Scania lance un projet pilote de biodiesel en Côte d’Ivoire

Scania lance un projet pilote de biodiesel en Côte d’Ivoire

Scania West Africa, TotalEnergies Marketing Côte d’Ivoire, ANADER et LA SIR viennent d’inaugurer un projet pilote de biodiesel à Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire.

Selon les promoteurs de ce projet, les biocarburants produits de manière durable à partir de déchets constituent actuellement la meilleure option pour réduire rapidement les émissions de la plupart des systèmes de transports publics dans les pays africains.

En 2017, Scania avait initié une collaboration avec l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER), qui soutient le développement rural en Côte d’Ivoire, pour trouver des opportunités de production de biocarburants locaux à partir de cacao et de caoutchouc, ainsi que d’autres produits agricoles, notamment les déchets et le fumier animal.

En juillet 2022, ANADER, Scania et TotalEnergies, une multinationale de l’énergie, ont donc signé un accord pour développer un projet pilote visant à produire 3 500 litres de biodiesel FAME à partir de graines d’hévéa et à le tester pendant 30 jours dans un bus Scania exploité par la société de transport locale d’Abidjan.

Au cours de l’année écoulée, Scania a donc livré 400 bus standard compatibles biodiesel et 50 bus articulés compatibles biogaz à la SOTRA, dans le cadre de ce projet de transport durable.

La deuxième phase du projet débutera bientôt avec la construction d’un nouveau dépôt de bus et d’un corridor de bus à haut niveau de transport par Scania et ses partenaires.

Le réseau Fébus de Pau fait une pause dans l’hydrogène

Le réseau Fébus de Pau fait une pause dans l’hydrogène

L’information parue le 9 novembre dans la Gazette des Communes met en lumière certaines qualités et quelques défauts de l’usage de l’hydrogène dans les transports publics.

Jérémie ­Neillo, chef d’exploi­tation des transports publics de la communauté d’agglo Pau Béarn Pyrénées, a en effet annoncé que « L’hydrogène serait trop lourd à gérer », et que l’agglo allait dans l’avenir s’orienter vers l’achat de 8 bus électriques à batteries par an sur les dix prochaines années.

Rappelons que le réseau Fébus de Pau faisait en 2019 figure de pionnier en matière d’hydrogène, puisqu’il avait mis cette année-là en service 8 autobus BHNS Van Hool H2, complétés depuis par 4 véhicules supplémentaires, eux aussi fournis par le constructeur belge.

Si ce parc semble avoir en grande partie donné satisfaction, puisqu’il a depuis parcouru 1 million de kilomètres et transporté 5 millions de passagers, « la station de production a plus de problèmes que prévu et les bus ont plein de toutes petites pannes », explique Jérémie ­Neillo. Les aléas propres à ce type de technologie nouvelle ne sont cependant peut-être pas les principales raisons de cette évolution de la stratégie d’achat de l’agglomération. Les aspects financiers semblent en effet avoir eux aussi grandement joué.

Plus précisément, Jérémie Neillo pointe du doigt la baisse des aides à l’achat de ce type de véhicules. En 2019, 9 des 14,5 M€ d’investissement avaient en effet été pris en charge par diverses institutions de l’Union européenne, l’Ademe et la Région, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, du moins à cette hauteur.

Enfin, le coût de production de l’hydrogène vert nécessaire au fonctionnement du parc a connu une flambée liée à l’augmentation des tarifs de l’électricité…

Le Parlement vote pour un Euro VII en mode « pause environnementale » ?

Le Parlement vote pour un Euro VII en mode « pause environnementale » ?

Le 9 novembre 2023, le Parlement européen a adopté sa position de négociation sur la refonte des règles de l’Union relatives à la réception par type et à la surveillance du marché des véhicules à moteur (Euro 7) par 329 voix pour, 230 contre et 41 abstentions.

Rappelons que le 10 novembre 2022, la Commission avait proposé des normes plus strictes en matière d’émissions de polluants atmosphériques pour les véhicules à moteur à combustion, quel que soit le carburant utilisé.

Les limites d’émission actuelles s’appliquent aux voitures et camionnettes (Euro 6), ainsi qu’aux bus, camions et autres véhicules utilitaires lourds (Euro VI).

Ce règlement modifiera donc les limites actuelles pour les émissions d’échappement (comme les oxydes d’azote, les particules, le monoxyde de carbone et l’ammoniac) et introduira de nouvelles mesures pour réduire les émissions des pneus et des freins, mais aussi pour augmenter la durabilité des batteries.

Selon l’annonce faite par le Parlement, les députés sont d’accord avec les niveaux proposés par la Commission pour les émissions polluantes des véhicules particuliers et proposent en plus une division des émissions en trois catégories pour les véhicules utilitaires légers, en fonction de leur poids.

Ils proposent également des limites plus strictes d’émissions d’échappement mesurées en laboratoire et dans des conditions de conduite réelles pour les bus et les véhicules utilitaires lourds.

Le Parlement souhaite également aligner les méthodes de calcul et les limites européennes pour les émissions de particules des freins et les taux d’abrasion des pneus sur les normes internationales en cours d’élaboration par la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe.

Selon le rapporteur de ce texte, Alexandr Vondra : « Avec ce compromis, nous servons les intérêts de toutes les parties impliquées et nous évitons des positions extrêmes ». Le Parlement est maintenant prêt à entamer des négociations avec les gouvernements de l’UE sur la forme finale de la loi.

