Ecosse : Stagecoach commande 20 Enviro 100EV à ADL

Ecosse : Stagecoach commande 20 Enviro 100EV à ADL

Alexander Dennis, filiale de NFI Group Inc., vient de recevoir une première commande de son nouvel autobus Enviro 100EV de la part de l’opérateur Stagecoach.

L’Enviro100EV, dévoilé début novembre, mesure 8,5 m de long pour 2,35 m de large, et peut accueillir jusqu’à 25 passagers.

Propulsé par un système d’entraînement électrique Voith, il est équipé de batteries d’une puissance de 354 kWh, ce qui, selon le constructeur lui confère une autonomie de 285 miles, soit 456 km.

Le système de batterie a été développé pour Alexander Dennis par son partenaire Impact Clean Power Technology.

La production de l’Enviro 100EV a désormais commencé et les premières livraisons sont attendues au premier semestre 2024.

La commande de Stagecoach a été soutenue par le fonds ScotZEB du gouvernement écossais.

VDL passe haut la main le test The MaxiMile Challenge

VDL passe haut la main le test The MaxiMile Challenge

VDL Bus & Coach vient de publier les résultats d’un test intitulé « The MaxiMile Challenge » auquel l’industriel a soumi son Citea de nouvelle génération.

Au cours de ce test, des objectifs ont été fixés : plus de 24 heures de conduite continue, plus de 500 kilomètres parcourus et la création d’une opération réaliste correspondant à un déploiement SORT-2. Ces objectifs ont été largement atteints.

Les itinéraires SORT définis par l’UITP représentent chacun un régime de vitesse différent : SORT-1 concerne le centre urbain avec une vitesse moyenne de 12 km/h ; SORT-2 concerne les routes urbaines avec une vitesse moyenne de 18 km/h ; SORT- 3 concerne la périphérie urbaine avec une vitesse moyenne de 25 km/h.

La plupart des itinéraires du « MaxiMile Challenge » ont été parcourus avec un déploiement SORT-2 et certains itinéraires avec un déploiement SORT-1 et SORT-3, pour arriver à un déploiement SORT-2 moyen.

Tous les arrêts aux arrêts de bus sur les itinéraires ont été mis en place. Le changement de conducteur à la gare d’Eindhoven, après quatre heures de conduite consécutives, représente une autre caractéristique du test.

Le test s’est déroulé les 10 et 11 septembre, lors des journées les plus chaudes de la fin de l’été, observant des températures d’environ 30 degrés Celsius de jour et 21 degrés Celsius de nuit.

Pour ce test, VDL Bus & Coach a déployé un des véhicules Citea de démonstration de nouvelle génération. Le LF-122, doté d’une batterie de 490 kWh, était chargé à 16 500 kg pour simuler un nombre réaliste de passagers.

Le test a débuté le 10 septembre dès 13 heures chez VDL Bus & Coach à De Vest à Valkenswaard avec un Citea de nouvelle génération doté d’une batterie chargée à 100%.

Le lendemain à 15h14, le véhicule avait finalement atteint 546,7 km en 26 heures et 14 minutes. Cela représente une moyenne totale de 1,4 arrêt par kilomètre et une vitesse moyenne de 20,84 km/h.

Des résultats que VDL Bus & Coach juge, à juste titre, particulièrement positifs et dignes de devenir des arguments de vente importants lors des appels d’offres auxquels la marque participera.

Interview. Neste, Altens et Bolloré Energy s’allient pour le diesel renouvelable

Interview. Neste, Altens et Bolloré Energy s’allient pour le diesel renouvelable

Dans le cadre du salon Solutrans, qui s’est déroulé à Lyon du 21 au 25 novembre derniers, Neste a signé deux partenariats avec Altens et Bolloré Energy pour la distribution du Neste MY Renewable Diesel sur le marché français à partir de 2024.

Neste, Altens et Bolloré Energy insistent d’ailleurs sur le fait que si la France veut atteindre les objectifs fixés par le gouvernement dans le cadre de la loi Énergie-Climat et de la Stratégie Nationale Bas Carbone, tout en respectant les objectifs européens, elle doit prendre en considération toutes les solutions disponibles pour lutter contre le dérèglement climatique. Cela nécessite de renforcer sa stratégie pour l’énergie électrique et hydrogène, mais aussi d’adopter les biocarburants et carburants liquides bas carbone.

Neste produit ainsi du diesel renouvelable à partir de matières premières 100% renouvelables, dont plus de 90% étaient en 2022 issues de déchets et de résidus.

Le Neste MY Renewable Diesel contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre jusqu’à 90%, lorsque les émissions du carburant sont comparées à du diesel fossile sur l’ensemble de leur cycle de vie.

Rencontre avec Johannes Hartig, directeur des ventes marché européen.

 

Johannes Hartig, directeur des ventes Europe de Neste.

 

Car & Bus News : Pouvez-vous nous présenter l’entreprise Neste, peut-être méconnue des professionnels français ?

JH : Nous sommes une société finlandaise et le premier producteur mondial de diesel renouvelable destiné aux transports terrestres et aériens. Notre procédé NEX BTL consiste en un hydrotraitement de déchets, de résidus et de graisses d’origine naturelle. Nous possédons des raffineries en Finlande, à Rotterdam, Singapour et en Californie. En 2022, le chiffre d’affaires de Neste a atteint 25,7 Mds€. Et nous avons calculé que nous aiderons nos clients à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d’au moins 20 millions de tonnes par an d’ici à 2030.

