CNR : +6,5% en janvier sur les coûts de personnel de conduite

CNR : +6,5% en janvier sur les coûts de personnel de conduite

Le Comité national routier vient de publier son calcul de l’incidence économique du nouveau contexte social (taux de cotisations employeurs, allègements « Fillon » et rémunération) applicable au transport routier de voyageurs en 2024.

Le CNR en déduit le coût de personnel de conduite du TRV scolaire en janvier 2024 et, plus largement, l’impact de l’ensemble de ces mesures sur le coût de revient des véhicules.

Ces évaluations tiennent compte du dernier accord salarial du 16 octobre 2023. Les coûts de personnel de conduite TRV scolaire (salaires et charges) enregistrent donc une inflation importante en janvier 2024, soit + 6,5% depuis un mois et + 19,6% depuis un an.

Selon le CNR, cette inflation a un impact important sur le coût de revient total d’un véhicule : de l’ordre de + 6% sur 12 mois pour un autocar standard en TRV scolaire.

Les Challenges du transport public

Les Challenges du transport public

Dans le cadre de la Rentrée du Transport Public organisée du 16 au 22 septembre 2023, 38 réseaux avaient candidaté aux Challenges du transport public, qui récompensent les meilleures campagnes de communication et les meilleures initiatives de transport public.

 

Ces dossiers ont été évalués par un jury composé de représentants de l’agence de communication Comment, de la FNAUT, du GART, du GIE Objectif transport public, de Médiatransports et de l’UTP.

 

La cérémonie de remise des prix des Challenges de la Rentrée du transport public 2023 s’est déroulée le 6 février à Paris en présence de Charles-Éric Lemaignen, président du GIE Objectif transport public, de Marc Delayer, vice-président de l’UTP, et de Louis Nègre, président du GART.

 

Dans la catégorie Information et services aux voyageurs, le prix de la meilleure campagne de communication, « Bougez, roulez, rayonnez ! Les vélos en libre-service qui vous suivent partout », a été décerné au SITAC, le Syndicat Intercommunal pour les Transports urbains du Calaisis, et à son réseau Imagi’n exploité par la STCE (Transdev).

 

Le second prix la catégorie meilleure initiative de transport public a été attribué à TP2A, les Transports Publics de l’Agglomération Annemassienne, et à RATP Dev pour son application mobile « Réservez un transport à la demande en quelques clics depuis l’application TAC Mobilités ! ».

 

Le prix de la meilleure campagne de communication dans la catégorie Changement de comportement a été remis à Keolis Grand Nancy et à la Métropole du Grand Nancy pour la campa gne« Ensemble, on se respecte / La Fraude n’est pas un jeu ! » réalisée sur le réseau STAN.

 

La meilleure initiative de transport public a récompensé Transdev Alpilles Berre Méditerranée, le réseau de la métropole Aix-Marseille, et la société UMAY pour la mise en œuvre d’une application mobile qui vise à rassurer les usagers dans les transports.

 

En matière d’incitation à l’usage des transports publics, on notera que SNCF Voyageurs Lignes Normandes et la Normandie remporté le prix de la meilleure campagne de communication, tandis la région Occitanie et SNCF Voyageurs recevaient le prix de la meilleure initiative de transport public pour « + = Flex » développé avec Fairtiq.

ZFE, zones à faibles extensions ?…

ZFE, zones à faibles extensions ?…

La mise en œuvre des ZFE (zones à faibles émissions) a rappelons-le, été limitée, du moins dans sa version obligatoire, à cinq agglomérations françaises dépassant le seuil de 40 microgrammes de dioxyde d’azote par mètre cube d’air, sauf si la qualité de l’air s’améliorait.

Strasbourg, qui faisait partie des cinq villes avec Paris, Lyon, Marseille et Rouen qui devaient interdire les véhicules Crit’Air 3 à partir du 1er janvier 2025, vient pourtant d’annoncer la suspension de cette mesure.

« Nous sommes passés sous le seuil réglementaire que nous fixe l’État pour être territoire ZFE. Il n’y aura donc plus de sanctions au titre de la ZFE. Car la qualité de l’air s’est améliorée », vient ainsi d’annoncer Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole de Strasbourg qui a toutefois maintenu les 50 M€ d’aides au changement de véhicules.

Précédement, en février dernier, la métropole de Lyon a revu à la baisse son projet d’extension de périmètre de sa ZFE, et elle a reporté l’interdiction des véhicules Crit’Air 2 du 1er janvier 2026 eu 1er  janvier 2028.

À Marseille, l’extension prévue en 2025 de la zone à faibles émissions aux véhicules Crit’Air 3 vient elle, d’être reportée sine die.

Il semble que les métropoles concernées aient finalement mesuré le risque social et économique de l’exclusion des ZFE des véhicules les plus polluants… Du moins dans les délais impartis.

CATP en 2024, un vaste programme de renouvellement

CATP en 2024, un vaste programme de renouvellement

Au premier semestre 2024, la Central d’achat des transports publics (CATP) renouvelle la quasi-totalité de son offre véhicules et plusieurs systèmes.

Février / mars : bus thermiques :

  • GNV : Autobus 12 et 18m
  • Diesel : Autobus 12 et 18m
  • Mild Hybride GNV : Autobus 12 et 18m
  • Mild Hybride Diesel : Autobus 12 et 18m
  • Midibus diesel gabarit réduit de 9m50

Mai : bus électriques.

  • Autobus 12m Electrique
  • Autobus 18m Electrique
  • Autobus 12m Electrique en BHNS
  • Autobus 18m Electrique en BHNS

Systèmes 

Au 1er semestre : Vidéoprotection embarquée

Au 2nd semestre : SAEIV

Par ailleurs, un nouveau catalogue de Logiciels et applications multi-éditeurs est en cours de préparation et sera disponible prochainement. Des logiciels de TAD / TPMR et de covoiturage seront, dans un premier temps, intégrés à ce catalogue qui sera prochainement présenté aux acheteurs publics de la mobilité.

UE : le marché du bus électrique en forte croissance

UE : le marché du bus électrique en forte croissance

Selon l’ACEA (European Automobile Manufacturers’ Association), qui vient de publier ses chiffres pour 2023, les immatriculations de bus électriques dans l’Union européenne ont augmenté de 39,1% pour atteindre 5 166 unités, soit une part de marché de 15,9 %. En 2022, les immatriculations de bus électriques représentaient 12,7% du marché total des bus de l’UE.

La part des bus diesel continue de diminuer, puisqu’elle est passée de 67% en 2022 à 62% l’année dernière.

Pour la zone plus large UE + AELE + Royaume-Uni, l’ACEA constate que le nombre d’immatriculations de bus électriques s’élève à près de 7 200 unités, soit 18% d’un marché de 39 944 bus et autocars.

 

Immatriculation des autocars et autobus dans l’UE. (Source ACEA).

 

Pour le marché UE des autobus et autocars, les immatriculations ont augmenté de 19,4% par rapport à 2022, pour atteindre 32 593 unités.

Toujours selon ces données, l’Allemagne et la France ont connu une croissance respective de 12,5 et 4,1%.

Toujours selon les chiffres de l’ACEA sur le marché des bus électriques, l’Espagne est en tête avec une croissance de 269,7%, suivie par l’Italie (+253,4%) et l’Allemagne (+29,3%). Enfin, les bus hybrides-électriques ont également affiché des chiffres de fin d’année positifs, connaissant une croissance de 115,1%, leur part de marché passant de 7,1 à 12,8% par rapport à 2022.