins et les taux d’abrasion des pneus sur les normes internationales en cours d’élaboration par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe.

Selon le rapporteur de ce texte, Alexandr Vondra : « Avec ce compromis, nous servons les intérêts de toutes les parties impliquées et nous évitons des positions extrêmes ». Le Parlement est maintenant prêt à entamer des négociations avec les gouvernements de l’UE sur la forme finale de la loi.

 

Karima Delli

Ce compromis n’est toutefois pas du goût de tout le monde, notamment de l’euro-députée Karima Delli, présidente de la Commission Transport, qui a refusé de voter un texte qu’elle considère comme déterminant une norme plutôt Euro 6b UE 7…

Elle n’a d’ailleurs pas hésité – sans doute dans un accès de colère – à ressortir dans un communiqué, non seulement l’histoire du Dieselgate, mais aussi à lancer sur la place publique quelques chiffres propres à marquer les esprits : « 300 000 morts prématurées par an en Europe des conséquences de la pollution de l’air… » ; « 100 millions de véhicules poubelles qui seront vendus sous une norme datant de 2009… » (d’ici 2035, NDLR) ; « 100 milliards d’euros de dégâts sanitaires pour l’Europe d’ici 2050 »…

Des chiffres que certains jugeront peut-être un peu excessifs pour être vraiment pris au sérieux…