La capacité actuelle de production de produits renouvelables de Neste est de 3,3 millions de tonnes par an. L’opération conjointe de Neste et de Marathon Petroleum à Martinez, en Californie, portera la capacité totale de production de produits renouvelables à 5,5 millions de tonnes au début de l’année 2024. Une fois achevé, le projet d’expansion de la raffinerie de Rotterdam de Neste augmentera encore la capacité totale de production de produits renouvelables de l’entreprise à 6,8 millions de tonnes d’ici la fin de 2026.

Enfin, nous avons calculé que nous aiderons nos clients à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d’au moins 20 millions de tonnes par an d’ici à 2030.

 

CBN : Comment organisez-vous la distribution de votre diesel renouvelable sur le marché français ?

JH : Nous sommes présents dans l’Hexagone depuis une dizaine d’année, même si nous n’avons pas de réseau de distribution en propre et que nous nous appuyons sur des distributeurs locaux. C’est dans ce cadre que se situe notre nouveau partenariat avec Altens et Bolloré Energy, qui consistera en une mise en commun de la distribution de notre carburant en France. Nous sommes convaincus que notre carburant Neste MY répond aux ambitions des autorités organisatrices de transport et des opérateurs de transport, qui pourront décarboner leurs flottes sans investissements trop lourds et sans modification des véhicules du parc ou de leurs structures d’exploitation. Nous estimons d’ailleurs que le marché français pour ce type de carburant représente plus ou moins 5 millions de m3.

CBN : Quel est le surcoût de votre Neste MY ?

JH : Le surcoût doit être calculé en termes de coût total de la décarbonation. Et au final, celui-ci s’avère tout à fait supportable, notamment grâce à l’absence de surcoût en matière d’infrastructure. Autres points qui jouent en la faveur du Neste MY : sa haute performance grâce à un indice de cétane élevé, sa résistance aux températures extrêmes et sa remarquable tenue dans le temps, nos laboratoires ayant déjà pu constater qu’il n’y avait aucune altération du carburant 10 ans après sa production et son stockage. Preuve des qualités de notre diesel renouvelable, les armées commencent d’ailleurs à s’y intéresser.

CBN : Quelle place pourra jouer votre carburant dans le cadre de la politique de verdissement des transports menée à l’échelle européenne ?

JH : Nous sommes bien sûr des adeptes du mix-énergétique, car nous pensons qu’en 2040, le développement de véhicules électriques ne permettra de décarboner concrètement qu’un quart du transport européen. L’utilisation d’un carburant comme le nôtre participe donc d’un ensemble de solutions. Nous pensons par ailleurs qu’il ne faut surtout pas attendre 2035, et la fin du moteur thermique, pour recourir au Neste MY. Preuve que nous commençons à être entendus, notre marque connait un véritable essor et est présent dans de nombreux pays de l’Union européenne, la Finlande bien sûr, mais aussi aux Pays-Bas, en Belgique, Allemagne, etc.

Iveco Bus explose les compteurs au Brésil

Iveco Bus explose les compteurs au Brésil

Iveco Bus vient d’annoncer avoir été retenu pour la fourniture de jusqu’à 7 100 nouveaux bus scolaires sur deux ans (2024 aet 2025), dans le cadre de l’appel d’offres du Fonds national brésilien pour le développement de l’éducation (FNDE).

Ce fonds est destiné à garantir l’accès quotidien aux écoles publiques par les élèves vivant dans les zones rurales et riveraines du Brésil.

L’industriel livrera pour la première fois un lot de 3 500 véhicules de la catégorie ORE3 (Rural School Bus 3), d’une capacité de 59 élèves, ainsi que 3 600 véhicules de catégorie ORE2 (Rural School Bus 2), pouvant accueillir 44 élèves.

 

Iveco Bus, School Bus au Brésil.

 

Les véhicules seront équipés de moteurs FPT Industrial et développent respectivement une puissance maximale de 190 cv pour les modèles ORE2 et de 210 cv pour les versions ORE3.

Les véhicules fournis par le constructeur sont conçus avec une garde au sol plus élevée, une suspension renforcée et un porte-à-faux arrière élevé, pour circuler dans les zones rurales, les routes goudronnées et dans les endroits difficiles d’accès.

A noter qu’Iveco Bus compte déjà près de 8 000 véhicules en circulation dans le cadre de ce programme depuis son lancement en 2011.

Italie : Karsan livre ses premiers bus e-ATA de 18m à Bologne

Italie : Karsan livre ses premiers bus e-ATA de 18m à Bologne

Le constructeur turc Karsan vient de livrer les premiers exemplaires de son bus e-ATA de 18m à la société TPER, une des plus grandes entreprises de transport de passagers de la région Émilie-Romagne, qui exploite les transports collectifs de Bologne.

Cette commande, passée l’an dernier, porte sur 4 véhicules de ce type, avec une option pour 7 articulés supplémentaires.

Selon Karsan, les véhicules e-ATA sont ainsi devenus les premiers véhicules électriques de 18 mètres de la ville et les premiers véhicules électriques de 18 mètres d’Italie dotés de la technologie du pantographe.