par Pierre Cossard | Oct 9, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Les Infos, Réseau
Le prochain Global Mobility Call se déroulera à Madrid du 24 au 26 octobre prochains. Dans moins de trois semaines, ce sont donc plus de 100 grandes entreprises de mobilité, 10 000 professionnels internationaux et plus de 300 intervenants qui se réuniront en Espagne pour se pencher sur les dernières tendances, les innovations révolutionnaires et les projets de pointe qui façonnent l’avenir de la mobilité mondiale durable.
Pour cette deuxième édition, le programme du congrès comprendra plus de 100 présentations, exposés et tables rondes animés par 300 intervenants.
Des représentants d’organisations telles que l’UN- HABITAT, le Groupe de la Banque mondiale, l’OMT, la Commission européenne et l’UITP seront également présents.
En outre, les organisateurs annoncent que la participation des entreprises à l’expo a augmenté de 76% par rapport à 2022, tandis que et 25% d’entre elles proviennent de l’étranger.
par Pierre Cossard | Oct 8, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les dossiers
En marge du Forum Hydrogen Business for Climate, qui s’est déroulé à Belfort les 3 et 4 octobre derniers, était organisée une visite d’un lieu unique en Europe : la Plateforme Hydrogène Energie de l’université de Belfort Montbéliard.
Née de l’investissement de la région Bourgogne Franche-Comté dans l’écosystème hydrogène en 2017 à hauteur de 100 M€, cette institution publique est composée du FEMTO- ST dédié à la recherche, et du FCLAB, qui se consacre à des tests destinés à l’industrialisation.

David Bouguain, vice président de l’université de Belfort Montbéliard.
Concrètement, comme l’explique David Bouguain, vice-président de l’université, le site dispose de &6 bancs d’essai qui ont la capacité de tester aussi les piles à combustible, les électrolyseurs et l’ensemble des systèmes de stockage.
« Notre raison d’être est en fait d’accompagner les entreprises dans le transfert du fruit de leur recherche & développement vers l’industrialisation, explique-t-il, nous les accompagnons à travers des tests spécifiques et de longue durée… ».
C’est donc ici que de nombreux composants retrouvés ultérieurement sur les bus à hydrogène qui foisonnent aujourd’hui dans les catalogues des constructeurs sont testés sur banc. Il s’agit par exemple de vérifier leur durée de vie, en les soumettant à des vibrations, des changements de température, etc.

Le banc de vibration.
Le point de vue d’un expert
Au cœur de toutes les avancées du moment concernant l’hydrogène énergie, les chercheurs et experts de l’université de Belfort Montbéliard.
Interrogé par exemple sur la validité d’utiliser l’hydrogène dans des moteurs thermiques, David Bouguain développe un raisonnement non dénué d’intérêt. Il ne se montre guère convaincu par un procédé « qui ne produit un rendement que de 20 à 25% alors qu’une pile à combustible atteint 55%… ».
Il reconnait toutefois que si cette technologie manque de cohérence d’un point de vue purement scientifique, son développement pourrait s’avérer économiquement intelligent en terme de transition écologique, notamment à travers un grand plan de retrofit.
« Cette solution technologique permettrait aux industriels et aux entreprises de s’adapter progressivement aux nouvelles contraintes de l’hydrogène, qui est pour nous une solution d’avenir incontournable… », analyse-t-il.
Enfin, concernant le développement des e-fuel, sur lesquels il avoue ne pas avoir encore travaillé, il met avant tout en garde sur les ressources en eau, dont les besoins pourraient s’avérer colossaux…

Un groupe électrogène H2 en cours de test.
par Pierre Cossard | Oct 8, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos
A l’heure où vous lisez ces lignes, le salon Busworld Europe 2023 bat son plein, et accueillera tous les professionnels, et les fans, du car et du bus jusqu’au 12 octobre prochain à Bruxelles.
Très attendu depuis la dernière édition en date, en 2019, suivi du trou noir qu’a représenté la période covidienne, cet événement a déjà battu des records, sans présumer de la fréquentation (espérée à 40 000 visiteurs), que l’on ne connaitra qu’à la fin de semaine.

