Rosheim lance un service de navettes

Rosheim lance un service de navettes

Rosheim a récemment réceptionné deux navettes Cristal, 100% électrique, conçues par le groupe Lohr et baptisées Rosabus. Elles circulent à travers les rues de la cité romane depuis le 5 février.

Deux circuits, comprenant 16 arrêts au total, sont en place. L’un,relie le cœur de la Ville à la gare et est disponible du lundi au vendredi. L’autre, est dédié à la traversée du centre-ville et est ouvert du lundi au samedi matin.

Ce nouveau moyen de transport sera expérimenté pendant six mois, et devrait permettre aux habitants de Rosheim de rejoindre rapidement la gare, située à l’extrémité de la Ville, et de faciliter ledéplacement des personnes à mobilité.

 

 

La navette Cristal peut embarquer jusqu’à 14 personnes debout en mode solo et compte également quatre sièges rabattables. Sonautonomie est de 170 km et permet de circuler toute la journée sans recharge.

Elle dispose cependant d’un système d’attelage automatique devéhicules, permettant de n’avoir qu’un seul chauffeur et de dimensionner le convoi en fonction du nombre de passagers avec deux ou trois véhicules reliés, et une capacité de 42 passagers.

Interview : ABC Informatique et le retour de la croissance

Interview : ABC Informatique et le retour de la croissance

ABC Informatique, créée en 1988, est éditeur de logiciels, spécialisé dans les métiers du transport de personnes et dans le tourisme. Incontournable en France sur la première activité, il connait une croissance importante dans la seconde. Rencontre avec Nicolas Bertolami, PDG d’ABC Informatique.

 

Car & Bus News : En cette année 2024 qui commence, votre activité a-t-elle retrouvé un développement normal après les crises à répétition ?

Nicolas Bertolami : De fait, nous avons beaucoup de travail et notre niveau d’activité est meilleur que lors de la période avant Covid. A cause de cette crise, nos clients, nouveaux ou pas, avaient retardé certains investissements, cette période-là est révolue. En 2023 par exemple, 60% de nos ventes correspondent à de nouveaux clients qui sont venus vers nous, car nous ne démarchons pas. A titre d’exemple, nous avons gagné le marché du nouveau BRT de Dakar. Cette bonne orientation du marché nous a d’ailleurs permis de réaliser un chiffre d’affaires de 4,6 M€, le record dans l’histoire d’ABC Informatique.

 

Les nouveaux locaux d’ABC Informatique sont énergétiquement neutres.

 

CBN : Quel est le temps nécessaire entre la prise de contact et la mise en œuvre de vos solutions dans une entreprise ?

NB : Tout dépend bien entendu de la taille de l’entreprise. Globalement, lorsqu’il s’agit d’AbcCar, la suite modulaire qui constitue la base de données unique d’une entreprise de transport de personnes, il faut compter un mois entre le démarrage de nos actions et la mise en œuvre de notre solution au niveau de l’exploitation, un petit délai supplémentaire sera alors nécessaire pour la mise en place de la prépaie.

 

CBN : Avez-vous développé des nouveaux produits ?

NB : A proprement parler, non, nous nous appuyons toujours sur AbcCar et AbcTourisme. En revanche, nous sommes avant tout des techniciens de l’informatique et ces deux produits sont en évolution permanente. A titre d’exemple, notre portail conducteur connecté (lancé en 2012) n’a cessé d’évoluer. Il s’est aujourd’hui enrichi d’un système d’inspection des véhicules par QR Code. Ce système permet que vérifier que le conducteur prévu a bien fait le tour du véhicule qui lui était affecté, au moment prévu et pour la course prévue. Dans des registres proches, les conducteurs peuvent aussi recevoir des notifications sur Androïd comme IOS. Nous proposons aussi un système de connexion avec les boîtiers embarqués qui permettent de vider le chronotachygraphe à distance, ce qui permet de préparer la prépaie au fil de l’eau, etc. Enfin, nous avons beaucoup travaillé sur les interfaces, notamment pour répondre aux attentes de certaines AOM qui souhaitent recevoir en temps réel les informations sur l’exploitation. C’est un gros travail, car toutes les AOM n’ont pas les mêmes SAE.

