La Vallée de l’Arve se lance dans l’hydrogène avec le projet Arv’Hy

La Vallée de l’Arve se lance dans l’hydrogène avec le projet Arv’Hy

Le territoire de la Vallée de l’Arve en Haute-Savoie, lance un écosystème hydrogène innovant, Arv’hy, porté par 5 acteurs locaux (LSBN – holding familiale composée de sociétés de services, Atawey – concepteur, fabricant et distributeur de stations de recharges d’hydrogène ; Axpo – producteur et fournisseur d’énergie renouvelable ; Crédit Agricole des Savoie et Jean Lain Mobilités – acteur majeur de la distribution automobiles et de nouvelles mobilités sur l’arc alpin).

 

Les cinq acteurs clés ont décidé la mise en place d’une station de recharge grand public multi-usages et multi-énergies à Vougy, commune située dans la Vallée de l’Arve au cœur des Alpes.

 

Ce projet, dont la mise en service est prévue dès le premier trimestre 2025 à Vougy, intègre la conception d’une station multi-énergies (thermique, électrique, hydrogène et GPL) et un pôle multi-services (commerce libre-service, station d’entretien des véhicules, casiers Drive, relais-colis, wi-fi, etc.).

 

Implantée stratégiquement en bordure directe d’un axe routier très fréquenté (route blanche menant notamment aux principales stations de ski de Haute-Savoie), cette station a pour objectif principal de répondre aux engagements de la Vallée en matière de décarbonation des transports, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique en partie due aux particules fines.

 

La phase d’amorçage comprendra la mise en service en 2025 d’une station de distribution hydrogène de moyenne capacité, permettant de répondre rapidement à la demande en véhicules utilitaires légers (VUL) dans la région.

 

Une fois les usages développés, la station évoluera vers une station de grande capacité raccordée à un électrolyseur permettant de produire directement l’hydrogène sur place depuis des ressources énergétique renouvelables.

TRV : les frais de déplacement revalorisés

TRV : les frais de déplacement revalorisés

Les partenaires sociaux se sont entendus sur une hausse des frais de déplacement pour les conducteurs du transport routier de voyageurs.

L’avenant n°78 du 13 février 2024 revalorisant les frais de déplacement dans les entreprises de transport routier de voyageurs et dans les entreprises de transport sanitaire a été signé le mois dernier.

Il a commencé à s’appliquer le 1er mars dans les entreprises adhérentes de la FNTV et de l’OTRE.

Interview du mois. Le marché du VO retrouve-t-il ses couleurs ? Teamnegoce nous répond

Interview du mois. Le marché du VO retrouve-t-il ses couleurs ? Teamnegoce nous répond

Teamnegoce est une institution dans le secteur du marché des autocars et autobus d’occasion. Créée en 1998, l’entreprise installée en région lyonnaise est aujourd’hui dirigée par Alain Stanis, fils du créateur. Fin-connaisseur de cette activité, le spécialiste répond aux questions de Car & Bus News.

 

Teamnegoce, spécialiste des VO est installé en région Rhône-Alpes.

 

Car & Bus News : A combien de véhicules estimez-vous le marché annuel des autocars et autobus d’occasion ? Et quels sont les modèles les plus demandés ?

Alain Stanis : Globalement, on peut estimer ce marché à quelque 1000 véhicules chaque année, un volume qui reste assez stable. Au niveau de la demande, il s’agit, à notre niveau, surtout d’autocars de tourisme. On nous demande par exemple beaucoup de Setra ou de Mercedes-Benz. Il est vrai que plus ou moins 30% de nos transactions se font à l’exportation, notamment vers la Pologne et les Balkans. Pour ces acheteurs, ces deux marques représentent des valeurs sûres et ils peuvent s’appuyer sur des réseaux de concessionnaires bien implantés et une grande facilité à obtenir les pièces détachées. Autre tendance marquante ces dernières années, on nous demande des véhicules plus récents, et uniquement des Euro VI pour le marché français. Globalement, nous sommes face à une forte demande de véhicules de 22 places, d’autocars scolaires en France, et de véhicules de tourisme pour l’étranger, le tout d’un âge de 10 à 15 ans.

 

CBN : Quel est votre volume de transactions annuel, et comment trouvez-vous les VO que vous commercialisez ?

AS : Avant la crise du Covid, nous réalisions plus ou moins 120 transactions chaque année. Aujourd’hui, nous sommes descendus à une soixantaine faute d’acheteurs, ce qui nous a obligé à réduire notre équipe de cinq à deux personnes. En revanche, la tendance est redevenue positive et nous retrouvons nos clients. Enfin, concernant notre capacité à trouver les véhicules demandés par le marché, nous travaillons essentiellement par connaissance, ce qui n’est pas toujours facile, car beaucoup de grosses entreprises ne souhaitent pas avoir recours à d’autres négociants que ceux auxquels ils sont habitués.