Les visiteurs au rendez-vous de l’événement.
En attendant, 526 exposants, dont 182 nouveaux venus, ont décidé de présenter leur offre sur quelque 75 000 m2. Parmi eux, 75 constructeurs ont fait le déplacement et exposé rien moins que 222 véhicules, à la fois dans les halles et sur le parvis du palais des congrès, jusqu’à l’Atomium qui lui fait face…
Sur les 38 pays représentés, la Turquie se taille la part du lion avec 96 entreprises exposantes, suivie de l’Allemagne avec 79 compagnies et de la Chine, venue en force avec rien moins que 61 sociétés…
La grande gagnante est bien sûr la fée électrique
Avant de vous proposer, dans les semaines à venir, plusieurs analyses détaillées des tendances et détails captés au fil des allées de Busworld, point n’est besoin d’être un grand spécialiste de ce secteur pour tirer quelques constats simples, notamment sur l’offre présentée par les industriels présents.
Premièrement, l’autocar est cette année réduit à la portion congrue sur les stands, reflet sans aucun doute, des trois années écoulées, qui ont vu les ventes se tarir faute d’activité en regard, mais aussi à cause des incertitudes quant à l’avenir de ce mode au regard d’une réglementation européenne sur les énergies inadaptée à ses contraintes d’usage…
Si le bus règne en maître sur cette édition 2023, seuls les mini et midicars semblent finalement avoir échappés à cette tendance, la profusion de carrossiers, classique symbole de Busworld au fil des éditions, était une fois de plus respectée cette année.

L’hydrogène, nouvel entrant en force sur le marché.
Concernant l’autocar, nous verrons dans les chapitres à venir que les constructeurs s’adaptent toutefois tant bien que mal à cette période délicate pour le car.
En matière d’énergie, la deuxième tendance notable se résume en trois axiomes : le diesel a quasiment disparu des halls, l’électrique à batteries règne en maître dans l’autobus (et fait une percée dans l’autocar). Enfin, l’hydrogène s’invite dans presque tous les catalogues.

Quel meilleur symbole de l’arrivée en force de la Chine sur ce marché ?
Enfin, frappant pour tous les habitués de cette manifestation aura été l’omniprésence des industriels, et visiteurs asiatiques, Chinois en particulier. Les premiers ont lancé en grande pompe de nombreux nouveaux véhicules (plus ou moins adaptés aux marchés européens, mais pour combien de temps encore aux vues des progrès accomplis par exemple dans l’automobile…). Les seconds, bardés d’appareils photos, se sont visiblement lancés dans une analyse pointue – et tous azimuts – des solutions techniques mise en valeur par la concurrence…
Une édition d’une extrême richesse donc et qui donnera lieu à un compte-rendu détaillé et plein de recul dans les colonnes à venir de Car & Bus News.