 

…Ils sont aussi éco-conçus.

 

CBN : Quel est l’impact sur votre activité de la transition énergétique en cours dans l’ensemble des secteurs du transport de personnes ?

NB : Notre intervention se situe par exemple au niveau de la gestion de l’atelier, au sein duquel doivent désormais coexister plusieurs énergies. Nous avons par exemple été récemment sollicité pour la mise au point d’une API (Application programming Interface, ou interface de programmation d’application, NDLR) que nous testons pour interfacer des logiciels de charge intelligent. En substance, le logiciel va optimiser la recharge en fonction des contraintes d’exploitations du lendemain. L’objectif étant là d’optimiser la mise à disposition des véhicules, le coût de la recharge et la durée de vie des batteries de traction.

 

CBN : On parle beaucoup de cyber-sécurité aujourd’hui. A quel niveau ABC Informatique peut-elle intervenir sur ce sujet au profit des entreprises du TRV ?

NB : Les entreprises de ce secteur ne sont pas plus les cibles de ce type d’attaque que n’importe quelle autre. Il est toutefois important aujourd’hui de réduire la surface d’attaque possible et de se donner les moyens de revenir le plus rapidement possible à un fonctionnement normal. La vraie question posée est celle de la mise à disposition des données. Il est donc nécessaire de réfléchir à l’architecture informatique de l’entreprise, à la gestion des droits d’accès, aux plans de réaction pour mesurer l’impact d’une attaque et en réduire les conséquences. On peut même envisager des moyens « offline » au cas où l’intégralité du système d’information est touché… Il s’agit en fait de mettre au point des Plans de continuité d’activité, et des Plans de reprise d’activité. Nous participons à la mise au point de ce type de plans, et lorsque des clients nous confient leurs données, nous réalisons nous même ce type d’exercices.

 

CBN : On parle d’un retour du tourisme de groupe, l’avez-vous vérifié au niveau de votre activité ?

NB : Nous assistons en effet à un retour de cette activité, même si nous n’avons pas retrouvé le même niveau qu’avant le Covid. Cependant, nous avons noté un retour des investissements dans les outils de productivité dans ce secteur, quand certains acteurs déjà implantés ne veulent plus attendre pour modifier ou moderniser leurs systèmes informatiques.

 

CBN : Quels sont les défis qu’ils vous faudra relever dans les mois et années qui viennent ?

NB : Le plus grand défi à venir sera certainement le projet de facturation électronique, même si sa mise en application a été repoussée au 1er septembre 2026. Cette évolution sera bien entendu intégrée dans nos logiciels et nous sommes en période de test. Nous attendons cependant que le gouvernement fige enfin les spécifications, notamment sur la partie tourisme, pour laquelle nous manquons encore de vision avec les problématiques de la TVA sur marge et des commissions…

ZF abandonne la navette autonome

ZF abandonne la navette autonome

L’équipementier allemand vient d’annoncer sa volonté d’abandonner ces projets de production de navettes autonomes.

Pour mémoire, rappelons qu’en 2019, ZF avait acquis une participation de 60% dans 2getthere, fabricant hollandais de navettes autonomes, et ce en plus de sa joint-venture avec la start-up e.GO.

Présents dans de nombreux salons ces dernières années, ZF et ses partenaires envisageaient la production de navettes pour la France et l’Allemagne, en partenariat notamment avec Transdev.

Face au manque de retour sur investissement d’un marché pour l’instant toujours « en devenir », ZF préfère désormais se concentrer sur le développement de composants et de logiciels pour la conduite automatisée.

Selon l’industriel, les projets en cours seront maintenus, en Allemagne comme aux-Pays-Bas. L’équipementier s’engage aussi sur la maintenance des véhicules en circulation.

