par Pierre Cossard | Juin 25, 2024 | Autocar, Entreprise, Les Infos
Le jury international Red Dot Design a décerné le 24 juin dernier le prix Product Design 2024 à la toute nouvelle face avant et à la nouvelle planche de bord du Crossway d’Iveo Bus, « reconnaissant les qualités d’expertise et le savoir-faire du constructeur en matière de design ».
La récompense a été remise au Red Dot Museum d’Essen, en Allemagne.

Les nouvelles face avant et planche de bord du Crossway.
Ces éléments stylistiques ont été développés par l’équipe de Design d’Iveco Bus basée à Vénissieux, en collaboration avec le Centro Stile d’Iveco Group de Turin.
La nouvelle face avant intègre les nouveaux feux LED ainsi que les nouveaux dispositifs ADAS (Advanced Driver Assistance Systems) conformes au GSR (Règlement Général de Sécurité) dont l’entrée en vigueur est prévue dès ce mois de juillet.
par Pierre Cossard | Juin 23, 2024 | Autobus, Autocar, Equipement, Les dossiers, Réseau
Du 18 au 20 juin derniers, Agir transport a accueilli ses adhérents à Montpellier dans le cadre de ses Journées. Une date printanière cette année du fait des JO 2024, qui ont obligé EUMO à se tenir en octobre prochain à Strasbourg, bousculant de fait la programmation habituelle. Un changement de date visiblement salutaire, l’événement ayant fait le plein d’exposants, comme de visiteurs.
Durant trois jours, la capitale de l’Occitanie est donc devenue l’épicentre de la gestion directe appliquée aux transports collectifs à travers la tenue des Journées Agir 2024. Quelque 120 exposants avaient fait le déplacement à l’Arena Sud de France (le centre des expositions de Montpellier), bientôt rejoints par presque 1400 visiteurs, un record pour cette manifestation. Seul point d’ombre peut-être, l’absence remarquée de la plupart des ténors politiques attendus pour l’occasion, campagne législative express oblige !

Débat Journées Agir 2024 – Changer les comportements.
Points forts des Journées Agir, les sept conférences organisées les 19 et 20 abordaient la plupart des thèmes qui font aujourd’hui l’actualité des transports collectifs. Elles ont d’ailleurs remporté un franc succès de fréquentation par les très nombreux congressistes présents. Car & Bus News oblige, nous ne rentrerons pas ici dans le détail des débats consacrés au covoiturage ou au développement de la pratique du vélo sans infrastructures dédiées. Plus concernant peut-être, le débat « universitaire » intitulé « Les comportements de mobilité : comment provoquer les changements ? » abordaient les différentes stratégies mise en œuvre pour orienter les changements de comportement de mobilité de la voiture vers les transports publics ou des modes dits actifs. Une analyse et des expérimentations portés notamment par la région Auvergne-Rhône-Alpes qui témoignait pour l’occasion. Dans la même veine, le deuxième débat, consacré cette fois à l’intérêt du MaaS (Mobility as a Service) pour contribuer au développement de cette logique de transfert modal. Là encore, le témoignage d’une AOM très engagée dans ce domaine, en l’occurrence Mulhouse Alsace Agglomération, a pu montrer comment le développement d’une véritable plateforme de mobilité pouvait contribuer à séduire les usagers potentiels et générer dans une population ciblée un engouement réel pour le transport collectif.

Débats Journées Agir 2024 – Gratuité (copyright A. Malfray).
D’un point de vue pratique, fut aussi abordée la mise en œuvre d’une politique de gratuité des transports publics à l’échelle d’une agglomération. Cette fois, Julie Frèche, vice-présidente Transport de l’agglomération de Montpellier, a pu détailler le processus de réflexion, la démarche, mais aussi les questions de coût posées par une telle évolution, concrétisée à Montpellier par une gratuité totale des transports mise en place en décembre 2023. Tandis que la région présentait une démarche quelque peu différente avec son concept de fidélisation baptisé « +=0 » sur ses réseaux ferroviaires et routiers.

Intouro rétrofité H2 par Safra.
C’est Marc Delayer, administrateur d’Agir, qui animait le débat intitulé « Transition énergétique : où en est le déploiement des filières électriques et hydrogènes ? ». Après un point détaillé et chiffrés sur le développement des différentes filières industrielles actuellement existantes, les cas pratiques de la SMTC du Territoire de Belfort et de la RTM marseillaise ont permis aux congressistes de mesurer l’ampleur de la tâche que représente concrètement une transition énergétique appliquée aux transports. Dernier débat attendu, celui consacré à l’impact de l’Intelligence artificielle « sur le monde actuel », est resté, assez logiquement, relativement éloigné de l’aspect pratico-pratique qui caractérise généralement les Journées Agir. Si ce sujet est clairement dans l’air du temps, peut-être est-il encore un peu tôt pour que soient bien cernées tous les avantages que pourraient tirer les transports collectifs d’un usage intensif de l’IA… Une affaire à suivre sans aucun doute.
Dans les allées de l’exposition
Venus nombreux, les exposants présents aux Journées Agir représentaient un panel presque complet des industries et services qui caractérisent désormais le transport collectif. Fortement représentés, les services digitaux, billettique, comptage, et les équipements divers liés à l’électrification des transports ont attiré les visiteurs en nombre, tous soucieux de trouver les bonnes solutions aux problématiques rencontrées sur les réseaux dont ils ont la charge.