 

CBN : Existe-t-il en France des cycles de ventes pour les VO d’autocars et d’autobus en France ?

AS : Il n’y a pas de cycles évidents, les ventes correspondent plutôt aux rythmes des appels d’offres. Pour notre part, nous allons chercher les véhicules directement afin de pouvoir les essayer lorsque nous les amenons jusqu’à notre atelier. Cet essai nous permet de faire la révision, soit dans notre atelier, soit chez un de nos partenaires. Lorsqu’il est vendu, nous le livrons aussi nous-même.

 

CBN : Comment devrait évoluer le marché français des VO dans les années à venir ?

AS : Le marché retrouve ses couleurs, mais il y a encore quelques zones d’ombre. Par exemple, les délais de livraison très longs pour les véhicules neufs repoussent d’autant les ventes de VO par les entreprises. Autant de phénomènes qui ne me font pas entrevoir la normalisation de ce marché avant 2025. Par ailleurs, l’offre et la demande du moment rendent les VO plutôt chers, notamment à l’étranger.

 

CBN : Comment vous êtes-vous adaptés à cette nouvelle situation ?

AS : Par exemple, nous avons développé la location de véhicules. A dire vrai, nous en avions fait beaucoup il y a une dizaine d’années. Aujourd’hui, comme il est plus difficile de trouver des VO, nous avons réactivé cette offre, car il vaut mieux pour nous les garder et les louer sur deux ou trois mois en période de suractivité. J’ai ainsi aujourd’hui une quinzaine de véhicules Euro VI qui sont destinés à la location.

 

CBN : Enfin, comment percevez-vous l’arrivée sur le marché des véhicules électriques à batteries par rapport à votre activité ?

AS : Comme toujours, nous saurons nous adapter, mais pour l’instant je préfère ne pas m’aventurer sur ce terrain car il y a à mon sens encore trop d’inconnus avec l’électrique, notamment au niveau de l’état des batteries ou de leur évolution d’une génération à l’autre.

Coup de tonnerre à Lyon : Keolis conserverait les bus, mais RATP Dev gagnerait métro et tram

Coup de tonnerre à Lyon : Keolis conserverait les bus, mais RATP Dev gagnerait métro et tram

La rumeur enfle à Lyon. Selon le site mesinfos., à partir du 1er janvier 2025, RATP Dev aurait remporté la délégation de service public des métro, funiculaire, tramway et Rhônexpress, tandis que Keolis exploiterait les bus et trolleybus du réseau TCL.

Sytral Mobilités, qui gère le réseau de transport en commun lyonnais, aurait donc fait le choix de deux opérateurs, ce qui ne devrait guère surprendre les observateurs attentifs, puisqu’il avait choisi de tronçonner en deux lots : léger et lourd.

Si l’annonce officielle ne doit intervenir que le 28 mars prochain, le syndicat lyonnais aurait donc déjà tranché en choisissant Keolis (exploitante de l’ensemble du réseau depuis 2993) pour le lot « léger » des bus et trolleybus pour une durée de six ans.

De son côté, RATP Dev aurait été retenu pour le lot dit « lourd » qui comporte métro, funiculaire, tramway, Rhônexpress, et ce pour une durée de dix ans.

Hydrogène : toujours plus de stations, mais un développement plus lent que prévu

Hydrogène : toujours plus de stations, mais un développement plus lent que prévu

Le site H2stations.org vient d’annoncer que 921 stations dans le monde proposaient fin 2023 de l’hydrogène comme carburant.

 

En Europe, 37 stations à hydrogène de plus ont ouvert en 2023, soit un total de 265 stations H2 sur le Vieux Continent. Fait marquant, 92% d’entre elles peuvent accueillir des véhicules lourds (bus, camions), ce qui relève d’une évolution notable, puisqu’en 2019, 70% des nouveaux points de charge étaient surtout destinés à l’automobile.

 

En France, toujours selon le même site, 51 stations (sont actuellement en service. Enfin, quelque 338 nouvelles stations sont en projet dans le monde en dehors de la Chine.

 

Engie temporise sur l’hydrogène « vert »

 

Si le nombre de stations H2 progresse donc (doucement), la dernière allocution de Catherine Mc Gregor, DG d’Engie, lors de l’Energy Week qui s’est déroulée à Londres du 25 au 27 février derniers, démontre que, passé l’engouement médiatique, la réalité industrielle va demander un peu plus de temps que prévu.

 

Si Catherine Mc Gregor a annoncé qu’Engie maintenait bien son objectif de 4 gigawatts de production d’hydrogène décarbonée, elle a précisé qu’elle repoussait cet objectif à 2035, au lieu de 2030.

 

Selon la dirigeante, ce marché met plus de temps à murir qu’initialement espéré car il est encore difficile de trouver des clients pour acheter de l’hydrogène « vert » à partir d’énergies renouvelables, « car il est très onéreux à produire ».