Sur le marché de la navette autonome, il reste donc aujourd’hui GAMA (ex-Navya repris par Gaussin), Easymile et Milla group qui se montrent toujours prêts à relever les nombreux défis de ce marché.

Le NOMAD CAR H2 bientôt sur les routes normandes

Le NOMAD CAR H2 bientôt sur les routes normandes

La Région Normandie et Transdev collaborent depuis trois ans pour transformer un car diesel en motorisation électrique alimentée par de l’hydrogène. Homologué par les services de l’Etat le 1er février 2023, ce car à hydrogène pourrait dès mars prochain transporter des voyageurs sur la ligne régionale express Nomad Car, 216, qui relie Evreux à Rouen.

 

Le modèle sélectionné pour cette opération est le Crossway d’Iveco Bus, un modèle que l’on retrouve en grande quantité dans le parc interurbain et scolaire circulant en France.

 

À la suite de la réalisation du projet EAS-HyMob qui a permis l’installation du premier réseau de stations hydrogène d’échelle régionale, la Région Normandie poursuit ses efforts dans le secteur de la mobilité lourde et souhaite être exemplaire en décarbonant progressivement le réseau NOMAD CAR.

Grâce au concours des partenaires associés à ce projet, notamment du SIEGE 27 – Syndicat de l’énergie de l’Eure – le car NOMAD Hydrogène sera approvisionné à la station EAS-HyMob du Vieil- Evreux avec de l’hydrogène vert, Certif’HY d’Air Liquide, soit un hydrogène décarboné par le captage du CO2.

La mise en circulation de ce car NOMAD, sous forme d’expérimentation, permettra d’observer et de recueillir des données techniques, environnementales, législatives et sociétales en continu. Ces enseignements permettront de mesurer la fiabilité de cette technologie en matière d’exploitation du réseau et la maturité de cette énergie.

 

Si cette expérimentation est concluante, elle pourrait ouvrir la porte à un développement en série de la conversion des moteurs diesel vers l’hydrogène. Des formations dédiées à de nouveaux métiers liés au développement et à la maintenance seront à créer.

 

La Région Normandie a subventionné à hauteur de 168 000 € les frais de recherches collaboratives du projet. Transdev, propriétaire du véhicule a financé la R&D à hauteur de 252 000€.

L’URF ne veut pas que la route soit oubliée

L’URF ne veut pas que la route soit oubliée

L’Union routière française (URF), qui représente les acteurs économiques de la route et de l’automobile, a publié le 7 février une étude qui révèle qu’en matière de dépenses de fonctionnement et d’investissement des administrations publiques en 2022, 57% des sommes investies ont été consacrées au réseau ferroviaire et 15% à la route.

Evoquant les résultats de l’enquête annuelle de l’Observatoire de la route (pilotée par les administrations et les industriels), l’URF rappelle que cette dernière a confirmé en 2021 la poursuite d’une « lente dégradation des chaussées constatée par le passé » sur le réseau national, malgré une amélioration en 2020 et « un effort réalisé en 2021 sur les chaussées dans le plus mauvais état ».

Or, toujours selon l’URF, si la route a rapporté à l’Etat et aux collectivités 47,8 Mds€ de recettes en 2022 (entre les taxes sur les carburants ou sur les assurances, et les cartes grises, notamment), elle n’a fait l’objet que de 15,7 Mds€ d’investissements, soit une baisse de 10,4% par rapport à 2012.

Pour Jean-Pierre Paseri, président de Routes de France, « les montants mis sur le ferroviaire sont un rattrapage du sous-entretien passé. Il faut mettre de l’argent sur la route sinon on aura le même sous-investissement dans quelques années ».

« Il faut accentuer les investissements et les rendre plus efficaces. On ne parviendra pas à décarboner les transports si on ne s’occupe pas de la route », a pour sa part lancé le président de l’URF, Thierry Archambault.