Iveco Bus l’Urbanway hybride gaz, et Heuliez GX 137 électrique.

Irizar ie tram.
Côté véhicules, 17 modèles étaient présentés dans les allées du parc des expositions. Les seuls autocars exposés, en dehors de l’Anadolu Isuzu Novo électrique distribué par FCC, étaient en revanche des véhicules rétrofités (CBM Retrofleet, GCK et Greenmot étaient présents, le premier avec un Croswway électrifié), avec une mention particulière pour l’Intouro rétrofité en véhicule hydrogène par Safra, le local de l’étape, qui trônait à l’entrée du parc des expositions aux couleurs de la région Occitanie.

Volvo 7900.

Solaris Urbino 12 H2.

Hess light Tram.
Pour le reste de l’exposition, la part belle était bien entendu faite aux autobus avec, par exemple, Iveco Bus qui exposait son savoir-faire en matière de mix-énergétique avec l’Urbanway hybride gaz et l’Heuliez GX 137 électrique doté d’une nouvelle face avant. MAN exposait son Lion’s City 12 E, Volvo Bus le 7900, Hess son lighTram, et on notait la présence du nouveau Mercedes-Benz eCitaro fuel cell, du Solaris Urbino 12 hydrogène, du Safra Hycity, du très remarqué ie tram d’Irizar ou de l’Ebusco 3.0.

Otokar e-Centro.

Karsan-HCI eJest.
Les minibus étaient aussi bien présents, avec l’Otokar e-Centro C, le Karsan e-Jest distribué en France par HCI, le Bluebus 6 m, ou le plus classique Modulis 30 de Dietrich Véhicules.
Enfin, dans un registre quelque peu différent, Lohr présentait un attelage à deux véhicules de sa navette électrique Cristal.
La prochaine édition des Journées Agir devrait renouer avec un rythme classique, et se dérouler elle aussi au mois de juin 2025. La destination retenue par les organisateurs n’a toutefois pas encore été dévoilée…

Lohr Cristal.
par Pierre Cossard | Juin 22, 2024 | Autocar, Entreprise, Les dossiers
La société Park My Truck est née d’un constat simple : il manque en France quelque 100 000 places de parkings pour les poids-lourds, tandis que certains sites, les parcs d’expositions par exemple, disposent d’espaces souvent sous-exploités en la matière. Fort logiquement, les autocaristes souffrant eux aussi de cette problématique de stationnement, notamment dans certaines grandes agglomérations, l’entreprise s’ouvre désormais aux opérateurs du transport routier de voyageurs. Rencontre avec Thierry Robert, un des trois fondateurs de Park My Truck.
Car & Bus News : Comment est né le concept Park My Truck ?
Thierry Robert : Dans une vie précédente, j’étais directeur logistique pour ViParis et notamment en charge des parkings des différents parcs d’exposition du groupe. Lors de la crise du Covid, qui a mis un coup d’arrêt à nos activités, nous avons recherché de nouvelles sources de revenus. C’est dans ce contexte qu’a germé l’idée de Park My Truck avec la rencontre de deux entreprises de voituriers qui avaient aussi développé une activité de parking courte durée pour les poids-lourds. Je les ai rejoints en juillet 2023 pour créer Park My Truck.

Entrée du parking Park My Truck de La Villette à Paris.
CBN : Quel est le mode de fonctionnement de votre système ?
TR : Notre idée consiste à proposer aux entreprises du transport routier de marchandise, et désormais aux sociétés d’autocars, des parkings bien implantés dans les agglomérations, surveillés 24h sur 24, et équipés de toilettes, douches et d’une salle de repos pour que les conducteurs puissent se reposer dans des conditions optimales. Jusqu’à ce jour, nous avons passé des accords avec ViParis et GL Events, ce qui fait que l’Ile-de-France par exemple, nous disposons de 78 places à Bercy et de 35 places à la Porte de la Villette. Le client qui recherche une place à une date donnée obtient le niveau de disponibilité sur notre site. Après avoir rempli le formulaire (entreprise, type du véhicule, numéro d’immatriculation) et réservé de un à trois jours de parking, il lui suffit de payer en ligne. Il reçoit ensuite un courriel de confirmation et son autocar sera automatiquement reconnu lorsqu’il se présentera à l’entrée du parking.