 

Karima Delli

Ce compromis n’est toutefois pas du goût de tout le monde, notamment de l’euro-députée Karima Delli, présidente de la Commission Transport, qui a refusé de voter un texte qu’elle considère comme déterminant une norme plutôt Euro 6b UE 7…

Elle n’a d’ailleurs pas hésité – sans doute dans un accès de colère – à ressortir dans un communiqué, non seulement l’histoire du Dieselgate, mais aussi à lancer sur la place publique quelques chiffres propres à marquer les esprits : « 300 000 morts prématurées par an en Europe des conséquences de la pollution de l’air… » ; « 100 millions de véhicules poubelles qui seront vendus sous une norme datant de 2009… » (d’ici 2035, NDLR) ; « 100 milliards d’euros de dégâts sanitaires pour l’Europe d’ici 2050 »…

Des chiffres que certains jugeront peut-être un peu excessifs pour être vraiment pris au sérieux…

Services express régionaux métropolitains : accord entre les deux chambres

Services express régionaux métropolitains : accord entre les deux chambres

La commission mixte paritaire (CMP) réunie le 8 novembre 2023 sur la proposition de loi relative aux Services express régionaux métropolitains (Serm) est parvenue à un accord entre les deux chambres. L’accord de la CMP devrait ainsi servir de socle au déploiement de dix Serm pour les dix prochaines années.

La version finale du texte viendra renforcer le rôle des collectivités territoriales dans le processus de déploiement des Serm ; intègre systématique des cars express et des réseaux cyclables aux projets de Serm, « dans une logique d’équité territoriale et d’intermodalité » ; impose la mise en place d’une tarification spécifique des péages ferroviaires pour les circulations opérées dans le cadre des Serm afin de soutenir la création de cette nouvelle offre.

L’Assemblée nationale et le Sénat sont aussi parvenus à « une rédaction de compromis » visant à ce que les Serm prennent en compte les enjeux liés à la montée en puissance des zones à faibles émissions mobilité (ZFE‑m).

Le Sénat rappelle en effet que a commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat a récemment alerté, dans un rapport d’information publié en juin dernier, sur l’impératif de mieux concilier amélioration de la qualité de l’air et acceptabilité sociale des ZFE‑m.

Restera à régler la question du financement des Serm. Le Sénat a donc tenu à ce que soit organisé une conférence nationale de financement des Serm d’ici quelques mois.

Keolis gagne Auxerre et est renouvelé à Bourg en Bresse

Keolis gagne Auxerre et est renouvelé à Bourg en Bresse

La Communauté de l’Auxerrois vient d’attribuer à Keolis le contrat d’exploitation du réseau de transport public, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2024 pour une période de 8 ans. Ce contrat représente un chiffre d’affaires annuel d’environ 9M€.

Par ailleurs, Grand Bourg Agglomération (GBA) a reconduit Keolis pour l’exploitation de l’offre de mobilité du réseau Rubis. La Délégation de Service Public (DSP) s’étendra sur une période de 6 ans, là aussi à partir du 1er janvier 2024, avec un chiffre d’affaires annuel de 17,5 M€.

Dans l’Auxerrois, dès janvier 2024, le réseau de bus évoluera avec un nouveau service de transport à la demande (TAD) sur l’ensemble des communes périurbaines. À partir du 1er septembre 2024, le réseau connaîtra une augmentation significative de la fréquence des lignes urbaines, la création de nouvelles liaisons et dessertes, ainsi qu’une restructuration de l’offre scolaire pour diminuer les temps de trajet des élèves. Un nouveau service de TAD est prévu en 2025 pour couvrir les heures matinales et nocturnes dans le cœur de l’agglomération.

À la fin de cette DSP, l’objectif est par ailleurs d’avoir 15 véhicules standards fonctionnant à l’hydrogène, 8 véhicules standards utilisant le biocarburant HVO (à base d’huiles végétales usagées) et 6 minibus électriques. Un nouveau dépôt sera construit à horizon 2026.

A Bourg en Bresse, et d’ici la fin du contrat, 60% du parc de bus urbains électrique. Les travaux d’électrification du dépôt, supervisés par Keolis, sont donc au cœur de cette initiative d’envergure.

Afin de renforcer le report modal de la voiture individuelle vers les transports en commun, l’offre de transport sera accrue, avec une augmentation de fréquence des lignes urbaines, de nouvelles liaisons périurbaines et un nouveau service de TAD pour les heures matinales et nocturnes.

Cinq nouvelles lignes de covoiturage devraient aussi compléter les deux déjà existantes tandis que sera doublé le nombre de stations et de vélos en libre-service.

D’ici à 2029, Keolis s’engage à accroître la fréquentation de 26%, pour atteindre 4,5 millions de voyages par an.

ENGIE Solutions et Gironde Energies inaugurent une nouvelle station de carburants alternatifs

ENGIE Solutions et Gironde Energies inaugurent une nouvelle station de carburants alternatifs

Gironde Energies et GNVERT, l’offre de mobilité au gaz naturel d’ENGIE Solutions, ont inauguré le 8 novembre une station d’avitaillement BioGNC à Beychac-et-Caillau (33).

Située aux portes de la métropole bordelaise et proche des principaux axes routiers et autoroutiers, la station vient consolider le maillage territorial de la région Nouvelle Aquitaine et accélérer la décarbonation de la mobilité des acteurs économiques et publics du territoire.

Elle permettra aux poids lourds, mais aussi aux véhicules de transport collectif de bénéficier d’un avitaillement permanent, et d’accéder aux zones à faibles émissions, en plein essor dans de nombreuses métropoles et agglomérations, grâce à leur classification environnementale Crit’Air 1.

Par ailleurs, cette station offre aussi la possibilité de recharger des véhicules électriques grâce à la présence d’un superchargeur de 120 kW du réseau public MOBIVE porté par le SDEEG.