par Pierre Cossard | Oct 4, 2023 | Entreprise, Les Infos, Réseau
Marie-Ange Debon, présidente de l’Union des Transports Publics et PDG de Keolis, les quatre vice-présidents de l’UTP Marie-Claude Dupuis (RATP), Marc Delayer (Agir Transport), Christophe Fanichet (SNCF) et Thierry Mallet (Transdev) ont présenté le 3 octobre les grandes attentes du secteur.
Afin de favoriser massivement le report modal vers les transports publics, l’UTP milite pour un « choc d’offre », et réclamer donc un soutien massif de l’Etat.
Dans cette logique, l’organisme a donc formulé plusieurs propositions qu’elle espère pouvoir être incorporées dans le projet de loi de finances en cours de discussion.
La première d’entre elles se réfère aux engagements budgétaires préconisés par le rapport du COI pour réaliser la « nouvelle donne ferroviaire » annoncée. Afin d’enclencher le cercle vertueux de la rénovation des lignes et de la transformation digitale du système ferroviaire, une enveloppe supplémentaire de 300 M€ devra être sanctuarisée dès 2024.
En parallèle, le transport urbain doit bénéficier d’un soutien dans tous les territoires. L’UTP demande donc la mise en place un dispositif d’aide aux collectivités, pour développer des infrastructures et des systèmes de transport public urbain ou périurbain en allouant une dotation annuelle de 500 M€.
L’UTP pointe aussi du doigt le fait que plus aucun dispositif de l’Etat ne permet de soutenir l’acquisition de bus « zéro émission ». Alors que 1 700 autobus en moyenne sont renouvelés chaque année en France, elle demande au gouvernement de mettre en place « un programme ambitieux pour aider les collectivités à accélérer le verdissement de leurs flottes. Une mesure forte et simple consiste à soutenir à hauteur de 100 000 € l’achat d’un autobus électrique ou à hydrogène« .
Enfin, l’UTP demande que les employeurs qui le peuvent et qui le souhaitent, continuent de bénéficier de l’exonération de cotisations et de contributions sociales pour la prise en charge facultative des titres d’abonnement de transport public jusqu’à 75%.
par Pierre Cossard | Oct 4, 2023 | Autobus, Autocar, Entreprise, Equipement, Les Infos, Réseau
Dans le cadre de la troisième édition du Forum Hydrogen Business for Climate, qui se déroule à Belfort les 3 et 4 octobre, la présidente de la région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, détaille pour Car & Bus News sa stratégie pour faire de sa région le pôle hydrogène du pays.
Car & Bus News : Comment la Bourgogne Franche-Comté se prépare-t-elle à devenir la première région hydrogène de France ?
Marie-Guite Dufay : Le recours à l’hydrogène en tant qu’énergie est une révolution à laquelle nous croyons depuis plus de trente ans dans notre région, et qui implique une stratégie de long terme. Là où beaucoup se concentrent aujourd’hui sur les usages, notre région veut aussi, et peut-être surtout se concentrer sur la fabrication de tous les composants nécessaires à ce nouvel écosystème. Il y aura bien sûr besoin de nombreuses et nouvelles compétences, c’est dans ce cadre par exemple que nous voulons par exemple développer ici, en Nord Franche-Comté, l’Ecole Nationale de l’Hydrogène, notamment pour mieux relever le défi de l’hydrogène vert.
CBN : Comment expliquez-vous le succès de votre région dans le développement de cette énergie ?
M-GD : Nous sommes encore une des rares régions de France qui n’a pas complètement perdu son ADN industriel. A titre d’exemple, quelque 30% de nos emplois sont encore dans l’industrie, contre moins de 10% à peu près partout ailleurs. Cette compétence que nous avons su préserver sur notre territoire attire donc logiquement les acteurs de ces nouvelles technologies et les industriels, malgré la concurrence d’autres régions pour les faire venir. Bien entendu, notre Région agit aussi pour aider cette filière pour laquelle les coûts de développement sont encore très importants. Nous avons donc pris nos risques avec 100 M€ d’investissement dans l’écosystème de l’hydrogène, ce qui représente un pari important pour une collectivité qui dispose d’un budget de 1,9 Md€.
CBN : L’écosystème hydrogène se développe-t-il uniquement dans le Nord Franche-Comté, ou toute la région est-elle concernée ?
M-GD : De fait, toute la Bourgogne Franche-Comté est concernée. Si, pour l’instant, le développement de l’industrie de l’hydrogène se concentre autour de Belfort, Auxerre ou Dijon, elle se diffuse partout, notamment à travers les sous-traitants dont les industriels ont, et auront besoin.
Ne manquez pas nos différents reportages à venir sur le Forum Hydrogen Business for Climate qui s’est déroulé les 3 et 4 octobre à Belfort.