Le site de La Villette dispose de 35 places.
CBN : Quels sont vos tarifs, et de combien de parkings disposez-vous aujourd’hui ?
TR : Notre grille tarifaire est simple : de 54 € TTC pour 24h à 102 € TTC pour trois jours. Actuellement, nous exploitons quatre sites. En revanche, durant les JO à venir, notre parc de la Porte de la Villette sera entièrement occupé par la Gendarmerie Nationale. Nous avons donc passé un accord avec GL Events qui mettra son parking de 30 places du Parc Floral à notre disposition, à peu près dans les mêmes conditions qu’à La Villette, dont nous aurons l’exclusivité à partir de septembre prochain.
CBN : Quels sont aujourd’hui vos objectifs de développement ?
TR : Nous espérons disposer de 8 parkings d’ici à fin 2024, et nous voulons à termes disposer de nos propres parkings, ce pourquoi nous cherchons actuellement des investisseurs, voire un subventionnement à l’échelle européenne, puisqu’il manque semble-t-il 400 000 places de poids-lourds à l’échelle du Vieux Continent. Aujourd’hui nous explorons diverses possibilités en France à Metz, Reims, Mulhouse, Bordeaux ou Perpignan, mais aussi en Espagne. L’objectif est de mailler au mieux le territoire à des emplacements stratégiques avec des parkings de 50 places au plus.
par Pierre Cossard | Juin 22, 2024 | Autocar, Entreprise, Les dossiers
Homologué en 2023, l’autocar Crossway rétrofité en version électrique à batteries de Retrofleet tourne actuellement dans les réseaux scolaires français à raison d’une vingtaine d’exemplaires. Fort de ce développement, l’entreprise, présente aux Journées Agir qui se déroulaient à Montpellier du 18 au 20 juin derniers, annonçait un plan de développement ambitieux pour les mois et années à venir. Rencontre avec Emmanuel Flahaut, président de Retrofleet.
Car & Bus News : Quel est aujourd’hui le carnet de commandes concernant votre Crossway électrique à batteries ?
Emmanuel Flahaut : A ce jour, nous avons une centaine de véhicules en commande. Nous produisons pour l’instant un autocar par semaine, mais notre objectif est d’atteindre un véhicule/jour d’ici la fin de l’année. A plus long terme, nous ambitionnons de produire quelque 1000 autocars chaque année, des Iveco Bus Crossway pour l’instant, complétés dès 2025 de l’Intouro de Mercedes-Benz.
CBN : Qu’en est-il exactement du coût et des performances de votre Crossway électrifié ?
EF : Actuellement, un autocar Crossway Euro VI qui nous est confié par un opérateur pour subir une opération de rétrofit est immobilisé environ un mois, et il lui en coûtera 190 000€. Nous concevons et produisons nos propres packs de batteries, à raison d’un pack chaque jour, et nous les garantissons 10 ans. Dans le même registre, notre moteur électrique est donné avec une durée de vie de 40 ans, sans véritable maintenance…Quant aux performances de nos véhicules, notamment en termes d’autonomie, nous annonçons toujours 150 kilomètres, bien que l’expérience acquise avec les véhicules déjà en service montre que les 200, voir 220 kilomètres sont régulièrement atteints.

Le Crossway rétrofité présenté par Retrofleet aux Journées Agir.
CBN : Retrofleet a semble-t-il développé une démarche particulière concernant la problématique de la recharge. Quelle est en la matière votre stratégie ?
EF : Concernant le rétrofit d’un autocar en véhicule électrique à batteries destiné à des services scolaires ou à des lignes régulières, les opérateurs doivent avant tout se poser des questions concernant la recharge. C’est pour cette raison que nous avons développé une approche qui s’appuie avant tout sur les besoins de l’opérateur, pour l’autocar comme pour les bornes, et ce en fonction des services envisagés. A partir d’une analyse que nous menons avec nos clients, il est possible de diminuer le coût de cette recharge à travers des stratégies adaptées aux usages de chaque entreprise, voire même de dégager des marges complémentaires. Nous fournissons donc des systèmes de recharge clés en mains, et il est même envisageable d’équiper le domicile des conducteurs qui gardent les autocars chez eux en dehors de leurs services.
par Pierre Cossard | Juin 21, 2024 | Autobus, Les Infos, Réseau
Le constructeur polonais Solaris vient d’annoncer la signature d’une série de contrats portant sur la fourniture d’autobus électriques sur le marché suédois.
Nobina, opérateur de transport dans ce pays, a ainsi commandé un total de 88 bus électriques Solaris pour sa flotte opérant dans trois régions : Skåne, Värmland et Malmö.
La commande comprend 55 exemplaires d’Urbino 15 LE électrique pour la région de Skåne, 15 modèles identiques pour le Värmland et 18 Urbino 18 électrique pour la ville de Malmö. Les livraisons sont prévues pour 2024 et 2025.
L’Urbino 15 LE électriques à trois essieux et plancher surbaissé, est propulsé par un moteur central de 240 kW tirant son énergie de batteries Solaris High Energy d’une capacité totale de plus de 560 kWh.
Ce modèle incluent le pack dit « scandinave », qui les adapte aux conditions météorologiques difficiles. L’exploitant a par ailleurs opté pour un éclairage extérieur supplémentaire au-dessus de la porte afin de faciliter l’embarquement et le débarquement des passagers au crépuscule.